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La Hongrie des Habsbourg. Tome 1, De 1526 à 1790
Bérenger Jean ; Csernus Sandor ; Tonnerre Noël-Yve
PU RENNES
24,99 €
Épuisé
EAN :9782753509870
DURANT les trois siècles qui séparent le désastre de Mohacs (1526), où l'élite politique a été massacrée, et la mort de Joseph II (1790), la Hongrie a conservé son caractère multiethnique et renforcé son caractère multiconfessionnel. Pendant deux siècles (1526-1699) le territoire hongrois a été partagé entre les Habsbourg (Hongrie royale), les Turcs (la Grande plaine) et la Transylvanie (protectorat ottoman). Seule la reconquête par les Impériaux après 1683 a permis la réunification du pays au profit des Habsbourg. Face au péril mortel qu'avait représenté l'avance turque en Europe centrale, la noblesse hongroise avait en effet accepté, non sans réticence, l'intégration de la Hongrie dans la Monarchie des Habsbourg, héritiers des Jagellons. Mais c'était le début d'un long combat avec la Cour de Vienne pour conserver son autonomie grâce aux institutions représentatives (la diète), un exécutif autonome siégeant à Presbourg, et surtout grâce à la décentralisation administrative (les comitats nobles). Une partie de la noblesse a même tenté, à plusieurs reprises, de recouvrer son indépendance. Touchée en profondeur par la Réforme protestante, elle a défendu ses libertés confessionnelles contre la politique de Contre-réforme menée par les Habsbourg à partir de 1620. La reconquête a permis au XVIIIe siècle la reconstruction démographique, tandis que la reconstruction économique, qui se limita au secteur primaire (mines et agriculture) permettait l'expansion de l'architecture baroque. Après 1760, une réglementation générale a assuré la protection de la paysannerie et l'éducation a été modernisée. Bien que, dans l'immédiat, les réformes de Joseph II se soient soldées par un échec, " l'Ami des hommes " a implanté le goût du progrès dans les élites éduquées.
L'Autriche de 1971 est un petit pays de 7 millions d'habitants dont l'histoire du dernier demi-sicle appelle trois constatations : 1) Le contraste entre la premire et la seconde Rpublique. tat profondment dsquilibr en 1920, ses dirigeants n'ont su lui donner ni la prosprit ni la paix sociale. Le chmage, la dictature clricale en ont fait une proie toute dsigne du nazisme. En revanche, depuis 1945, le climat politique a chang, tandis que la prosprit conomique assurait le plein emploi et une aisance relative. 2) La naissance d'un patriotisme autrichien. L'annexion nazie a convaincu les Allemands d'Autriche de l'originalit de leurs pays et, paradoxalement, Hitler a fait beaucoup pour l'indpendance autrichienne. Les Autrichiens ont-ils aujourd'hui une conscience nationale, alors qu'ils sont de langue et de culture allemandes ? Question qui se rsout au moins par la ngative : ils savent bien qu'ils sont diffrents des Allemands, de l'Est ou de l'Ouest. 3) La vocation particulire de cette frange marginale du monde germanique. Enracine dans son pass de grande puissance et lie sa culture allemande, elle devrait servir de trait d'union entre le monde germanique et le monde slave. Cependant, traumatise par l'occupation sovitique, la Rpublique autrichienne est peut-tre trop exclusivement tourne vers l'Occident, quitte faire de Vienne une ville-frontire plutt qu'un carrefour de l'Europe danubienne.
Résumé : Stimulé par la lecture de travaux récents, nous avons repris notre réflexion sur les rapports difficiles des Habsbourg d'Autriche à l'argent. Dès sa création en 1526, la Monarchie autrichienne (Autriche, Hongrie, Bohême) fut en effet confrontée à des dépenses militaires disproportionnées à ses ressources (le produit des douanes et des mines). Très vite, elle a su s'adapter en développant une fiscalité modérée et contrôlée par les diètes provinciales, mais aussi en créant des institutions centrales (la Chambre des Comptes de Vienne) qui permettent à l'historien d'avoir des lueurs sur un système si complexe, qu'il a trop souvent découragé la recherche. Par la suite, les Habsbourg ont trouvé des aides chez leurs vassaux allemands ou leurs alliés le dernier généreux donateur n'étant autre que Louis XV qui versa 100 millions de Livres tournois à Marie-Thérèse au cours de la guerre de Sept Ans. Ils ont eu également recours au crédit que leur fournirent banquiers juifs et grands propriétaires fonciers autrichiens. Bref, malgré des moments difficiles, ils furent capables de défendre la Hongrie face au péril turc et d'entretenir une armée de qualité dont les effectifs décuplèrent entre les traités de Westphalie et les débuts de la Révolution française, tout en faisant de Vienne une des capitales européennes de la musique et des beaux-arts. Il nous a paru intéressant de mettre en lumière les côtés positifs des finances autrichiennes plutôt que d'insister exagérément sur certains travers, propres d'ailleurs aux finances d'Ancien Régime en Europe, les difficultés de trésorerie ou les inégalités fiscales frappant certaines provinces (la Basse-Autriche ou la Bohême) et certains contribuables (les exploitants agricoles). Le bilan nous semble plutôt positif puisqu'en trois siècles de la création de la Monarchie autrichienne en 1526 à la mort de Joseph II en 1790, les ressources de l'Etat ont été multipliées par vingt, la dette publique contenue dans des limites raisonnables tout en décuplant les effectifs de l'armée permanente. Néanmoins la structure politique de la Monarchie autrichienne, qui ne fut jamais une monarchie absolue, n'a pas permis, même à Joseph II, de faire des réformes fiscales profondes, les aristocraties locales ayant eu jusqu'au bout le moyen de défendre leurs intérêts économiques. Bien entendu, cet ouvrage n'est qu'un essai car l'étude détaillée en continu de toutes les ressources, de toutes les dépenses dans un système largement décentralisé et riche en documentation, excédait à la fois les capacités d'un seul auteur et la patience du lecteur.
Originaires de Suisse alémanique, les Habsbourg ont élargi leurs possessions au bassin danubien dès la fin du XIIe siècle, avant d?affirmer, au XVe siècle, leur destin européen voire, avec Charles Quint, leurs prétentions à la monarchie universelle grâce à l?Espagne et à ses possessions jusqu?à son effondrement après l?attentat de Sarajevo en 1918. Son histoire se confond aussi avec l?histoire de la plus importante famille royale d?Europe, de Marie-Thérèse d?Autriche à Léopold Ier, d?Elisabeth dite Sissi au vieil empereur François-Joseph, dont la devise était : " Il appartient à l?Autriche de commander tout l?univers ". Les Habsbourg régnèrent toujours en Europe Centrale et Orientale, sur des nations déjà existantes : la Hongrie, la Pologne ou la Bohême, et des états morcelés (Naples et Milan pour la nation italienne, la Styrie, le Tyrol ou la Basse-Autriche pour l'allemande). Ils établirent une monarchie supranationale dans laquelle la fidélité au souverain constituait le lien fondamental entre les peuples et tenait lieu de patriotisme. Cet ouvrage de référence analyse l?histoire d'une maison souveraine qui se veut tout autant politique et sociale que culturelle et économique. Elle permet de comprendre comment au cours des siècles, les Habsbourg ont contribué à l'équilibre européen, facilité l'évolution de plusieurs nations et aussi pourquoi, sans avoir démérité, elle à été condamnée en 1918 par des vainqueurs incapables de lui substituer un système plus juste et plus efficace...
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.