Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Matrix . Machine philosophique
Badiou Alain ; Bénatouïl Thomas ; During Elie
ELLIPSES
18,00 €
Épuisé
EAN :9782729818418
La trilogie de Matrix est-elle autre chose qu'une formidable machine commerciale? Oui, c'est une machine philosophique. Et cependant elle n'aurait pas eu le succès que l'on connaît s'il s'agissait seulement d'un film "pour philosophes". Au coeur de son propos, il y a bien sûr une question "éternelle" aux accents adolescents ("Comment savoir si la réalité n'est pas une vaste illusion?"); le film est saturé de lieux communs philosophiques et de références ouvertes ou occultes à toute la tradition: de Platon à Baudrillard en passant par Descartes. Mais tout cela ne suffit pas à en faire un film philosophique, ni de la philosophie mise en film. L'ambition des réalisateurs de Matrix était de fabriquer un "film d'action intellectuel". C'est bien de cela qu'il s'agit un film d'action qui, en mêlant allègrement la fable et le concept, le spectacle et la spéculation, produit des effets théoriques. Ces effets concernent des thèmes aussi variés que le réel et le virtuel, la liberté humaine et les raisons du choix, la cohabitation de l'homme et des machines, le statut des lois de la nature, la puissance de l'amour, le syncrétisme religieux. Si Matrix ne faisait qu'illustrer des philosophies toutes prêtes, les philosophes n'auraient rien à en dire: ils n'ont pas besoin d'attendre du cinéma qu'il leur apprenne leurs classiques. Mais le film fait beaucoup mieux: il fournit des protocoles d'expérience, il suggère sans les effectuer toutes sortes d'opérations et de constructions philosophiques. Entre science-fiction et philosophie, une forme de "philosophie-fiction": le kung-fu dans la Caverne de Platon. Matrix, machine philosophique peut se lire comme un manuel, une sorte de guide de l'utilisateur à l'attention de ceux qui ont aimé le film, qui l'ont détesté, ou qui se demandent simplement ce qu'on peut en penser. On y trouvera treize textes portant sur différents aspects philosophiques, et un glossaire des principaux symboles, concepts et personnages
Voici la réédition, augmentée d'une longue préface, d'un livre publié en 1969 et devenu introuvable depuis trente ans. Il transcrit deux conférences prévues à l'époque dans un contexte à la fois dense et mondain : le cours de philosophie pour scientifiques organisé par Louis Althusser. La première conférence eut bien lieu, en 1968, à la fin du mois d'avril. Deux semaines plus tard, c'était le début de Mai 68, celui-là même auquel notre actuel Président ordonne qu'on mette fin une fois pour toutes . Nous, jeunes philosophes, sommes alors passés brutalement des raffinements formels de la théorie pure à l'activisme politique le plus radical. Nous servions les structures, il a fallu, et avec quelle détermination, servir le peuple. La deuxième conférence fut annulée. Entre 1960 et 1968, nous étions en effet structuralistes , et nous avions une grande dévotion pour la science, que nous opposions à l'idéologie. Il est vraiment paradoxal que depuis, on ait jugé que nous nagions en pleine idéologie, et qu'on ait appelé à la fin des idéologies . On verra tout le contraire dans ce livre: une grande rigueur instruite concernant la logique contemporaine, un grand mépris pour les à peu près de l'idéologie, et une ambition rationnelle qui s'étend à tous les domaines de la pensée active, politique comprise. La vérité saute toujours par-dessus les étapes obligées. C'est parce qu'il est vraiment de son temps - le début des années soixante - que ce petit livre peut être du nôtre. Écrite aujourd'hui, la préface, racontant l'histoire de nos pensées depuis presque un demi-siècle, tente de montrer la pertinence de cette réédition. Pour les idées profondes, quarante ans, ce n'est que le temps raisonnable d'une latence, pendant laquelle mûrissent les conditions nouvelles de leur efficacité.
Il n'y a d'éthique que des vérités. Ou plus précisément : il n'y a que l'éthique des processus de vérité, du labeur qui fait advenir en ce monde quelques vérités. L'éthique doit se prendre au sens supposé par Lacan quand il parle, s'opposant ainsi à Kant et au motif d'une morale générale, d'éthique de la psychanalyse. L'éthique n'existe pas. Il n'y a que l'éthique-de (de la politique, de l'amour, de la science, de l'art).
Présentation de l'éditeur Pourquoi saint Paul ? Pourquoi requérir cet « apôtre », d'autant plus suspect qu'il s'est, de toute évidence, auto-proclamé tel, et que son nom est couramment associé aux dimensions les plus institutionnelles et les moins ouvertes du christianisme ? Et quel usage prétendons-nous faire du dispositif de la foi chrétienne, dont il semble proprement impossible de dissocier la figure et les textes de Paul ? Pourquoi invoquer et analyser cete fable ?Ce qui va nous retenir, quant à nous, dans l'oeuvre de Paul est cette connexion paradoxale, dont il est l'inventeur, entre un sujet sans identité et une loi sans support, qui fonde la possibilité dans l'histoire d'une prédication universelle. Le geste inouï de Paul est de soustraire la vérité à l'emprise communautaire, qu'il s'agisse d'un peuple, d'une cité, d'un Empire, d'un territoire, ou d'une classe sociale.Repenser ce geste et sa force instituante, en déplier les chicanes, est à coup sûr une nécessité contemporaine.
« Cela a duré six ans. Pourquoi ce travail presque maniaque à partir de Platon? C?est que c?est de lui que nous avons prioritairement besoin aujourd?hui: il a donné l?envoi à la conviction que nous gouverner dans le monde suppose qu?un accès à l?absolu nous soit ouvert. Je me suis donc tourné vers La République, ?uvre centrale du Maître consacrée au problème de la justice, pour en faire briller la puissance contemporaine. Je suis parti du texte grec sur lequel je travaillais déjà avec ardeur il y a cinquante-quatre ans. J?ai commencé par tenter de le comprendre, totalement, dans sa langue. Je me suis acharné, je n?ai rien laissé passer; c?était un face-à-face entre le texte et moi. Ensuite, j?ai écrit ce que délivrait en moi de pensées et de phrases la compréhension acquise du morceau de texte grec dont j?estimais être venu à bout. Peu à peu, des procédures plus générales sont apparues: complète liberté des références; modernisation scientifique; modernisation des images; survol de l?Histoire; tenue constante d?un vrai dialogue, fortement théâtralisé. Évidemment, ma propre pensée et plus généralement le contexte philosophique contemporain se sont infiltrés dans le traitement du texte de Platon, et sans doute d?autant plus quand je n?en étais pas conscient. Le résultat, bien qu?il ne soit jamais un oubli du texte original, pas même de ses détails, n?est cependant presque jamais une ?traduction? au sens usuel. Platon est omniprésent, sans que peut-être une seule de ses phrases soit exactement restituée. J?espère être ainsi parvenu à combiner la proximité constante avec le texte original et un éloignement radical, mais auquel le texte, tel qu?il peut fonctionner aujourd?hui, confère généreuse-ment sa légitimité. C?est cela, après tout, l?éternité d?un texte. » Alain Badiou
Résumé : Destiné aux italianistes, élèves du secondaire, étudiants de l'université ou des classes préparatoires, ou même autodidactes, cet ouvrage permet d'apprendre ou de revoir la grammaire italienne et ses difficultés les plus courantes, au moyen de 40 chapitres synthétiques proposant une approche progressive en 5 étapes : observer, comprendre, retenir, aller plus loin et enfin, s'entraîner. Structuré et progressif, chaque chapitre s'appuie de façon très concrète, à la manière d'un bain linguistique, d'abord sur l'observation d'exemples tirés de la littérature italienne, puis sur leur analyse articulée autour de la comparaison entre le français et l'italien, avant de proposer une explication synthétique à retenir et un approfondissement de la notion étudiée pour aller éventuellement plus loin. Enfin, grâce aux nombreux exercices variés et systématiquement corrigés vous pourrez mettre en pratique les règles théoriques apprises ou revues. Les plus : De très nombreux exemples extraits de la littérature italienne. La définition systématique des termes grammaticaux rencontrés. Des explications synthétiques avec deux niveaux de difficulté. Plus de 180 exercices corrigés. Une bibliographie nourrie.
Présentation de l'éditeur abc FLE vous conduira en 30 leçons au niveau A1-A2 du cadre européen de référence des langues. FLE s'adresse : aux grands débutants adolescents ou adultes aux personnes désirant acquérir les bases du français en vue d'un séjour aux personnes n'ayant plus pratiqué le français depuis longtemps abc FLE comprend : 30 leçons 30 dialogues ou textes enregistrés 160 exercices corrigés 100 fichiers audio à télécharger gratuitement sur le site des éditions ellipses : www.editions-ellipses.fr abc FLE est l'outil idéal pour débuter ou réviser.
Résumé : Rien ne remplace le contact direct avec les oeuvres étrangères ; c'est particulièrement vrai pour le latin qui a toujours entretenu et continue d'entretenir, contre vents et marées, des liens si étroits avec notre culture. Cet ouvrage destiné aux élèves de lycée et aux étudiants aborde la lecture des textes de trois points de vue différents : étude de la langue ; méthode de traduction ; versions expliquées. De très nombreux exemples, tous traduits, familiarisent le lecteur avec la pratique de la langue, lui assurent une bonne maîtrise du sens et préparent au commentaire littéraire.