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Après Ulysse. Vers une poétique de l'hospitalité en Méditerranée
Benhaïm André
HERMANN
25,10 €
Épuisé
EAN :9791037008275
Après Ulysse, qu' "après" marque un temps ou un mouvement, on s'interroge. Que reste-t-il de l'étranger ? Après Ulysse, comment aujourd'hui comprendre l'étranger qui jamais - qu'on le veuille ou non - ne cessera de venir à nous ? La question, celle de l'hospitalité, est ici posée dans des imaginaires qui tournent autour de la Méditerranée, la traversent en tous sens, sur les traces parfois immatérielles de l'Odyssée qui en eux murmure, veille, affleure. C'est aussi une invitation à penser l'hospitalité sous ses allures politiques, où l'éthique en vient toujours à composer avec l'esthétique. On le verra dans des histoires d'écrivains et chez d'autres encore, moins poètes en apparence mais qui, linguiste comme Emile Benveniste ou philosophe comme Jacques Derrida, composent aussi avec la langue pour invoquer l'invité de jadis qui deviendra l'étranger ; et ce qu'aujourd'hui, pour demain, nous avons à lui offrir. Ce qu'aujourd'hui, pour demain, aussi, il fera de nous. Enfin, se dire "après Ulysse" , c'est aussi se dire après un nom, rappeler que le nom de l'étranger, le nom qui toujours en dit trop et jamais assez, est à la fois l'écueil et la clef de l'accueil. Voilà ce que nous révèlent Albert Cohen, Albert Camus, Assia Djebar, mais aussi Edmond Jabès, pour penser l'hospitalité de la mer au désert, du livre à la lecture, entre parole et silence.
Depuis le début de la décennie 2010, la Turquie connaît une accélération des dynamiques de centralisation autoritaires du système politique, et une personnifiaction progressive du pouvoir en la personne d'Erdogan. Au sommaire, entre autres, de ce numéro : La Turquie post-coup d'Etat : une présidentialisation autoritaire ; La déconstitutionnalisation de la Turquie ; Enfermer l'opposition : reconfigurations et continuités de la politique carcérale turque avant et après 2016 ; Présidents avant-gardes : les maires comme patrons des villes turques.
Vous aimez jouer ? Alors lisez ce livre. Vous rêvez d'une critique littéraire dont vous seriez le héros ? Alors lisez ce livre. Vous voulez savoir quel est le rapport entre Marcel Proust et Gaston Lagaffe, si Guy de Maupassant tire plus vite que Lucky Luke, comment le Petit prince s'est retrouvé sur la Planète des singes ? Alors lisez ce livre. Ce livre qui n'en est pas vraiment un. Composé de machines, machins et prototypes, il est fait de différentes pièces entre lesquelles il y a du jeu. Beaucoup de jeu, même. Le jeu nécessaire pour que tournent des lectures qui inventent de nouvelles raisons de lire Albert Camus, Valery Larbaud, Boris Vian ou Pierre Michon, ou de repenser au cinéma, à la peinture, à la musique, et bien d'autres choses encore que nous vous invitons à découvrir. Vous vous demandez comment ça marche ? Ouvrez ce livre, le mode d'emploi est à l'intérieur. A vous de jouer.
Qu'est-ce que l'ambivalence? Comment s'articulent l'amour et la haine d'un point de vue subjectifmaternel? Qu'est-ce qu'une mère? Etre mère consiste en partie à dissocier les registres du sexuelet du maternel à l'endroit de l'enfant. L'ambivalence maternelle n'est pas un accident de la relationde la mère à l'enfant mais une nécessité structurante dont le manque induit lui-même unepathologie. La démarche clinique ne vise donc pas à « supprimer » l'ambivalence mais à enpermettre une certaine reconnaissance, élaboration qui ferait qu'elle s'exerce de façon structurantepour la mère et l'enfant. L'ambivalence s'avérera « négative » ou « positive » ou encore la haine sera destructrice et mortifère, ou vitale et structurante. Cette haine, l'auteur en suppose l'origine du côté de la mère et non du côté de l'enfant. A partir de là se pose la question de savoir se qui se noue psychiquement dans la relation d'une mère à son enfant et qui verra cette haine originaire se résoudre soit en haine vitale, c'est-à-dire se symboliser en amour maternel, soit en haine pathologique, c'est-à-dire évoluer dans le registre de l'abandon. Outre l'intérêt théorique, à l'intersection d'approches qu'on oppose à tort, celles de Winnicott, Klein, Dolto, Lacan, cet ouvrage apporte des éléments utiles non seulement à la psychothérapie des enfants tout-petits, mais aussi à l'intervention des professionnels (psychologues, sages-femmes, médecins, puéricultrices...) dans les services de maternité.
Depuis Freud, l'infantile, d'abord adjectif qualifiant la névrose et la sexualité, a été hissé au rang de concept, devenant le nom de l'ensemble des déterminants les plus précoces du sujet, qu'on les date, plus logiquement que chronologiquement, de l'époque de l'infans qui ne parle pas ou de la première résolution oedipienne. C'est une provocation à la réflexion métapsychologique que de proposer, au même rang conceptuel, le juvénile, mais aussi justement une déclaration épistémologique essentielle. En effet, pendant très longtemps, l'adolescence a été regardée comme un simple moment d'accomplissement du projet fantasmatique infantile et d'adaptation du moi à une nouvelle réalité. Il a fallu les avancées de quelques-uns et en particulier en France de Philippe Gutton, de ceux qui lui sont associés autour de la revue Adolescences, et de l'ensemble des fondateurs du Bachelier pour que soit posée cette question : les enjeux identificatoires de l'adolescence, constitutifs de la subjectivité de l'adulte, ne sont-ils que répétition plus ou moins adaptée des déterminants infantiles, ou obéissent-ils à une logique particulière, tout aussi primaire ? Certainement, c'est la dernière élaboration théorique de Lacan qui donne une clé à cette réponse, l'invention d'une quatrième dimension de la structure, celle du sinthôme. Ainsi, il dépasse une conception simple de la constitution du sujet, où l'inscription ou la forclusion du nom du père, est très précocement déterminée, sur un mode quasi transgénérationnel, pour proposer un second temps structurel, qu'on peut aisément faire correspondre au travail nécessaire de l'adolescence.
Les technologies visant à augmenter les capacités physiques et psychologiques des soldats ont toujours fait partie intégrante de l'histoire militaire. Toutefois, les recherches actuelles n'ont plus rien à voir avec les expériences du passé, à tel point qu'il est désormais possible de parler d'une révolution de la condition humaine qui mènera à plus ou moins brève échéance à une situation où les guerres du futur seront menées par des "super soldats". Cette possibilité, qui est de plus en plus réelle et inévitable, mais qui demeure étonnamment négligée par les éthiciens, ouvre la porte à une série de questions fondamentales : ces technologies sont-elles moralement problématiques ? Si elles sont permises, en vertu de quels critères est-il possible de distinguer celles qui sont acceptables de celles qui ne devraient pas être tolérées ? Ces innovations vont-elles enfreindre les principes moraux de la "guerre juste" ? Quels devraient être les paramètres éthiques du développement de ces technologies ? Ce premier ouvrage en langue française sur le soldat augmenté cherche à répondre à ces questions. Refusant d'adopter un point de vue manichéen sur cette question, Jean-François Caron explique que les nouvelles technologies d'augmentation entraînent un dilemme moral important. D'un côté, elles peuvent être interprétées comme une obligation morale de la part de l'armée à l'égard des soldats. De l'autre, elles peuvent également entraîner des violations des règles de la guerre. A la lumière de cette tension, l'auteur propose une vision nuancée des tenants et aboutissants de ces technologies militaires et suggère un cadre éthique original permettant de délimiter leur développement et leur utilisation.
Malgré des avancées politiques et juridiques en faveur de l'égalité, la progression et la rétention des femmes dans les secteurs traditionnellement masculins demeurent inégales. Comment expliquer les écarts de progression de carrière des femmes dans ces milieux ? Dans les trajectoires de carrière, quels sont les enjeux qui peuvent expliquer la progression ou non des femmes ? Quelles sont les pratiques organisationnelles porteuses de changement ? Ce livre présente les résultats d'une recherche multidisciplinaire réalisée sur le terrain auprès d'organisations de divers secteurs. Dépassant l'étude des trajectoires individuelles, cette recherche permet de découvrir les dimensions contextuelles et culturelles des organisations qui influencent les parcours de carrière des femmes et la rétention en emploi. Loin de présenter une recette miracle ou un modèle unique pour corriger les situations inégalitaires au travail, la démarche proposée repose sur un processus dynamique et transformatif visant à répertorier au sein des organisations et de leur écosystème les éléments favorables à une meilleure inclusion des femmes dans différentes professions.
Dans son livre L'âme désarmée, essai sur le déclin de la culture générale, le philosophe Allan Bloom écrivait : "La question qui se pose à tout jeune être humain : "Qui suis-je ? " et le besoin puissant de se conformer à l'impératif de l'oracle de Delphes : "Connais-toi toi-même" qui est congénital en chacun de nous, signifient en premier lieu : "Qu'est-ce que l'homme ? "... La culture générale donne accès à ces réponses, dont plusieurs vont à l'encontre de notre nature et de notre époque. L'homme pourvu de culture générale est capable de ne pas s'en tenir aux réponses faciles... Il est certes ridicule de croire que ce qu'on apprend dans les livres représente l'alpha et l'oméga de l'éducation, mais la lecture est toujours nécessaire, en particulier à une époque où les exemples vivants de valeurs élevées sont rares". Inscrits dans la foulée de cette réflexion, Thomas De Koninck, Joseph Facal, Mathieu Bock-Côté et Louis-André Richard, professeurs engagés au service de l'éducation libérale, tentent de comprendre les chemins menant à une culture générale signifiante. Nous proposons, en songeant à la course effrénée des penseurs de l'école pour adapter celle-ci aux besoins immédiats du monde du travail ou aux tendances sociétales du moment, d'interroger les modalités de l'éducation supérieure : Remplit-elle son mandat ? Favorise-t-elle un milieu privilégié d'éducation libérale ? Qu'en est-il aujourd'hui de l'idée d'université ?
En quelques décennies, le jeu vidéo est devenu l'une des pratiques culturelles les plus prisées des adolescents. Sources de problèmes et d'inquiétudes pour les uns, simple loisir pour les autres, les pratiques vidéoludiques sont souvent l'objet de critiques et la cible de nombreux stéréotypes, malgré leur grande popularité. A partir d'enquêtes de terrain, cet ouvrage propose de déconstruire les présupposés sur le jeu vidéo afin de mieux comprendre sa relation avec ces adeptes singuliers que sont les adolescents et, depuis plusieurs années déjà, les adolescentes. De leur rôle dans la construction identitaire de jeunes joueurs aux représentations de l'adolescence dans les scénarios qu'ils proposent, les jeux vidéo révèlent alors leur complexité à la lumière des regards sociologiques et anthropologiques.