Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Mindele, une vie. Mémoires d'une enfant rescapée de la Shoah
Bermowitz Mariette ; Macor Isabelle
L'HARMATTAN
26,00 €
Épuisé
EAN :9782343192420
Un soir glacial de novembre 1942, à Bruxelles, la maison où vit la famille de Mindele, alors âgée de 4 ans, est investie par la Gestapo. Son père s'enfuit avec elle par les toits. Sa mère, ses frères et soeurs sont arrêtés puis déportés vers les camps de la mort dont ils ne reviendront pas. Mindele est recueillie et protégée dans un couvent puis à la campagne chez trois soeurs. A la fin de la guerre, il y aura les retrouvailles, difficiles, avec un père qu'elle a oublié et dont elle ne comprend plus la langue, le yiddish. Quelques années plus tard, ils partent pour l'Amérique. Mindele a 12 ans. Une nouvelle vie commence, d'abord dans la misère et le désarroi absolu. Elle connaîtra ensuite l'explosion de liberté - avec ses pièges et ses désillusions - qui caractérise un New York en pleine effervescence. Plus tardivement dans sa vie, elle entreprendra des recherches sur sa propre famille qui la mèneront au Brésil et en Israël, et la feront retourner en Belgique sur les lieux de son enfance. L'ouvrage décrit le processus, long, périlleux, douloureux, chaotique souvent, de la construction de soi. Ce récit, que tissent les réminiscences, l'imagination aussi bien que les données objectives, raconte la difficulté à trouver sa place dans l'Europe d'après-guerre ainsi qu'à New York dans les années 50, pour les personnes déracinées, puis l'ouverture des possibles. Il dit le sentiment insondable de la perte et l'inextinguible volonté de vivre.
Les Tribulations d'une Parisienne font suite à Des Frontières et des rêves. On retrouve ainsi les trois personnages dont les existences se rejoignent dans celle de l'auteur : le beau légionnaire italien, le distingué amant d'origine anglaise, et enfin le médecin aventurier au sang russe. Si Nadine Berkowitz fait confluer avec talent ces trois destins, elle sait aussi restituer le contexte social et historique des années 1961 à 1971.
Résumé : Quelque part dans l'inachevé... Comment mieux saisir que par cette phrase de Rilke, l'insaisissable Jankélévitch. Un philosophe qui ressemble à un poète. Un écrivain qui est un musicien. Stimulé par les questions de Béatrice Berlowitz, il entrouvre enfin son domaine ; celui de l'impalpable, de l'étincelle fugace, du vague à l'âme, de la nostalgie ; il laisse s'épancher le monde secret qui habite au coeur de son o-euvre. On parle d'amour et d'humour, de musique et de silence, de morale et de politique, de réminiscences et d'innocence. Le lecteur s'apercevra vite que ces entretiens, ce dialogue, sont tout le contraire de ce que produit de nos jours le magnétophone, instrument trop précis, trop fidèle et pour tout dire vulgaire. Il s'agit d'un livre écrit, ce qui garantit une plus haute fidélité, et peut-être bien une oeuvre d'art.
En ce jour, proposant moi-même une mise en page, je m'emploie à rendre ce livre accessible à ceux qui, atteints par l'âge ou le handicap, ont des difficultés de vision et d'attention". C'est par ces mots que l'auteur débute son avant-propos, donnant ainsi un aperçu du ton et de la présentation de ce dernier ouvrage. Claude-Bernard Berkowitz est né en 1934 à Allauch (Bouches-du-Rhône). Son père était un ancien combattant de la première guerre mondiale et sa famille connut les persécutions raciales du régime de Vichy. Sa réflexion, au moment de sa propre vieillesse, le conduit à rédiger le présent ouvrage, à la fois description subjective du déclin lié à l'âge, pamphlet dénonciateur du mauvais traitement des personnes âgées, recherche originale du sens à donner à l'histoire du coronavirus COVID-19 qui bouleverse notre planète. Par cette fable tragi-comique, l'auteur, volontiers iconoclaste, libre penseur et anarchiste, maniant le paradoxe et l'autodérision, démonte les idées les plus couramment admises. Au service de cet ouvrage, un style primesautier qui, tout en ne se prenant pas au sérieux, confirme les qualités littéraires de l'auteur.
C'est avec ce dernier volet que s'achève la trilogie entamée avec Des frontières et des rêves, suivi des Tribulations d'une Parisienne. L'on y retrouve les personnages principaux : l'aventureux médecin de sang russe, le distingué amant d'origine anglaise. Cette fois, Nadine Berkowitz nous invite à d'insolites voyages aux confins du monde. Puis dans le cercle interlope et libertin des nuits parisiennes. Deux univers se croisent : celui des petites gens (métro - boulot - dodo) et celui des grands bourgeois (Roll's - palace - caviar). Pour elle, l'existence est une gigantesque marelle... C'est ainsi que ce troisième volet nous restitue le contexte social et historique des trente dernières années. Loin de ces " écrivains chagrinés " ayant des comptes à régler, Nadine Berkowitz aime voir et traduire le côté amusant et ironique des aléas de la vie.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.