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Ségolène Royal et le Socialisme. Considérations sur le choix des militants du PS
Benjamin Roger
L'HARMATTAN
12,00 €
Épuisé
EAN :9782296032392
Ségolène Royal, le 16 novembre 2006, n'a pas écrasé les éléphants et n'a opéré aucun hold-up. Le parti n'a pas été conquis de l'extérieur et la gauche n'a pas exprimé un désir de droite. Ce ne sont pas les sondages qui l'ont imposée et la " démocratie d'opinion " ne l'a pas emporté sur la " démocratie militante ". Ce n'est pas l'image de la femme qui a séduit. Les raisons principales du choix des militants socialistes sont, selon l'auteur, les suivantes : elle a paru leur offrir une vision du monde originale et a comblé leur désir de voir proposer un nouveau modèle politique. La vision du monde de Ségolène Royal, centrée autour de la notion d'" ordre juste ", est inspirée de celle de Jean Jaurès : le personnalisme humanitariste que l'on peut considérer comme un nouvel humanisme et qui place l'égalité et la solidarité au fondement même de la morale et de la politique. " Le socialisme, écrit Jaurès, peut être défini : une Révolution morale qui doit être servie et exprimée par une révolution matérielle. " A propos du socialisme et de Ségolène Royal, les deux thèmes à retenir sont donc : révolution morale et révolution matérielle. Concernant le premier thème, elle demeure fidèle à Jaurès ; il n'en est pas tout à fait de même pour le second : le royaljaurèsisme n'est concevable que s'il s'écarte de la social-démocratie et s'attache à l'élaboration d'un nouveau modèle de socialisme.
Les discours tenus sur les " droits de l'homme " sont de nature humaniste ; mais l'humanisme ne se résume pas à cela. A l'origine, il est l'affirmation de la dignité de l'homme et de la possibilité pour lui de se réaliser par les seules forces de sa nature. C'est une vision du monde élaborée sous l'Ancien Régime par la bourgeoisie, classe sociale en voie d'ascension et en marche vers la prise du pouvoir d'abord économique, puis culturel et enfin politique. Cet humanisme est mort au milieu du XXe siècle. Une autre vision du monde que l'auteur nomme " humanisme personnaliste " se fait jour depuis quelques décennies ; elle caractérise plutôt la nouvelle classe des travailleurs intellectuels salariés, plus particulièrement ceux qui se trouvent insérés dans les divers secteurs de la production non marchande. Cette vision du monde est fondée sur l'idée de la possibilité pour l'homme d'atteindre avec l'aide des autres à une pleine réalisation de soi et d'agir dans le monde afin que naisse une communauté humaine harmonieuse.
L'on ne doit pas renoncer à l'idée de socialisme parce que le système capitaliste semble s'être définitivement imposé. Fidèle à Jaurès, l'auteur affirme, comme lui, qu'aucune intelligence humaine ne peut dire à quelle date le socialisme triomphera et quand interviendra un changement radical de société. Pour que naisse cette société nouvelle, une révolution économique et sociale est indispensable, mais aussi une révolution politique et morale. Mais elles ne sont pas suffisantes. Une révolution culturelle s'impose.
L'esprit est produit d'une part par le cerveau, d'autre part par les balbutiements de l'Homo habilis, devenant progressivement un véritable langage, par l'organisation du travail au sein d'un groupe comprenant davantage de membres et dont les modes de vie se diversifient. A partir de l'apparition de l'Homo sapiens il y a simultanéité de l'activité cérébrale et de l'esprit que l'auteur définit de la manière suivante : l'Esprit, c'est la réalité qui exprime la dynamique du cerveau, en tant qu'il est en relation avec un environnement physique et social, c'est-à-dire avec les choses et les êtres humains. C'est en partant de cette définition qu'il propose celle qui concerne les principales instances du psychisme humain : la conscience et la conscience de soi, la pensée, l'intelligence et la raison, l'intuition et l'imagination, la réflexion, la volonté et l'amour, l'âme.
Ségolène Royal, en novembre 2006, ne s'est pas imposée grâce aux sondages et la "démocratie d'opinion" ne l'a pas emporté sur la "démocratie militante". L'auteur a insisté sur ce point dans la première édition de cet ouvrage paru en 2007. Les raisons principales du choix des militants socialistes lui semblaient être les suivantes : elle paraissait leur offrir une vision du monde originale et comblait leur désir de voir proposer un nouveau modèle politique. Mais, depuis qu'a éclaté en 2008 la grave crise de la finance mondiale, le discours que tenait Ségolène Royal en 2006 semble moins d'actualité. De 2007 à 2010, il est pourtant devenu de plus en plus critique et il est orienté assez nettement à gauche. Invite-t-il à s'engager dans la voie de la révolution ? Le pas ne semble pas être franchi. La vision du monde de Ségolène Royal, centrée autour de la notion d'"ordre juste", est inspirée de celle de Jean Jaurès. "Le socialisme, écrit Jaurès, peut être défini : une Révolution morale qui doit être servie et exprimée par une révolution matérielle". A propos du socialisme et de Ségolène Royal, les deux thèmes à retenir sont donc : révolution morale et révolution matérielle. Concernant le premier thème, elle demeure fidèle à Jaurès ; il n'en est pas tout à fait de même pour le second : le royaljaurèsisme n'est concevable et ne peut s'imposer que s'il s'écarte de la social-démocratie et s'oriente véritablement vers le socialisme.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.