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LE PSAUME DES PSAUMES
BEDE LE VENERABLE
ARFUYEN
14,00 €
Épuisé
EAN :9782845903395
En l'an 802, Alcuin (735-804), conseiller et proche de Charlemagne, offre à un de ses amis un petit livret : "Ce livret, écrit-il, contient le petit psautier attribué au saint prêtre Bède que ce dernier a confectionné en recueillant dans chaque psaume selon la vérité hébraïque les versets qui conviennent à la louange de Dieu et à la prière". Comme Alcuin le souligne, Bède utilise non pas la traduction latine du psautier de la Bible grecque, mais la traduction des psaumes réalisée à partir de l'hébreu par saint Jérôme vers l'an 405. Le "petit psautier du saint père Bède" est un seul long psaume recomposé à partir de versets choisis dans l'ensemble des psaumes. Bède exclut les versets appelant à la vengeance de Dieu ou au châtiment des coupables, mais uniquement ceux qui évoquent la délivrance accordée par Dieu à ceux qui le servent. Cet unique texte est le fruit d'une profonde et longue méditation des psaumes par le moine Bède jusqu'à le transformer en un pur et magnifique psaume nouveau, comme un Psaume des psaumes. La présente traduction est la première qui soit réalisée en français. Pour chaque verset est indiquée ici la numérotation de la Bible hébraïque ainsi que celle de la version latine. Grâce à Alcuin, l'Abbreviated Psalter de Bède connaîtra une postérité qu'il n'aurait pas imaginée. Sur le modèle du psautier de Bède fleurissent dès l'époque carolingienne une multitude de psautiers abrégés. Aujourd'hui encore la Liturgie des heures s'inscrit dans une tradition similaire.
Publiée par Bède en 731, l'Histoire ecclésiastique du peuple anglais est une ?uvre fondatrice à maints égards. Elle applique, chose rare à l'époque, les règles scientifiques: préciser les dates, vérifier et donner la source des documents, assurer une suite logique aux chapitres, utiliser un style simple mais non sans élégance. Grâce à Bède, nous bénéficions de lumières sur les premiers siècles, obscurs, de l'installation en Grande-Bretagne des royaumes anglo-saxons, souvent rivaux et agressifs. Bède s efforce de montrer que la christianisation amène l'unité. La présente édition (en trois volumes) offre pour la première fois aux francophones le texte du manuscrit de Saint-Pétersbourg, très proche de l'original de Bède. La traduction française se veut aussi proche du texte latin que possible. Les notes, tout en signalant sources et travaux, sont assez explicites et détaillées pour satisfaire les éventuelles interrogations; elles font souvent référence à la traduction en vieil-anglais, du IXe siècle.
Le présent ouvrage aborde, à la suite de tant d'autres volumes aussi bien théoriques que pratiques, la question de la fragmentation dans les créations littéraires. Il s'agit, par le biais de différentes contributions, d'appréhender la pratique fragmentaire chez les auteurs africains contemporains. Si son usage chez ceux-ci dévoile un tant soit peu la désintégration des genres littéraires, elle est, après tout, une exigence formellement admise. De la sorte, les auteurs africains ne sont plus des fragmentaires malgré eux-mêmes, mais des fragmentaires confirmés dans leurs prises de plume. Dans cette posture, elles corroborent un choix délibéré, conscient d'une pratique scripturale en plein essor dans le vaste champ de production littéraire africaine. Dans cet ouvrage collectif, on découvrira que chaque contribution est une illustration de ce que, aujourd'hui, la pratique fragmentaire est un fait contemporain qui est partie prenante du quotidien de l'homme. Dans cette optique, elle est présentée dans ce livre comme une pratique questionnant le monde en permettant un dialogue entre les genres ; ce qui engendre du coup une parole plurielle. A vrai dire, elle se veut une pratique dans laquelle tout semble possible puisque tous les auteurs étudiés ont procédé par déconstruction/reconstruction de leurs textes faisant de la pratique fragmentaire, d'abord un jeu, ensuite une quête permanente d'une esthétique scripturale désormais érigée en éthique.
Cet ouvrage rassemble des contributions d'analystes sur la production romanesque de Tierno Monénembo, les procédés qui concourent à l'écriture, les choix culturel, littéraire, politique et idéologique des uvres. Les études s'intéressent en particulier aux liens entre écriture, fiction et histoire. Monénembo se positionne comme le témoin des traces de l'histoire, des réalités de son temps, des soubresauts qui ont secoué l'Afrique et surtout son pays la Guinée. Son écriture se révèle transnationale et transculturelle.
Publiée par Bède en 731, l'Histoire ecclésiastique du peuple anglais est une oeuvre fondatrice à maints égards. Elle applique, chose rare à l'époque, les règles scientifiques: préciser les dates, vérifier et donner la source des documents, assurer une suite logique aux chapitres, utiliser un style simple mais non sans élégance. Grâce à Bède, nous bénéficions de lumières sur les premiers siècles, obscurs, de l'installation en Grande-Bretagne des royaumes anglo-saxons, souvent rivaux et agressifs. Bède s'efforce de montrer que la christianisation amène l'unité. La présente édition offre pour la première fois aux francophones le texte du manuscrit de Saint-Pétersbourg, très proche de l'original de Bède. La traduction française se veut aussi roche du texte latin que possible. Les notes, tout en signalant sources et travaux, sont assez explicites et détaillées pour satisfaire les éventuelles interrogations; elles font souvent référence à la traduction en vieil anglais, du IXe siècle. Avec le Livre V, s'achève l'édition de l'Histoire ecclésiastique de Bède. Le lecteur trouvera, dans ce troisième et dernier volume, une série d'index cumulatifs qui faciliteront la consultation de l'ensemble de l'oeuvre. Biographie de l'auteur André Crépin, professeur émérite à la Sorbonne (Paris IV) et membre de l'Institut, s'est chargé de l'introduction et des notes, Michael Lapidge, professeur de littérature à l'Université de Cambridge (UK) et d'anglais au "Medieval Institute" de l'Université Notre Dame (Ill., USA), de l'établissement du texte, la traduction est l'oeuvre de Pierre Monat et Philippe Robin, tous deux professeurs de latin à l'Université de Franche-Comté.
L'oeuvre de Rilke n'a cessé d'accompagner les éditions Arfuyen depuis leur création. De Rilke elles ont publié six ouvrages, souvent réédités : Le Vent du retour, trad. Claude Vigée (1989, rééd. 2005) ; La Vie de Marie, trad. Claire Lucques (1989, rééd. 1992 et 2013) ; L'Amour de Madeleine (1992, rééd. 2000 et 2015) ; Le Livre de la Pauvreté et de la Mort, trad. Jacques Legrand (1997, rééd. 2016) ; " Donnez-nous des maîtres qui célèbrent l'Ici-Bas " (2006), enfin Ainsi parlait Rainer Maria Rilke, trad. Gérard Pfister (2018). Le Livre de la vie monastique (Das Buch vom mönchischen Leben) a été écrit par en 1899 au retour de son premier voyage en Russie (avril-juin 1899) avec Lou Andreas-Salomé, à qui il est dédié. Il constitue la première partie du Livre d'heures publié en 1905. Lou Andreas-Salomé en conservait le manuscrit original qui sera publié en fac-similé en 1936 : y figurent à côté des poèmes de nombreux et précieux commentaires sur les lieux, les circonstances et l'état d'esprit dans lesquels ils ont été écrits par le " moine " réputé en être l'auteur. Ils sont reproduits ici pour la première fois avec les poèmes. Ecrit dans des circonstances exceptionnelles, ce texte est une des oeuvres les plus fortes, les plus " nietzschéennes " de Rilke, l'une de celle qu'Etty Hillesum gardait toujours avec elle. Peu et souvent très mal traduite en français (car très difficile à rendre), elle reste à découvrir par le public français.
Publiées seulement en 1997, les Select Meditations ont été écrites avant les Centuries et sur une longue période, sans doute de 1664 à 1667. Tout autant que la beauté de leur écriture, ce qui frappe dans ces textes, c'est la force de l'expérience qui les inspire. En bien des pages, ils témoignent d'un détachement et d'une lucidité qui évoquent l'Advaïta Vedanta : " Dans mes plus Intimes Retraites, certaines années, c'était comme si Personne d'autre que moi n'avait été dans le monde. Tous les Cieux étaient à moi, rien qu'à moi. Et je n'avais rien à faire d'autre qu'à cheminer avec Dieu, comme s'il n'y avait personne d'autre que Lui et Moi. Quand je vins parmi les hommes, je découvris qu'ils étaient des Trésors Surnuméraires. Et Seul je Demeure : le Goûteur de tout. " C'est une vision du monde dynamique et étonnamment moderne que Traherne nous apporte : " C'est nous qui sommes de nature Successive, l'Eternité ne l'est pas. Nous dépassons les arbres lors d'une promenade Bien qu'eux-Mêmes se tiennent immobiles. Les moments se Tiennent là, nous nous déplaçons, nous les dépassons et nous nous écrions que le Temps s'enfuit. [...] Mais il ne peut se déplacer ni même Bouger. Quelle infinie liberté dans Son Royaume ! " Toujours sa méditation de Traherne débouche sur l'émerveillement et la gratitude d'être un témoin de cette Vie et de pouvoir y participer.