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Raymond Roussel. Hier, aujourd'hui
Bazantay Pierre ; Reggiani Christelle ; Salceda He
PU RENNES
22,00 €
Épuisé
EAN :9782753529380
Hier, en 1991, la découverte de plusieurs milliers de pages manuscrites préparait l'éclatement de l'obus Roussel et, à Cerisy, un colloque interrogeait la place de l'auteur dans l'histoire littéraire, sous le titre : Raymond Roussel, perversion classique ou invention moderne ? Aujourd'hui, au début du XXIe siècle, Roussel reste un auteur pour happy few, mais son oeuvre a su trouver, tout au long du siècle dernier, des lecteurs fervents, pour qui elle a représenté une sollicitation esthétique et théorique majeure. L'influence de Roussel parcourt l'art et la pensée du XXe et du XXIe siècles. Là où on pouvait l'attendre, accompagnant les réinventions littéraires successivement expérimentées par les Surréalistes, les Nouveaux Romanciers et les Oulipiens mais là, aussi, où elle était moins attendue, venant étayer la réflexion de grands penseurs comme Gilles Deleuze et Michel Foucault. Aujourd'hui, un deuxième colloque de Cerisy a apporté, vingt-et-un ans après, une réponse inattendue à l'interrogation formulée par le premier, en proposant d'inscrire l'auteur dans la postmodernité, en montrant comment la puissance inventive de ses oeuvres leur permettent d'inspirer des expériences artistiques hybrides et risquées ; en montrant aussi à quel point les textes de Roussel sont toujours des lieux donnant à penser des questions aussi fondamentales que la linéarité du signifiant, les contradictions entre la logique matérialiste du procédé et la vanité de l'ego, les limites du théâtre, la place des contraintes dans l'histoire littéraire, les différentes formes de transposition des textes dans d'autres domaines esthétiques, la remédiatisation des textes par les médias numériques.
« En course, on oublie la terre ferme et les soucis du monde. On s?installe dans une vie hors planète, avec des préoccupations qui échappent à la plupart des mortels. Je vis coupé de l?humanité », racontait Éric Tabarly.En 1964, la France a pourtant les yeux rivés sur celui qui remporte, à bord du célèbre Pen Duick II, la Transat anglaise, contre toute attente. Le jeune Nantais de trente-quatre ans est bientôt hissé au rang de héros national, participant pleinement à redonner aux citoyens de son pays l?espoir d?un avenir meilleur après les meurtrissures de la guerre.Tenace, opiniâtre, déterminé, Tabarly fut ainsi, pour toute la seconde moitié du XXe siècle, l?un des derniers porteurs de l?idéal de la résistance, au sens fort du terme. Une icône, sans aucun doute.Pierre Bazantay a enseigné la littérature française à l?université Rennes 2. Spécialiste de Raymond Roussel auquel il a consacré de nombreux articles, il pratique régulièrement la voile en Bretagne où il demeure actuellement.4e de couverture : « En course, on oublie la terre ferme et les soucis du monde. On s?installe dans une vie hors planète, avec des préoccupations qui échappent à la plupart des mortels. Je vis coupé de l?humanité », racontait Éric Tabarly.En 1964, la France a pourtant les yeux rivés sur celui qui remporte, à bord du célèbre Pen Duick II, la Transat anglaise, contre toute attente. Le jeune Nantais de trente-quatre ans est bientôt hissé au rang de héros national, participant pleinement à redonner aux citoyens de son pays l?espoir d?un avenir meilleur après les meurtrissures de la guerre.Tenace, opiniâtre, déterminé, Tabarly fut ainsi, pour toute la seconde moitié du XXe siècle, l?un des derniers porteurs de l?idéal de la résistance, au sens fort du terme. Une icône, sans aucun doute.Pierre Bazantay a enseigné la littérature française à l?université Rennes 2. Spécialiste de Raymond Roussel auquel il a consacré de nombreux articles, il pratique régulièrement la voile en Bretagne où il demeure actuellement.
Avec ce volume Ecritures du XXe siècle, c'est d'abord un hommage amical qui est rendu à deux professeurs, Francine Dugast-Portes et Jacques Dugast, lesquels ont assurément marqué l'université Rennes 2 et, plus largement, l'université française dans le dernier tiers du XXe siècle. Entre littérature française et littérature comparée, leurs domaines de recherche furent complémentaires et reprirent en cela la plupart des questions qui ont agité la modernité littéraire de l'Europe au xxe siècle, siècle de toutes les innovations, de toutes les expérimentations, de toutes les audaces textuelles. Si la création littéraire a été innovante, la pensée critique n'a pas été de reste. Et même, on peut l'affirmer sans crainte, la pensée critique française, qu'elle se soit intéressée aux oeuvres françaises ou à celles d'auteurs étrangers, a été l'une des plus créatrices au monde. Francine Dugast-Portes et Jacques Dugast ont eux-mêmes été des acteurs enthousiastes de ce qui apparaîtra sans doute comme un âge d'or du discours critique. C'est dire que les auteurs des essais rassemblés dans cet ouvrage ont tous travaillé dans un voisinage intellectuel, une proximité d'esprit pour offrir un panorama, certes incomplet, mais qui trace les contours d'un continent littéraire où l'on circule de Kafka à Toussaint en passant par Musil, Guilloux, ou Duras et quelques autres. C'est une vaste étendue de signes, un nouveau monde qui émerge peu à peu de la brume du temps pour apparaître dans toute sa diversité et sa richesse.
Ce récit commence dans une sorte d'euphorie. Balzac y est un touriste heureux au bord de la mer, dans la presqu'île guérandaise, loin des soucis de la vie parisienne. À cette lumière qui baigne les premières pages va succéder une atmosphère, à la fois du paysage et de l'humain, de plus en plus sombre, où la violence, le crime et l'extrême douleur s'installent. C'est l'histoire d'un enfanticide, d'un père s'estimant trahi et qui dans un paradoxal excès de morale va tuer son fils. Balzac, de manière philosophique, nous amène à voir ici comment la pensée d'un homme sous l'emprise de codes sociaux trop rigoureux, d'ordres familiaux excessifs, génère des désordres aux conséquences dramatiques. À travers ce drame, Balzac nous dresse une peinture plus que jamais actuelle : la confrontation du rôle paternel et de l'évolution des moeurs de la Société.
Après sa disparition à Palerme en 1933, Raymond Roussel n'a laissé que peu d'indications sur la manière dont il a composé son oeuvre. Ou plutôt, en léguant Comment j'ai écrit certains de mes livres, il a fortement orienté ses lecteurs vers la recherche du "procédé très spécial" au risque de susciter une approche strictement herméneutique. Les brouillons retrouvés en 1989 ont ouvert la possibilité d'autres approches, dont l'étude des fragments de Nouvelles Impressions d'Afrique ; c'est le propos de cet ouvrage. L'Etrange Usine, l'expression est de Roussel, met en lumière l'étonnant travail d'écriture, loin du procédé, qui a présidé à l'élaboration de ce qui devait être le point culminant de son oeuvre. On touche de près à la frénésie qui s'est emparée de Roussel pour enfin créer une oeuvre en vers qui serait couronnée de succès. Il n'en eut point. La lecture et la transcription de ces brouillons permettent de toucher au plus près l'engagement poétique de celui qui rêva jusqu'au bout, sans y parvenir, d'obtenir la gloire.
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.