Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
De Kafka à Toussaint. Ecritures du XXe siècle
Bazantay Pierre ; Cléder Jean
PU RENNES
17,00 €
Épuisé
EAN :9782753510319
Avec ce volume Ecritures du XXe siècle, c'est d'abord un hommage amical qui est rendu à deux professeurs, Francine Dugast-Portes et Jacques Dugast, lesquels ont assurément marqué l'université Rennes 2 et, plus largement, l'université française dans le dernier tiers du XXe siècle. Entre littérature française et littérature comparée, leurs domaines de recherche furent complémentaires et reprirent en cela la plupart des questions qui ont agité la modernité littéraire de l'Europe au xxe siècle, siècle de toutes les innovations, de toutes les expérimentations, de toutes les audaces textuelles. Si la création littéraire a été innovante, la pensée critique n'a pas été de reste. Et même, on peut l'affirmer sans crainte, la pensée critique française, qu'elle se soit intéressée aux oeuvres françaises ou à celles d'auteurs étrangers, a été l'une des plus créatrices au monde. Francine Dugast-Portes et Jacques Dugast ont eux-mêmes été des acteurs enthousiastes de ce qui apparaîtra sans doute comme un âge d'or du discours critique. C'est dire que les auteurs des essais rassemblés dans cet ouvrage ont tous travaillé dans un voisinage intellectuel, une proximité d'esprit pour offrir un panorama, certes incomplet, mais qui trace les contours d'un continent littéraire où l'on circule de Kafka à Toussaint en passant par Musil, Guilloux, ou Duras et quelques autres. C'est une vaste étendue de signes, un nouveau monde qui émerge peu à peu de la brume du temps pour apparaître dans toute sa diversité et sa richesse.
Ce récit commence dans une sorte d'euphorie. Balzac y est un touriste heureux au bord de la mer, dans la presqu'île guérandaise, loin des soucis de la vie parisienne. À cette lumière qui baigne les premières pages va succéder une atmosphère, à la fois du paysage et de l'humain, de plus en plus sombre, où la violence, le crime et l'extrême douleur s'installent. C'est l'histoire d'un enfanticide, d'un père s'estimant trahi et qui dans un paradoxal excès de morale va tuer son fils. Balzac, de manière philosophique, nous amène à voir ici comment la pensée d'un homme sous l'emprise de codes sociaux trop rigoureux, d'ordres familiaux excessifs, génère des désordres aux conséquences dramatiques. À travers ce drame, Balzac nous dresse une peinture plus que jamais actuelle : la confrontation du rôle paternel et de l'évolution des moeurs de la Société.
« En course, on oublie la terre ferme et les soucis du monde. On s?installe dans une vie hors planète, avec des préoccupations qui échappent à la plupart des mortels. Je vis coupé de l?humanité », racontait Éric Tabarly.En 1964, la France a pourtant les yeux rivés sur celui qui remporte, à bord du célèbre Pen Duick II, la Transat anglaise, contre toute attente. Le jeune Nantais de trente-quatre ans est bientôt hissé au rang de héros national, participant pleinement à redonner aux citoyens de son pays l?espoir d?un avenir meilleur après les meurtrissures de la guerre.Tenace, opiniâtre, déterminé, Tabarly fut ainsi, pour toute la seconde moitié du XXe siècle, l?un des derniers porteurs de l?idéal de la résistance, au sens fort du terme. Une icône, sans aucun doute.Pierre Bazantay a enseigné la littérature française à l?université Rennes 2. Spécialiste de Raymond Roussel auquel il a consacré de nombreux articles, il pratique régulièrement la voile en Bretagne où il demeure actuellement.4e de couverture : « En course, on oublie la terre ferme et les soucis du monde. On s?installe dans une vie hors planète, avec des préoccupations qui échappent à la plupart des mortels. Je vis coupé de l?humanité », racontait Éric Tabarly.En 1964, la France a pourtant les yeux rivés sur celui qui remporte, à bord du célèbre Pen Duick II, la Transat anglaise, contre toute attente. Le jeune Nantais de trente-quatre ans est bientôt hissé au rang de héros national, participant pleinement à redonner aux citoyens de son pays l?espoir d?un avenir meilleur après les meurtrissures de la guerre.Tenace, opiniâtre, déterminé, Tabarly fut ainsi, pour toute la seconde moitié du XXe siècle, l?un des derniers porteurs de l?idéal de la résistance, au sens fort du terme. Une icône, sans aucun doute.Pierre Bazantay a enseigné la littérature française à l?université Rennes 2. Spécialiste de Raymond Roussel auquel il a consacré de nombreux articles, il pratique régulièrement la voile en Bretagne où il demeure actuellement.
Depuis la parution de cet ouvrage il y a près de vingt ans, les recherches sur le yakuwarigo (le "langage de rôle") connaissent un engouement croissant. Le présent livre définit ce concept comme "le langage qui évoque ou qui est propre à un type de personnage dans les oeuvres de fiction" , et notamment dans le manga et les anime. Il y a ainsi le langage du savant, le langage du vieillard, celui de la jeune fille de bonne famille, de l'étranger, etc. Au-delà de la description des caractéristiques formelles - illustrées par une abondante iconographie -, l'auteur analyse les origines et la formation de ces stéréotypes langagiers, souvent issus de dialectes régionaux (au premier rang desquels figure le parler du Kansai), mais aussi les mutations de la société japonaise à partir de Meiji : développement de Tokyo, réforme de l'écriture et constitution de la langue standard, évolution de la place de la femme dans la société japonaise, développement des médias, ouverture du pays... Cet ouvrage retrace ainsi, par le biais de la fiction, l'évolution de la langue japonaise tout au long du xxe siècle.
Celtisme et romantisme, deux mots? Mieux, deux héros! Cet essai suit leurs aventures dans l?Europe du XIXe siècle où se croisent Chateaubriand, Hersart de la Villemarqué, Victor Hugo, Ernest Renan et beaucoup d?autres. Retraçant les temps forts de cette histoire captivante, inattendue parfois, l?auteur cherche à comprendre l?origine de cette exceptionnelle force poétique qui habite la Bretagne, à laquelle cet ouvrage rend un bel hommage.
Le secteur culturel vit une période de profondes remises en cause. Les politiques culturelles doivent se réinventer, notamment dans leurs liens aux publics. Dès lors, il ne s'agit plus de considérer les publics comme tels, mais comme des personnes qui portent et produisent leur propre culture. Cette posture, défendue par le référentiel des droits culturels, interroge les contributions des différentes parties prenantes de l'écosystème concerné. Ainsi, de la création aux enjeux de diffusion, d'appropriation et de participation, toutes les fonctions de la chaîne de valeurs artistiques sont interrogées : qui est créateur (légitime), diffuseur, prescripteur ? Sans oublier le numérique, nouvel espace médiatique, qui contribue également à redistribuer les rôles. Cet ouvrage, par une approche pluridisciplinaire renouvelée, présente plusieurs analyses tant conceptuelles qu'empiriques de ce nouveau contexte. Il permet d'en éclairer les différents enjeux : comment passer de la notion de publics (voire de non-publics) à celle de personne ? Comment passer d'enjeux transactionnels (partages ponctuels) à des enjeux relationnels (logiques apprenantes longitudinales) ? Comment les différents acteurs se saisissent du numérique dans ces nouveaux processus ?
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.