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Panim. Visages de Proust
Benhaïm André
PU SEPTENTRION
19,00 €
Épuisé
EAN :9782859399290
Toute une grappe de visages juxtaposés dans des plans différents et qu'on ne voit pas à la fois "... C'est ainsi que Marcel Proust conçoit ce qu'il appelle " le visage humain ". Définition bien étrange. On dirait presque de l'hébreu. On croirait presque entendre " panim ", qui désigne " le visage ", mais qui signifie, littéralement, " faces " - toujours au pluriel. C'est ce pluriel oublié du visage que Proust semble réveiller, avec cet étonnement qui " vient surtout de ce que l'être nous présente aussi une même face "... Enigmes de panim. Mystères d'A la recherche du temps perdu. Combien de visages par personnage ? Quant à ceux de l'auteur... Figures et gueules, esquisses et masques, voiles et rides, larmes et petites marques habitent le livre. Visions tour à tour effrayantes et merveilleuses : le visage fait résonner l'?uvre de Proust dans toute son étrangeté.
La zoopoétique est une approche littéraire des textes fondée sur un dialogue renouvelé avec les sciences humaines et les sciences du vivant. Elle met en valeur la pluralité des moyens stylistiques, linguistiques et narratifs qui permettent aux écrivains de restituer la diversité des affects et des mondes animaux, et la richesse des interactions entre bêtes et hommes. Ce numéro, dédié à la littérature de langue française des XXe-XXIe siècles, s'adresse aux lecteurs intéressés par la question animale et aux chercheurs se consacrant aux humanités environnementales et à l'éthique.
Après Ulysse, qu' "après" marque un temps ou un mouvement, on s'interroge. Que reste-t-il de l'étranger ? Après Ulysse, comment aujourd'hui comprendre l'étranger qui jamais - qu'on le veuille ou non - ne cessera de venir à nous ? La question, celle de l'hospitalité, est ici posée dans des imaginaires qui tournent autour de la Méditerranée, la traversent en tous sens, sur les traces parfois immatérielles de l'Odyssée qui en eux murmure, veille, affleure. C'est aussi une invitation à penser l'hospitalité sous ses allures politiques, où l'éthique en vient toujours à composer avec l'esthétique. On le verra dans des histoires d'écrivains et chez d'autres encore, moins poètes en apparence mais qui, linguiste comme Emile Benveniste ou philosophe comme Jacques Derrida, composent aussi avec la langue pour invoquer l'invité de jadis qui deviendra l'étranger ; et ce qu'aujourd'hui, pour demain, nous avons à lui offrir. Ce qu'aujourd'hui, pour demain, aussi, il fera de nous. Enfin, se dire "après Ulysse" , c'est aussi se dire après un nom, rappeler que le nom de l'étranger, le nom qui toujours en dit trop et jamais assez, est à la fois l'écueil et la clef de l'accueil. Voilà ce que nous révèlent Albert Cohen, Albert Camus, Assia Djebar, mais aussi Edmond Jabès, pour penser l'hospitalité de la mer au désert, du livre à la lecture, entre parole et silence.
Depuis Freud, l'infantile, d'abord adjectif qualifiant la névrose et la sexualité, a été hissé au rang de concept, devenant le nom de l'ensemble des déterminants les plus précoces du sujet, qu'on les date, plus logiquement que chronologiquement, de l'époque de l'infans qui ne parle pas ou de la première résolution oedipienne. C'est une provocation à la réflexion métapsychologique que de proposer, au même rang conceptuel, le juvénile, mais aussi justement une déclaration épistémologique essentielle. En effet, pendant très longtemps, l'adolescence a été regardée comme un simple moment d'accomplissement du projet fantasmatique infantile et d'adaptation du moi à une nouvelle réalité. Il a fallu les avancées de quelques-uns et en particulier en France de Philippe Gutton, de ceux qui lui sont associés autour de la revue Adolescences, et de l'ensemble des fondateurs du Bachelier pour que soit posée cette question : les enjeux identificatoires de l'adolescence, constitutifs de la subjectivité de l'adulte, ne sont-ils que répétition plus ou moins adaptée des déterminants infantiles, ou obéissent-ils à une logique particulière, tout aussi primaire ? Certainement, c'est la dernière élaboration théorique de Lacan qui donne une clé à cette réponse, l'invention d'une quatrième dimension de la structure, celle du sinthôme. Ainsi, il dépasse une conception simple de la constitution du sujet, où l'inscription ou la forclusion du nom du père, est très précocement déterminée, sur un mode quasi transgénérationnel, pour proposer un second temps structurel, qu'on peut aisément faire correspondre au travail nécessaire de l'adolescence.
Vous aimez jouer ? Alors lisez ce livre. Vous rêvez d'une critique littéraire dont vous seriez le héros ? Alors lisez ce livre. Vous voulez savoir quel est le rapport entre Marcel Proust et Gaston Lagaffe, si Guy de Maupassant tire plus vite que Lucky Luke, comment le Petit prince s'est retrouvé sur la Planète des singes ? Alors lisez ce livre. Ce livre qui n'en est pas vraiment un. Composé de machines, machins et prototypes, il est fait de différentes pièces entre lesquelles il y a du jeu. Beaucoup de jeu, même. Le jeu nécessaire pour que tournent des lectures qui inventent de nouvelles raisons de lire Albert Camus, Valery Larbaud, Boris Vian ou Pierre Michon, ou de repenser au cinéma, à la peinture, à la musique, et bien d'autres choses encore que nous vous invitons à découvrir. Vous vous demandez comment ça marche ? Ouvrez ce livre, le mode d'emploi est à l'intérieur. A vous de jouer.
Nogry Sandra ; Boulc'h Laetitia ; Villemonteix Fra
Le rapport de l'école primaire aux technologies numériques fait l'objet d'une attention constante et suscite encore aujourd'hui de nombreuses questions : quels sont les usages qui en sont faits en classe ? Quelles modifications des pratiques pédagogiques induisent-elles ? Sur un autre plan, comment l'action pédagogique mobilisant ces instruments est-elle accompagnée ? C'est à ce double enjeu que tente de répondre cet ouvrage. En mobilisant différents cadres théoriques, il propose un ensemble de recherches récentes sur ces questions vives. L'influence des tablettes sur les pratiques d'écriture en classe ainsi que la question très actuelle de l'apprentissage de l'informatique à l'école primaire sont abordées. L'évolution des modes et pratiques de supervision pédagogique en France et dans différents pays d'Afrique subsaharienne est également développée. Cet ouvrage présente l'originalité de s'inscrire dans un contexte francophone, il met en avant la contribution des recherches en éducation aux débats sur le numérique à l'école.
L'ouvrage propose en cinq chapitres panoramiques un parcours des principales questions posées par l'oeuvre de Ponge : dans quelle mesure élabore-t-il, après Descartes et Valéry, un nouveau "discours de la méthode" ? Comment "faire oeuvre de salut public" en fondant une nouvelle rhétorique ? Que reste-t-il de "1'oeuvre" quand on exhibe ses brouillons ? Comment et pourquoi parler, si on "écrit contre les paroles" ? Une éthique de l'écriture est-elle nécessaire ? Des jalons biographiques, bibliographiques et des éléments de rhétorique complètent cet ouvrage.
La FMD poursuit ici deux démarches. La première consiste à inscrire dans la durée la journée d'étude grâce à la publication de ses communications. La seconde consiste à assumer sa vocation de transmission de l'histoire et de la mémoire dans la société civile en montrant la vitalité de la recherche, qui ouvre sur un dialogue interdisciplinaire enrichissant entre historiens, sociologues, médecins, enseignants, archivistes et bédéistes, complété ici par le regard de la société civile organisée que représente le CESE.
Les sneakers sont bien plus que des chaussures dédiées aux sports ou aux loisirs. Elles sont les fétiches qui cimentent une communauté : celle des sneakerheads. Ces passionnés ont créé une sous-culture autour d'elles, au sein même de la culture hip-hop. La sociologue Yuniya Kawamura a bâti son livre au carrefour de plusieurs disciplines et thématiques : l'anthropologie, l'histoire, la technique, la communication, la marchandisation, la mode, le genre ou encore la jeunesse. Elle y décèle l'ensemble de la dynamique qui a fait passer les sneakers de la marginalité du Bronx à la culture de masse mondialisée. "Je suis ce que je porte à mes pieds", dit un membre de la sous-culture. Taille haute ou basse, épurées ou bariolées, ces chaussures peuvent exercer une emprise sur leur porteur, lui conférer un statut, mais aussi être revendues pour une somme extravagante. Les sneakers sont un mythe contemporain. Ce livre est la première étude universitaire nous invitant à en suivre les aventures.