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FAIRE USAGE LA PRATIQUE DU STOICISME
BENATOUIL
VRIN
41,00 €
Épuisé
EAN :9782711618408
Le stoïcisme est une philosophie née de la pratique et faite pour être appliquée. Toutes les doctrines antiques, si elles s'articulent à une manière de vivre, ne le font pas de manière aussi immédiate et rigoureuse. Cette étude s'emploie à le montrer en exhumant la théorie de la pratique implicite du stoïcisme, c'est-à-dire son analyse des conditions, des paramètres, des normes et des possibilités de transformation de nos activités. Pour ce faire, on suit le fil directeur d'un petit mot banal, "l'usage" (khrésis, usus) dans les textes et fragments stoïciens. Grâce à lui, on examine les divergences pratiques entre les stoïciens et Socrate, Platon, Aristote ou Epicure, et on parcourt l'ensemble du système stoïcien, de la théologie à la morale appliquée (les usages du vin), en passant par la cosmologie, la zoologie, la psychologie, la logique, la pédagogie et tous les aspects de l'éthique. Nos organes et nos facultés, les bienfaits de la Nature, la raison et l'argumentation, les vertus, ainsi que les circonstances, moyens et buts de nos conduites s'avèrent en effet tous et toujours susceptibles d'un ou plusieurs usages, que la philosophie cherche à répertorier et à organiser. Synthèse pratique de notre passivité par rapport à la providence et de notre activité par rapport au monde, l'usage est ainsi pour les stoïciens le site instable où se joue l'ajustement de l'homme à sa nature et à la Nature. Biographie de l'auteur Thomas Bénatouïl est maître de conférences à l'Université Nancy 2 et membre du Laboratoire de Philosophie et d'Histoire des Sciences -Archives Henri Poincaré (CNRS).
La trilogie de Matrix est-elle autre chose qu'une formidable machine commerciale? Oui, c'est une machine philosophique. Et cependant elle n'aurait pas eu le succès que l'on connaît s'il s'agissait seulement d'un film "pour philosophes". Au coeur de son propos, il y a bien sûr une question "éternelle" aux accents adolescents ("Comment savoir si la réalité n'est pas une vaste illusion?"); le film est saturé de lieux communs philosophiques et de références ouvertes ou occultes à toute la tradition: de Platon à Baudrillard en passant par Descartes. Mais tout cela ne suffit pas à en faire un film philosophique, ni de la philosophie mise en film. L'ambition des réalisateurs de Matrix était de fabriquer un "film d'action intellectuel". C'est bien de cela qu'il s'agit un film d'action qui, en mêlant allègrement la fable et le concept, le spectacle et la spéculation, produit des effets théoriques. Ces effets concernent des thèmes aussi variés que le réel et le virtuel, la liberté humaine et les raisons du choix, la cohabitation de l'homme et des machines, le statut des lois de la nature, la puissance de l'amour, le syncrétisme religieux. Si Matrix ne faisait qu'illustrer des philosophies toutes prêtes, les philosophes n'auraient rien à en dire: ils n'ont pas besoin d'attendre du cinéma qu'il leur apprenne leurs classiques. Mais le film fait beaucoup mieux: il fournit des protocoles d'expérience, il suggère sans les effectuer toutes sortes d'opérations et de constructions philosophiques. Entre science-fiction et philosophie, une forme de "philosophie-fiction": le kung-fu dans la Caverne de Platon. Matrix, machine philosophique peut se lire comme un manuel, une sorte de guide de l'utilisateur à l'attention de ceux qui ont aimé le film, qui l'ont détesté, ou qui se demandent simplement ce qu'on peut en penser. On y trouvera treize textes portant sur différents aspects philosophiques, et un glossaire des principaux symboles, concepts et personnages
Badiou Alain ; Bénatouïl Thomas ; During Elie ; Ma
La trilogie de Matrix est-elle autre chose qu'une formidable machine commerciale ?Oui, c'est une machine philosophique. Et cependant elle n'aurait pas eu le succès que l'on connaît s'il s'agissait seulement d'un film "pour philosophes". Le film est saturé de lieux communs philosophiques et de références ouvertes ou occultes à toute la tradition : de Platon à Baudrillard en passant par Descartes. Mais tout cela ne suffit pas à en faire un film philosophique, ni de la philosophie mise en film. L'ambition des réalisateurs était de fabriquer un "Film d'action intellectuel". C'est bien de cela qu'il s'agit : un film d'action qui, en mêlant la fable et le concept, le spectacle et la spéculation, produit des effets théoriques. Ces effets concernent des thèmes aussi variés que le réel et le virtuel, la liberté humaine et les raisons du choix, la cohabitation de l'homme et des machines, le statut des lois de la nature, la puissance de l'amour, le syncrétisme religieux. Matrix, machine philosophique peut se lire comme une sorte de guide de l'utilisateur à l'attention de ceux qui ont aimé le film, qui l'ont détesté, ou qui se demandent simplement ce qu'on peut en penser.
Musonius (30 ? 95 / 100?), Epictète (50/60? - ca 130) et Marc Aurèle (121 - 180), représentants du stoïcisme impérial, souffrent d'être les derniers d'une longue et fameuse lignée. Leur pensée est souvent réduite à une répétition scolaire des doctrines des premiers stoïciens, ou à une philosophie purement éthique voire moralisatrice, alors qu'elle est centrée sur la dimension pratique de la philosophie dans son ensemble. Que signifie concrètement « être stoïcien »? S'agit-il seulement d'adhérer à certaines thèses? Comment s'en imprégner et les appliquer? On tâche ici de mettre en évidence les principes, concepts et techniques que Musonius, Épictète et Marc Aurèle élaborent pour résoudre, théoriquement et pratiquement, le problème de la mise en oeuvre de la philosophie: dans sa partie éthique, mais aussi dans ses dimensions politique, épistémologique, dialectique, pédagogique, psychologique, cosmologique et théologique. Prenant pour guide l'« usage », notion-clé, on examine successivement comment les derniers stoïciens conçoivent celui des choses et des événements, d'autrui, des représentations, des facultés morales, enfin de notre vie par Dieu au sein de l'ordre du monde.
Nombreuse, infiniment ondoyante et diverse, cette pensée n'est qu'une charité toujours active dont le mouvement incessant tend vers des objets qui nous échappent ou vers les aspects inconnus de ceux que nous percevions déjà. Comment suivre une telle pensée sans être cette pensée même (...)? ". Le présent ouvrage tente une réponse en même temps qu'il pose la question. Considérant que les écrits de Bonaventure dessinent moins une progression linéaire qu'ils ne suivent un " ordre du coeur ", Etienne Gilson propose ici, après un chapitre introductif de nature biographique qui cherche l'homme derrière l'oeuvre, un parcours circulaire autour du centre de la synthèse bonaventurienne, le Verbe, incarné en la personne du Christ. C'est ainsi que se trouvent abordés les thèmes fondamentaux que sont la critique de la philosophie naturelle, l'évidence de l'existence de Dieu et le problème de la science et de la volonté divines, mais aussi la création, les corps inanimés, les animaux, l'âme humaine, les anges, ou encore l'illumination, la grâce et la béatitude. Ces études convergent et culminent tout à la fois dans un dernier chapitre qui s'attache à saisir l'esprit de ce penseur. A l'encontre de l'argument qui consiste à qualifier Bonaventure de mystique pour le reléguer hors de l'histoire de la philosophie, Etienne Gilson se propose de recourir précisément à cet argument pour l'y réintégrer : le sentiment mystique, pénétrant en effet toutes les couches de l'édifice, est ce qui lui confère sa systématicité, et une systématicité telle que cette mystique spéculative bonaventurienne partage seule avec la doctrine thomiste le titre de synthèse de la pensée scolastique tout entière. Tendant toujours vers une métaphysique de la mystique chrétienne comme vers son terme ultime, cette pensée témoigne simultanément de la nécessité de la science et de sa subordination aux " ravissements mystiques ", et se situe à la rencontre des influences de saint François, de saint Augustin et des exigences systématiques des Sommes de Thomas d'Aquin. L'oeuvre de Bonaventure marque ainsi un moment capital dans le long progrès par lequel la théologie scolastique parvint à l'unité d'un système.