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Gauche, peuple et populisme. Hier et aujourd'hui
Benatouil Maxime ; Crozat Dominique ; Weber Louis
CROQUANT
15,00 €
Épuisé
EAN :9782365121231
En 2016, la cohésion de l'Union européenne a été mise à l'épreuve comme jamais auparavant. L'insatisfaction populaire à l'égard des ordres néolibéraux nationaux et européens ? qui a abouti au Brexit ? a donné un élan aux forces populistes de droite radicale. Toutefois plusieurs élections et référendums ont, dans une certaine mesure, contredit cette tendance. Transform ! 2017 examine de manière critique des questions clés. Le populisme peut-il être un concept politique de gauche ? La polarité entre gauche et droite est-elle dépassée ? Dans ce cadre, le volume de cette année contient des études détaillées sur la composition sociale et la dynamique des électeurs de droite populiste et des abstentionnistes. Transform ! 2017 est le troisième d'une série d'ouvrages annuels consacrée aux évolutions politiques et sociales européennes ainsi qu'à leur analyse. Transform ! Europe est un réseau de 29 organisations de 21 pays européens, impliquées dans l'éducation politique et de l'analyse sociale critique.
Le stoïcisme est une philosophie née de la pratique et faite pour être appliquée. Toutes les doctrines antiques, si elles s'articulent à une manière de vivre, ne le font pas de manière aussi immédiate et rigoureuse. Cette étude s'emploie à le montrer en exhumant la théorie de la pratique implicite du stoïcisme, c'est-à-dire son analyse des conditions, des paramètres, des normes et des possibilités de transformation de nos activités. Pour ce faire, on suit le fil directeur d'un petit mot banal, "l'usage" (khrésis, usus) dans les textes et fragments stoïciens. Grâce à lui, on examine les divergences pratiques entre les stoïciens et Socrate, Platon, Aristote ou Epicure, et on parcourt l'ensemble du système stoïcien, de la théologie à la morale appliquée (les usages du vin), en passant par la cosmologie, la zoologie, la psychologie, la logique, la pédagogie et tous les aspects de l'éthique. Nos organes et nos facultés, les bienfaits de la Nature, la raison et l'argumentation, les vertus, ainsi que les circonstances, moyens et buts de nos conduites s'avèrent en effet tous et toujours susceptibles d'un ou plusieurs usages, que la philosophie cherche à répertorier et à organiser. Synthèse pratique de notre passivité par rapport à la providence et de notre activité par rapport au monde, l'usage est ainsi pour les stoïciens le site instable où se joue l'ajustement de l'homme à sa nature et à la Nature. Biographie de l'auteur Thomas Bénatouïl est maître de conférences à l'Université Nancy 2 et membre du Laboratoire de Philosophie et d'Histoire des Sciences -Archives Henri Poincaré (CNRS).
Résumé : "Le sceptique voudrait bien souffrir, comme le reste des hommes, pour les chimères qui font vivre. Il n'y parvient pas : c'est un martyr du bon sens", écrivait Cioran. Entendu par les Anciens comme une sagesse de la suspension du jugement et par les modernes comme une mise en cause radicale de la certitude de nos connaissances, le scepticisme, qui a traversé l'histoire de la pensée en empruntant des formes diverses, repose avant tout sur la non-assertion. Contre les dogmatiques, qui considèrent que se garder de toute opinion rend la vie et l'action impossibles, les sceptiques nous invitent, à l'instar de Montaigne, à "faire profession de notre ignorance", et nous rappellent que les convictions, peut-être autant que les mensonges, sont ennemies de la vérité et de la philosophie.
Badiou Alain ; Bénatouïl Thomas ; During Elie ; Ma
La trilogie de Matrix est-elle autre chose qu'une formidable machine commerciale ?Oui, c'est une machine philosophique. Et cependant elle n'aurait pas eu le succès que l'on connaît s'il s'agissait seulement d'un film "pour philosophes". Le film est saturé de lieux communs philosophiques et de références ouvertes ou occultes à toute la tradition : de Platon à Baudrillard en passant par Descartes. Mais tout cela ne suffit pas à en faire un film philosophique, ni de la philosophie mise en film. L'ambition des réalisateurs était de fabriquer un "Film d'action intellectuel". C'est bien de cela qu'il s'agit : un film d'action qui, en mêlant la fable et le concept, le spectacle et la spéculation, produit des effets théoriques. Ces effets concernent des thèmes aussi variés que le réel et le virtuel, la liberté humaine et les raisons du choix, la cohabitation de l'homme et des machines, le statut des lois de la nature, la puissance de l'amour, le syncrétisme religieux. Matrix, machine philosophique peut se lire comme une sorte de guide de l'utilisateur à l'attention de ceux qui ont aimé le film, qui l'ont détesté, ou qui se demandent simplement ce qu'on peut en penser.
La catastrophe climatique a commencé. Ce désastre annoncé s'accompagne aujourd'hui d'un véritable effondrement politique de notre monde. Tout concourt à la course à l'abîme de l'Humanité : la folie aveugle des pouvoirs et de la finance, l'institutionnalisation de la corruption, l'explosion des inégalités et l'extrême brutalité des relations sociales, la désagrégation des Etats dans l'extension de la guerre et la destruction de la planète. La logique prédatrice d'un capitalisme financier et numérisé emporte les Etats eux-mêmes. Les espoirs révolutionnaires du siècle dernier ont fait naufrage. La démocratie représentative est à la dérive. Grande est alors la tentation du sauve-qui-peut généralisé, qu'il soit individuel ou collectif, du populisme et de l'apartheid climatique. Chacun sait qu'il y a urgence. Nous n'avons plus le temps. d'attendre des décisions qu'aucun gouvernement ne prendra, plus le temps de construire patiemment des stratégies électorales sur des échéances pluriannuelles. L'enjeu d'aujourd'hui n'est pas de sauver coûte que coûte la démocratie représentative mais de faire face ensemble, en commun, à l'apocalypse qui vient. Cette urgence vitale est le moteur des soulèvements contemporains : en 2019 en France avec les Gilets Jaunes, au Chili, en Irak, au Liban, à Hong Kong, en Algérie, en Iran, en Equateur, au Pérou.... Une autre fin du Monde est peut-être possible, celle d'une intervention directe des peuples dans les affaires du Monde et d'une démocratie radicale à la hauteur des défis de l'époque que nous vivons.
Que se passe-t-il en Algérie depuis une année ? De quelle nature est le mouvement populaire (Hirak) qui a surgi le 22 février 2019 ? Quelles sont les contradictions qui le traversent ? Quelles sont les raisons immédiates qui ont causé son apparition et quelles en sont les origines profondes ? Qu'a-t-il obtenu et que lui reste-t-il a conquérir ? Quels effets a-t-il produits sur le pouvoir et la société ? Comment a évolué le rapport de force entre les protagonistes ? Quels sont les principaux enjeux politiques actuels ? Le régime libéral autoritaire qui a imposé Abdelmadjid Tebboune à la tête du pays veut-il et peut-il se contenter de ravaler sa façade démocratique ? Le Hirak peut-il lui imposer une transition démocratique ? Celle-ci passera-t-elle par l'élection d'une Assemblée constituante ? Le combat du Hirak ménera-t-il a une démocratie parlementaire ultralibérale insérée en position dominée dans la globalisation capitaliste mondiale et dans l'ordre impérialiste régional ? Ou à une démocratie souveraine, non alignée, populaire et sociale ? Telles sont les questions que cet ouvrage tente d'éclairer dans le but assumé de contribuer à résoudre cette crise politique au profit des classes populaires.
Le procès des sciences humaines et sociales (SIS) semble avoir été rouvert à l'occasion des attentats du 13 novembre 2015 à Paris, quand plusieurs déclarations publiques ont dénoncé La "culture de l'excuse" qui serait implicite aux tentatives d'explication ou de compréhension du djihadisme portées par ces disciplines. Quelles sont les distinctions à opérer entre comprendre, expliquer, justifier et excuser ? Les causes dissolvent-elles les raisons ? La compréhension exclut-elle le jugement moral ou politique ? faut-il ou non considérer que les explications apportées par les sciences sociales peuvent, à l'image des savoirs psychiatriques, constituer des "circonstances atténuantes" dont les juges, et la société plus largement, auraient à tenir compte ? Comment situer cette condamnation de la "culture de l'excuse" dans l'histoire plus longue des usages politiques des théories des sciences humaines et sociales ? Et plus Largement, dans quelle mesure les sciences humaines et sociales peuvent-elles ou doivent-elles aider à comprendre "l'incompréhensible" ? Telles sont les questions posées par cet ouvrage à partir d'exemples passés et contemporains— La collaboration de scientifiques sous l'occupation nazie, les violences physiques collectives, La radicalisation ou la folie.
Russie, Turquie, Brésil, Pologne, Venezuela, Nicaragua⦠La liste s'allonge des pays vivant un tournant autoritaire. Répression, restriction des libertés publiques et mise sous tutelle de nombreux secteurs sociaux participent d'un durcissement généralisé des modes de gouvernement, qui semble aujourd'hui affecter les démocraties les plus anciennes et les plus solides. L'ambition de cet ouvrage est de renouveler la question de l'autoritarisme, en repérant plutôt les processus qui font évoluer certains régimes de la démocratie vers un exercice brutal ou arbitraire du pouvoir. Les tournants autoritaires sont ici appréhendés sur le registre non de la rupture mais de la reconfigurationA : à la temporalité courte du basculement autoritaire (consécutif, par exemple, à un coup d'Etat), les différents cas historiques ou contemporains présentés substituent la temporalité moyenne d'une recomposition des régimes politiques dans et par laquelle il est possible d'abuser du pouvoir.