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Machines à lire
Benhaïm André ; Glacet Aymeric
HERMANN
20,10 €
Épuisé
EAN :9791037043412
Vous aimez jouer ? Alors lisez ce livre. Vous rêvez d'une critique littéraire dont vous seriez le héros ? Alors lisez ce livre. Vous voulez savoir quel est le rapport entre Marcel Proust et Gaston Lagaffe, si Guy de Maupassant tire plus vite que Lucky Luke, comment le Petit prince s'est retrouvé sur la Planète des singes ? Alors lisez ce livre. Ce livre qui n'en est pas vraiment un. Composé de machines, machins et prototypes, il est fait de différentes pièces entre lesquelles il y a du jeu. Beaucoup de jeu, même. Le jeu nécessaire pour que tournent des lectures qui inventent de nouvelles raisons de lire Albert Camus, Valery Larbaud, Boris Vian ou Pierre Michon, ou de repenser au cinéma, à la peinture, à la musique, et bien d'autres choses encore que nous vous invitons à découvrir. Vous vous demandez comment ça marche ? Ouvrez ce livre, le mode d'emploi est à l'intérieur. A vous de jouer.
Invoquant " la révolte au jour le jour ", Albert Camus cherchait dans la vie le bonheur dont il avait fait la quête ultime de l'homme. Le présent volume explore dans l'oeuvre et l'imaginaire de Camus l'importance du quotidien, l'aura du banal, l'étendue du journalier. On y rappelle que, par l'intermédiaire du petit fait vrai ou du pilotis cher à Stendhal, du fait divers ou de l'objet anodin, le quotidien inspire à l'écrivain sa réponse à la brutalité de l'histoire et à l'absurdité du monde. Ce travail collectif se propose ainsi de porter un regard nouveau sur une oeuvre à célébrer au quotidien.
Résumé : L'adolescence est un passage, un passage éthique, une éthique du renoncement, un renoncement à l'objet primordial. Hors-contenance, hors-réalité, hors-sujet, hors-limites, hors-d'eux, coupés de leur ressenti, des adolescents éprouvent un sentiment immense de vide intérieur. Passions vides, passions du vide trouvent leurs expressions dans la toxicomanie, les prises de risques, les scarifications, les passages à l'acte, les tentatives de suicides... Dans une tension interne qui n'est pas sans évoquer un étrange lien avec la mort, le vide n'angoisse pas, il soulage. Faire le vide en passe également par se taire. Se taire pour oublier ? Oublier une douleur jamais mise en mots ? A partir de son expérience avec des adolescents, l'auteur livre une réflexion théorico-clinique qui s'inscrit dans les débats actuels sur les "nouveaux symptômes" mêlant souffrance psychique et sociale. Elle interroge notamment la fonction maternelle à la dérive qui ne remplit plus son rôle de structuration psychique du bébé et de construction de l'altérité.
A travers de douloureuses histoires singulières, Le Regard d'Elsa témoigne de l'effondrement du lien social de notre siècle. Dans ce texte, c'est au réel de la maladie, de la toxicomanie, de l'inceste et de la maltraitance que nous sommes confrontés. Elsa, bébé du 21e siècle qui commence sa vie par un sevrage à la méthadone ; l'essoufflement d'un service hospitalier ; Sofian, 18 mois, malade du sida ; et puis la violence de la rue, des coups, du viol. Seul un style poétique pouvait préserver la pudeur de ces personnages en proie à l'insupportable.
Toute une grappe de visages juxtaposés dans des plans différents et qu'on ne voit pas à la fois "... C'est ainsi que Marcel Proust conçoit ce qu'il appelle " le visage humain ". Définition bien étrange. On dirait presque de l'hébreu. On croirait presque entendre " panim ", qui désigne " le visage ", mais qui signifie, littéralement, " faces " - toujours au pluriel. C'est ce pluriel oublié du visage que Proust semble réveiller, avec cet étonnement qui " vient surtout de ce que l'être nous présente aussi une même face "... Enigmes de panim. Mystères d'A la recherche du temps perdu. Combien de visages par personnage ? Quant à ceux de l'auteur... Figures et gueules, esquisses et masques, voiles et rides, larmes et petites marques habitent le livre. Visions tour à tour effrayantes et merveilleuses : le visage fait résonner l'?uvre de Proust dans toute son étrangeté.
Les technologies visant à augmenter les capacités physiques et psychologiques des soldats ont toujours fait partie intégrante de l'histoire militaire. Toutefois, les recherches actuelles n'ont plus rien à voir avec les expériences du passé, à tel point qu'il est désormais possible de parler d'une révolution de la condition humaine qui mènera à plus ou moins brève échéance à une situation où les guerres du futur seront menées par des "super soldats". Cette possibilité, qui est de plus en plus réelle et inévitable, mais qui demeure étonnamment négligée par les éthiciens, ouvre la porte à une série de questions fondamentales : ces technologies sont-elles moralement problématiques ? Si elles sont permises, en vertu de quels critères est-il possible de distinguer celles qui sont acceptables de celles qui ne devraient pas être tolérées ? Ces innovations vont-elles enfreindre les principes moraux de la "guerre juste" ? Quels devraient être les paramètres éthiques du développement de ces technologies ? Ce premier ouvrage en langue française sur le soldat augmenté cherche à répondre à ces questions. Refusant d'adopter un point de vue manichéen sur cette question, Jean-François Caron explique que les nouvelles technologies d'augmentation entraînent un dilemme moral important. D'un côté, elles peuvent être interprétées comme une obligation morale de la part de l'armée à l'égard des soldats. De l'autre, elles peuvent également entraîner des violations des règles de la guerre. A la lumière de cette tension, l'auteur propose une vision nuancée des tenants et aboutissants de ces technologies militaires et suggère un cadre éthique original permettant de délimiter leur développement et leur utilisation.
Malgré des avancées politiques et juridiques en faveur de l'égalité, la progression et la rétention des femmes dans les secteurs traditionnellement masculins demeurent inégales. Comment expliquer les écarts de progression de carrière des femmes dans ces milieux ? Dans les trajectoires de carrière, quels sont les enjeux qui peuvent expliquer la progression ou non des femmes ? Quelles sont les pratiques organisationnelles porteuses de changement ? Ce livre présente les résultats d'une recherche multidisciplinaire réalisée sur le terrain auprès d'organisations de divers secteurs. Dépassant l'étude des trajectoires individuelles, cette recherche permet de découvrir les dimensions contextuelles et culturelles des organisations qui influencent les parcours de carrière des femmes et la rétention en emploi. Loin de présenter une recette miracle ou un modèle unique pour corriger les situations inégalitaires au travail, la démarche proposée repose sur un processus dynamique et transformatif visant à répertorier au sein des organisations et de leur écosystème les éléments favorables à une meilleure inclusion des femmes dans différentes professions.
Mobiles, interactifs, capables de communiquer, les robots peuvent-ils pour autant "penser" ou prendre des décisions à la place des humains ? Faut-il les considérer comme des agents moraux ayant une "autonomie" ou leur donner un statut juridique particulier ? Qui est alors responsable de leurs actions - le concepteur informaticien, le fabricant industriel, l'usager consommateur ? Pour quelles finalités tous ces robots sont-ils conçus ? Depuis peu, le public a découvert comment des robots pouvaient remplacer l'être humain dans un nombre croissant d'activités économiques, sociales et politiques. Les robots-drones sont utilisés dans les conflits armés ou encore dans des contextes non armés pour la surveillance ou l'assassinat ciblé. Des robots aux formes androïdes ont fait leur apparition dans le domaine de la santé et du bien-être. Dans les hôpitaux, des robots opèrent sous la direction du chirurgien, d'autres robots aux formes animales deviennent des "compagnons" pour les personnes âgées. Dans des écoles, des robots sont utilisés par des enseignants pour l'apprentissage des langues ou des matières scientifiques. Dans des maisons, des robots de service aspirent la poussière des tapis tandis que des jouets-robots s'occupent des enfants. Dans le domaine de l'agriculture, des robots traient les vaches et nettoient l'étable. Dans les usines, les robots accélèrent la productivité et l'efficacité de la production industrielle. Tous ces robots qui remplacent les êtres humains dans des tâches devenues "robotisables" font-ils de notre société "une société robotisée" ? Tant par la réflexion théorique qu'à l'aide d'exemples précis, cet ouvrage multidisciplinaire examine comment les robots modifient la qualité de nos relations humaines, en quoi ils transforment certaines valeurs fondamentales comme la liberté et l'égalité, ou encore de quelle façon ils entraînent des changements sociaux et culturels, par exemple dans nos relations aux animaux ou à l'environnement.
La dépression est-elle une vraie maladie, que seuls les psys et les docteurs savent diagnostiquer ? Peut-elle être traitée avec des médicaments efficaces ? Ou bien est-ce une sorte de "maladie imaginaire" dont ceux qui en souffrent sont des tire-au-flanc qui s'écoutent trop ? Les médicaments antidépresseurs marchent-ils, ou bien sont-ils une sorte de drogue légale qui rapporte beaucoup d'argent ? En somme, qu'est-ce réellement que la dépression, ce phénomène si répandu et pourtant si mal connu ? Dans ce petit livre ingénieux, Maël Lemoine nous aide à distinguer, à rebours des idées reçues, ce qu'est, et n'est pas, la dépression, quels sont les faits scientifiquement établis, loin du discours des philosophies feel good qui vendent un bonheur kitsch et irréaliste. Cette Petite philosophie de la dépression, qui prend au sérieux la réalité des phénomènes dépressifs, propose ainsi en creux une réflexion sur le véritable bonheur.