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Histoire ecclésiastique du peuple anglais. Tome 3 (Livre V)
BEDE LE VENERABLE
CERF
27,00 €
Épuisé
EAN :9782204080453
Publiée par Bède en 731, l'Histoire ecclésiastique du peuple anglais est une oeuvre fondatrice à maints égards. Elle applique, chose rare à l'époque, les règles scientifiques: préciser les dates, vérifier et donner la source des documents, assurer une suite logique aux chapitres, utiliser un style simple mais non sans élégance. Grâce à Bède, nous bénéficions de lumières sur les premiers siècles, obscurs, de l'installation en Grande-Bretagne des royaumes anglo-saxons, souvent rivaux et agressifs. Bède s'efforce de montrer que la christianisation amène l'unité. La présente édition offre pour la première fois aux francophones le texte du manuscrit de Saint-Pétersbourg, très proche de l'original de Bède. La traduction française se veut aussi roche du texte latin que possible. Les notes, tout en signalant sources et travaux, sont assez explicites et détaillées pour satisfaire les éventuelles interrogations; elles font souvent référence à la traduction en vieil anglais, du IXe siècle. Avec le Livre V, s'achève l'édition de l'Histoire ecclésiastique de Bède. Le lecteur trouvera, dans ce troisième et dernier volume, une série d'index cumulatifs qui faciliteront la consultation de l'ensemble de l'oeuvre. Biographie de l'auteur André Crépin, professeur émérite à la Sorbonne (Paris IV) et membre de l'Institut, s'est chargé de l'introduction et des notes, Michael Lapidge, professeur de littérature à l'Université de Cambridge (UK) et d'anglais au "Medieval Institute" de l'Université Notre Dame (Ill., USA), de l'établissement du texte, la traduction est l'oeuvre de Pierre Monat et Philippe Robin, tous deux professeurs de latin à l'Université de Franche-Comté.
Il est à peine croyable que cet ouvrage, l'un des plus fameux livres d'Outre-Manche, ait attendu douze siècles avant d'être traduit en français. Bède le Vénérable, sans doute l'homme le plus savant du VIIIe siècle, n'est pas seulement un historien moderne, qui inaugure une nouvelle manière d'écrire l'histoire. C'est aussi un écrivain étonnant qui brosse, à l'aide de saynètes pittoresques, la chronique de ces siècles tumultueux au cours desquels la Grande-Bretagne fut convertie au christianisme par d'inlassables moines. Nous découvrons ainsi, depuis la conquête romaine jusqu'à cette époque paisible du VIIIe siècle, l'histoire des princes, des ermites, du petit peuple à travers des figures surprenantes, souvent favorisées de grâces extraordinaires. Le monde d'ici-bas communique aisément alors avec le monde de l'au-delà. Les anges visitent les vivants, qui s'efforcent de bâtir en Bretagne la cité de Dieu. On ne manquera pas d'être frappé par d'innombrables similitudes entre les temps d'alors et les temps d'aujourd'hui: interrogations sur le sens de l'existence, communication avec les morts, réflexion sur l'intégration des immigrés, recherche de la sainteté dans un monde de violence et de sensualité.
Quatrième de couverture Le De Tabernaculo, que suivit le De Templo, témoigne de sa méthode exégétique, qui se veut littérale et même savante, mais rejoint, à travers chaque détail, un sens ecclésial et spirituel. Bède sait tirer parti de tous les détails que donne le livre de l'Exode sur les matériaux, les dimensions, l'édification de la Tente de l'Alliance et son mobilier, et sur les vêtements des prêtres. Les applications qu'il en fait constituent tout un exposé fervent des aspects variés de la vie chrétienne, à travers laquelle s'édifie la cité céleste.
Il est à peine croyable que cet ouvrage, l'un des plus fameux livres d'Outre-Manche, ait attendu douze siècles avant d'être traduit en français. Bède le Vénérable, sans doute l'homme le plus savant du VIIIe siècle, n'est pas seulement un historien moderne, qui inaugure une nouvelle manière d'écrire l'histoire. C'est aussi un écrivain étonnant qui brosse, à l'aide de saynètes pittoresques, la chronique de ces siècles tumultueux au cours desquels la Grande-Bretagne fut convertie au christianisme par d'inlassables moines. Nous découvrons ainsi, depuis la conquête romaine jusqu'à cette époque paisible du VIIIe siècle, l'histoire des princes, des ermites, du petit peuple à travers des figures surprenantes, souvent favorisées de grâces extraordinaires. Le monde d'ici-bas communique aisément alors avec le monde de l'au-delà. Les anges visitent les vivants, qui s'efforcent de bâtir en Bretagne la cité de Dieu. On ne manquera pas d'être frappé par d'innombrables similitudes entre les temps d'alors et les temps d'aujourd'hui: interrogations sur le sens de l'existence, communication avec les morts, réflexion sur l'intégration des immigrés, recherche de la sainteté dans un monde de violence et de sensualité.
Résumé : En l'an 802, Alcuin (735-804), conseiller et proche de Charlemagne, offre à un de ses amis un petit livret : "Ce livret, écrit-il, contient le petit psautier attribué au saint prêtre Bède que ce dernier a confectionné en recueillant dans chaque psaume selon la vérité hébraïque les versets qui conviennent à la louange de Dieu et à la prière". Comme Alcuin le souligne, Bède utilise non pas la traduction latine du psautier de la Bible grecque, mais la traduction des psaumes réalisée à partir de l'hébreu par saint Jérôme vers l'an 405. Le "petit psautier du saint père Bède" est un seul long psaume recomposé à partir de versets choisis dans l'ensemble des psaumes. Bède exclut les versets appelant à la vengeance de Dieu ou au châtiment des coupables, mais uniquement ceux qui évoquent la délivrance accordée par Dieu à ceux qui le servent. Cet unique texte est le fruit d'une profonde et longue méditation des psaumes par le moine Bède jusqu'à le transformer en un pur et magnifique psaume nouveau, comme un Psaume des psaumes. La présente traduction est la première qui soit réalisée en français. Pour chaque verset est indiquée ici la numérotation de la Bible hébraïque ainsi que celle de la version latine. Grâce à Alcuin, l'Abbreviated Psalter de Bède connaîtra une postérité qu'il n'aurait pas imaginée. Sur le modèle du psautier de Bède fleurissent dès l'époque carolingienne une multitude de psautiers abrégés. Aujourd'hui encore la Liturgie des heures s'inscrit dans une tradition similaire.
Résumé : Abus sexuels, concentration de la parole et du pouvoir, exclusion des femmes : comment ces faits ont-ils été rendus possibles au sein d'une institution née pour incarner la parole de Jésus ? Avec toute la vigueur de la colère et d'un attachement authentique au message évangélique, Loïc de Kerimel va à la racine du mal : l'Eglise ne produit pas privilèges et abus comme n'importe quelle institution de pouvoir le fait ; elle est fondée sur l'affirmation d'une différence essentielle entre une caste sacerdotale, sacrée, et le peuple des fidèles. Alors que Jésus dénonce le monopole des prêtres et de la hiérarchie lévitique du Temple dans l'accès au salut, l'Eglise chrétienne naissante se dote d'une organisation similaire. Alors même que le judaïsme naissant se convertit à une spiritualité sans prêtres ni sacrifices, l'Eglise donne au repas du Seigneur, l'eucharistie, une tournure sacrificielle. Or, c'est précisément autour du monopole sacerdotal, et masculin, de cette célébration que le cléricalisme a fait système et s'est installé dans l'histoire. Tenu à l'écart des réformes, il a généré les abus de pouvoir qui gangrènent l'Eglise aujourd'hui. Un livre passionnant et nécessaire. Loïc de Kerimel est agrégé de philosophie. Il a un rôle actif dans l'Amitié judéo-chrétienne de France et au sein de la Conférence catholique des Baptisé-e-s francophones
Résumé : Cette synthèse, remarquable et accessible, sur les débuts du christianisme nous conduit des années de prédication de Jésus en Galilée et en Judée, de sa mort ignominieuse, et de la diffusion complexe et diverse de son souvenir et de son héritage dans l'Empire romain, jusqu'à la constitution d'une "mémoire officielle" et institutionnelle qui donnera un corpus canonique d'écritures. Pour quelles raisons la mort infamante de Jésus n'a-t-elle pas mis fin à ce mouvement à l'intérieur du judaïsme de l'époque ni arrêté la diffusion de son message aux frontières d'Israël ? Comment, à partir du second siècle, s'est constitué un système doctrinal et spirituel qui a pu s'imposer à l'Empire romain ? Enrico Norelli montre la diversité étonnante des modèles de foi qui aura permis la naissance et surtout le développement de la doctrine chrétienne. Il explique pourquoi certains de ces modèles se sont imposés au détriment d'autres. Il aborde de nombreuses questions relatives à cette construction : la lecture de la Bible, la constitution de l'Eglise, Marcion, le judéo-christianisme, l'influence et le rôle de Paul, la constitution d'un canon écrit à la confluence de mémoires plurielles...
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Pouderon Bernard ; Salamito Jean-Marie ; Zarini Vi
Premiers : les plus anciens de ces textes sont immédiatement postérieurs aux derniers écrits des apôtres (fin du I ?? siècle) ; les plus tardifs se situent à la frontière du II ? et du III ? siècle. Le corpus commence avec des hommes qui ont connu les apôtres : Clément de Rome fut proche de Pierre. Il prend fin avec les disciples de leurs disciples : Irénée de Lyon se réclame de Polycarpe de Smyrne, qui avait connu Jean. - Certains témoignages et quelques poèmes sont moins anciens. Ecrits : les auteurs, "Pères de l'Eglise" pour la plupart, ne cherchent pas encore à bâtir une oeuvre. Ils disent qui ils sont, comment ils vivent et meurent, ce qu'ils croient. Leurs textes adoptent les formes les plus variées : lettre, récit, traité, dialogue, discours judiciaire, poème... formes empruntées à la littérature de leur univers culturel, l'hellénisme, à moins qu'elles n'aient des parallèles dans la littérature juive, comme les actes de martyrs, dont l'Ancien Testament offre l'archétype. Pour exprimer les réalités nouvelles, les vieux mots changent de sens : baptizein, "immerger ", devient "baptiser" ; ekklesia, "assemblée ", signifie désormais "église". Chrétiens : la période est celle de l'autodéfinition du christianisme. Le terme apparaît autour de 117, chez Ignace d'Antioche. C'est le temps de la séparation, plus ou moins rapide et marquée selon les aires culturelles, d'avec le judaïsme. Se constituent peu à peu des usages liturgiques, des règles communautaires, un canon des Ecritures, des doctrines qui formeront le dogme de l'Eglise "catholique", c'est-à-dire universelle. Naissance d'une religion, d'une Eglise, d'une littérature. A la fin du Il ? siècle, sous l'oeil des "païens" et des juifs (dont on présente aussi, en ouverture, les témoignages), l'Eglise est en passe d'unifier ses usages et d'installer ses institutions. Le christianisme a trouvé sa place dans la société. Il a propagé ses idées dans le monde intellectuel. De cette aventure, car c'en est une, les Premiers écrits chrétiens retracent les divers aspects, d'une manière extraordinairement vivante.