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Histoire religieuse de la Suisse. La présence des catholiques
Bedouelle Guy ; Walter François
CERF
48,00 €
Épuisé
EAN :9782204063517
La Suisse est un pays qui, dans l'Europe actuelle, présente et cultive bien des originalités et des particularismes : mosaïque de cultures, de langues, d'histoires et de géographies diverses. Du point de vue religieux, elle est aussi divisée en confessions différentes, tandis que les rapports des Eglises et de l'Etat varient de canton à canton. Cet ouvrage, par la diversité de ses auteurs et de ses approches, reflète et exprime en quelque sorte cette pluralité qui s'exerce dans un espace restreint. Le titre du livre : Histoire religieuse de la Suisse, doit être entendu dans son aspect programmatique. Il s'agit non d'une synthèse qui se prétendrait définitive, mais de contributions éclairant la réalité religieuse multiforme, envisagée jusqu'au lendemain de la Première Guerre mondiale. Le sous-titre, La présence des catholiques, souligne le thème dominant de l'ouvrage. Ce livre, rédigé par les meilleurs spécialistes, fera sans doute comprendre pourquoi l'héritage religieux pèse encore d'un poids si lourd dans une société d'apparence consensuelle. La Suisse accepte cependant, à la différence d'autres pays, de l'intégrer dans son désir de " vouloir vivre ensemble ".
Saint Dominique et les premiers frères prêcheurs n'avaient pas prévu cela: la prédication à laquelle ils se vouaient dans un Ordre naissant était un acte de parole, très vite aussi d'écriture, mais nul d'entre eux ne pensait au rôle de l'image. Par esprit de pauvreté, tout décor était même officiellement banni de leurs couvents. Cela ne put durer. Dès le milieu du XIIIe siècle, il fallut, non sans débats, inventer une conciliation entre le dénuement de la vita apostolica et un certain "luxe" de l'art. Les artistes dominicains, certes, furent rares, même s'il y en eut de belle qualité. Fra Angelico les surplombe, qu'on reconnut peu à peu comme un théologien majeur, aux côtés de Thomas d'Aquin. Mais l'Ordre fit naître une copieuse iconographie de ses saints et de ses bienheureux. Nombre de couvents passèrent commande de ce que nous appelons aujourd'hui des "oeuvres d'art", à la fois présence visible du mystère chrétien et support d'enseignement pour les fidèles. Le Rosaire fut aussi une source féconde d'images. Issu d'un colloque organisé par le couvent des dominicains de Nice en 2004, cet ouvrage sillonne, au fil des premiers siècles de l'Ordre, l'espace entre la basilique de Saint-Maximin et le splendide couvent de Gênes. Conjuguant les regards d'historiens de l'art, d'historiens de l'Ordre et de théologiens, il présente et analyse des oeuvres et des corpus iconographiques, souvent aussi admirables que méconnus, suscités par les dominicains. Il s'attarde sur la fin du XVe siècle, dans la lumière de Louis Brea, et sur les richesses du baroque. Car ces bords de Méditerranée recèlent des trésors, même s'ils n'ont pas eu l'éclat de Venise, Florence ou Rome. Or, cette modestie permet d'autant mieux, peut-être, de comprendre les défis posés à l'Ordre par sa rencontre avec l'image et d'éclairer des questions qui sous-tendent ce livre. Certaines ont d'abord un intérêt historique: qu'a su offrir la tradition dominicaine à la figuration des mystères de la foi? pourquoi se mettre en scène soi-même à travers les grandes figures de sa propre histoire? D'autres questions sont d'une vivante actualité: quelle est la juste relation entre des religieux et des artistes? les séductions de la beauté s'accordent-elles avec la passion de la Parole? qu'en est-il d'une prédication par l'image? bref, quelle place tient l'art dans la mission des prêcheurs?
Très connu du public qui s'abrite derrière son exemple pour toujours attendre de voir pour croire quelque chose, affectionné des peintres qui aiment à lui faire toucher les plaies du Ressuscité, vénéré des chrétiens du lointain Orient, qui pensent lui devoir leur foi, Thomas l'Apôtre n'apparaît pas beaucoup dans les Evangiles. Seul saint Jean lui consacre quelques versets fulgurants. Saint Thomas fournit à l'auteur l'occasion de développer une libre méditation à la première personne et de relire I'Eangile de S. Jean en compagnie d'un apôtre qui n'est pas moins un témoin privilégié de la Résurrection, un homme qui n'en croit pas ses yeux.
Cet ouvrage de Guy Bedouelle, directeur de la collection "Histoire du christianisme", a pour but de proposer une synthèse sur la réforme catholique qui a façonné l'Eglise, mais aussi la culture européenne du XVIe siècle jusqu'au milieu du XXe siècle. En effet, la recherche spécialisée et érudite a été extrêmement riche et intéressante depuis une vingtaine d'années, mais elle reste ignorée du grand public cultivé.La question historique à laquelle ces pages veulent répondre est simple: pourquoi la réforme tellement désirée, et même amorcée depuis le XIVe siècle dans l'Eglise catholique, a-t-elle dû attendre la fin du XVIe siècle, et souvent le XVIIe siècle, pour s'établir durablement? En d'autres termes, pourquoi le concile de Trente a-t-il pu porter des fruits durables, là où tant de projets conciliaires ou pontificaux, là où tant de mouvements suscités par des saints, de Catherine de Sienne et Vincent Ferrier, semblaient avoir échoué? Biographie de l'auteur Guy Bedouelle, professeur d'histoire de l'Eglise à l'université de Fribourg, a publié de nombreux ouvrages sur la Bible au XVIe siècle et sur l'humanisme (Lefèvre d'Étaples, dont il est le spécialiste, Érasme, les humanistes anglais) et sur le XIXe siècle.
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
L'histoire de la papauté est complexe et ne se résume pas à l'histoire de la religion catholique. Institution globale, cherchant à guider les sociétés, la papauté doit être réinsérée dans un cycle historique de long terme, celui qui a vu un espace marginal, désigné d'abord comme "chrétienté" puis comme "Occident" , se développer avant de se projeter à la conquête du globe, jusqu'à la "mondialisation" actuelle. Son rôle a souvent été esquivé par un compromis historiographique entre auteurs laïcs, soucieux de faire un récit du progrès dégagé de l'Eglise, et auteurs catholiques, désireux de faire l'histoire irénique et morale d'une papauté humanitaire au-dessus des Etats, des frontières et des guerres. L'objet de cette réflexion sera au contraire d'envisager la papauté comme un acteur majeur à une échelle globale dans une histoire qui ne peut se réduire à un ordre linéaire et simpliste, celui d'un progrès scientifique, économique ou d'une sortie de la religion, une histoire dont on cherchera à redécouvrir toute la pluralité.
Dans notre société laïque, la chrétienté constitue-t-elle encore un sujet pertinent pour l'histoire ? Plus que jamais, répond Françoise Hildesheimer. En explorant celle de l'Eglise sur le temps long, l'historienne retrace les origines et les développements du conflit d'influence entre religion et Etat qui a enfiévré l'Occident des siècles durant. Or c'est en France qu'il a connu son paroxysme. Doctrine politique originale, le gallicanisme a prôné dès le XIIIe siècle l'indépendance temporelle de l'Eglise de France vis-à-vis du pape ; une spécificité qui, via la rupture de la Séparation, a durablement marqué notre histoire. La France, fille aînée de l'Eglise ? De Clovis à Aristide Briand en passant par Charlemagne, Charles VII et Jeanne d'Arc, Louis XIV et Bossuet ou Napoléon, ce parcours passionnant entrecroise théologie, politique, récit historique et débats d'idées pour proposer une vision inédite de l'histoire de l'Eglise catholique en France.
Résumé : Abus sexuels, concentration de la parole et du pouvoir, exclusion des femmes : comment ces faits ont-ils été rendus possibles au sein d'une institution née pour incarner la parole de Jésus ? Avec toute la vigueur de la colère et d'un attachement authentique au message évangélique, Loïc de Kerimel va à la racine du mal : l'Eglise ne produit pas privilèges et abus comme n'importe quelle institution de pouvoir le fait ; elle est fondée sur l'affirmation d'une différence essentielle entre une caste sacerdotale, sacrée, et le peuple des fidèles. Alors que Jésus dénonce le monopole des prêtres et de la hiérarchie lévitique du Temple dans l'accès au salut, l'Eglise chrétienne naissante se dote d'une organisation similaire. Alors même que le judaïsme naissant se convertit à une spiritualité sans prêtres ni sacrifices, l'Eglise donne au repas du Seigneur, l'eucharistie, une tournure sacrificielle. Or, c'est précisément autour du monopole sacerdotal, et masculin, de cette célébration que le cléricalisme a fait système et s'est installé dans l'histoire. Tenu à l'écart des réformes, il a généré les abus de pouvoir qui gangrènent l'Eglise aujourd'hui. Un livre passionnant et nécessaire. Loïc de Kerimel est agrégé de philosophie. Il a un rôle actif dans l'Amitié judéo-chrétienne de France et au sein de la Conférence catholique des Baptisé-e-s francophones