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Guérir du malheur
Basset Lytta
ALBIN MICHEL
12,35 €
Épuisé
EAN :9782226110435
Tout être humain est amené à se confronter un jour au mystère du mal. Mais il semble que la pensée soit ici condamnée au mutisme, et que les philosophies comme les théologies soient disqualifiées, qui ont si souvent abordé cette question sous l'angle exclusif de la faute et de la culpabilité. pour sortir de cette impasse, il nous faut ré-enraciner la pensée dans l'expérience, et oser s'interroger, en dehors de tout impératif moral ou religieux, sur l'abîme du mal souffert par chacun de nous. Bien mieux que le discours prétendument objectif, le témoignage peut rendre compte de ce malheur, et le réorienter vers un sens qui déborde forcément les catégories classiques du langage. en s'appuyant sur une lecture originale de certains textes bibliques, lytta basset, professeur de théologie et pasteur, nous invite à descendre dans l'abîme de notre malheur personnel pour en guérir : ainsi découvrons-nous peu à peu le pouvoir de pardonner dont nous sommes investis. Ce présent volume, avec le pouvoir de pardonner dans la même collection, est la reprise entièrement refondue du pardon originel, publié par lytta basset chez labor et fides.
Aucun livre ne m’a autant coûté. Sa matrice est un journal intime que j’ai entrepris de tenir dès les premières semaines du deuil, après le suicide de notre fils Samuel, âgé de 24 ans…Au plus épais du brouillard qui avait alors avalé tous mes repères, il m’avait semblé discerner quelques lucioles sur le sentier incertain que je suivais en funambule. Cinq ans plus tard, j’ai repris des éléments de ce document autobiographique en les rédigeant à la troisième personne, et en les accompagnant de méditations ou réflexions formulées en “je”…Déjà, de vive voix, j’avais commencé à aborder publiquement ces sujets demeurés largement tabous dans nos sociétés occidentales: la mort, le suicide, l’au-delà, notre rapport aux réalités invisibles… Et chaque fois ces interventions suscitaient des confidences, des personnes bouleversées par le retour d’une mémoire occultée ou raillée par les autres, me demandaient de témoigner.Le chemin de vérité qui mène à une Vie plus forte que l’irréparable n’est pas l’apanage des croyants. Le clivage est ailleurs. Il dépend de l’orientation choisie: malgré ou à travers la mort de notre proche, désirons-nous ardemment aller vers ce qui vit, ou décidons-nous d’étouffer ce désir en nous?»
Résumé : Qui croit encore au péché originel ? Les Eglises elles-mêmes n'en parlent plus guère, et la sécularisation nous a fait ranger ce dogme au rang des vieilleries moralisantes. Et pourtant ! Après avoir terrorisé nos ancêtres, il fait encore sentir ses ravages dans bien des domaines, et notamment celui de l'éducation : que nous le voulions ou non, nous avons intégré cette perception négative de la nature humaine, et la reproduisons sans cesse. Lytta Basset décrit ici la généalogie et l'impact de cette notion profondément nocive qui remonte à saint Augustin, et qui contredit les premiers Pères de l'Eglise. Elle montre comment ce pessimisme radical est totalement étranger à l'Evangile : tout au contraire, les gestes et paroles de Jésus nous appellent à développer un autre regard sur l'être humain, fondé sur la certitude que nous sommes bénis dès le départ, et le resterons toujours. Appuyé sur le socle de cette Bienveillance originelle, chacun de nous peut oser la bienveillance envers lui-même et envers autrui, et passer ainsi de la culpabilité à la responsabilité. Mobilisant les ressources de la psychologie, de la philosophie et des sciences humaines, voici un ouvrage novateur et fondateur, propre à renverser notre vision de l'humanité, de son potentiel et de ses limites.
L'émancipation des sociétés occidentales par rapport au moralisme dit "chrétien" nous empêche aujourd'hui de constater à quel point nous sommes encore conditionnés - au moins dans l'inconscient collectif - par une perception négative de la nature humaine. Nous croyons nous être libérés du "péché originel", mais ses ravages se font encore sentir, sous des formes sécularisées, jusque dans notre conception moderne de la psychologie, dans nos méthodes éducatives, dans notre vision de l'homme, de l'amour, de la violence, etc. Lytta Basset fait ici la généalogie de cette notion profondément nocive de "péché originel", qui remonte à saint Augustin, en contradiction avec les Pères de l'Eglise comme avec l'interprétation juive du livre de la Genèse. Elle montre comment ce pessimisme radical est totalement étranger à l'Evangile, et s'appuie sur les gestes et paroles de Jésus pour, au contraire, développer un autre regard sur l'être humain, qui nous invite naturellement à la bienveillance envers soi-même et envers autrui.
La vie spirituelle des enfants est-elle nécessairement infantile, naïve et inarticulée, qu?une spiritualité adulte et responsable est appelée à remplacer? L?adulte ne doit-il pas, au contraire, se mettre à l?école de l?enfance pour réapprendre une foi innocente, pure des roueries et des justifications dont nous encombrons notre expérience religieuse? Sans tomber ni dans l?idéalisation de l?enfance ni dans un progressisme de la foi, les auteurs réunis par Lytta Basset nous éclairent sur la singularité et la valeur de ces regards différents sur Dieu, la vie et la mort, ouvrant la possibilité d?un dialogue où chacun s?enrichit. Ce volume est la reprise en poche d?un volume de la revue de théologie et de spiritualité La Chair et le Souffle.
Un jour, entendant le son des marteaux qui travaillaient l'or dans l'atelier d'un ami bijoutier, Rumi crut entendre une invocation du nom d'Allah et, pris d'une grande émotion, il se mit à danser au beau milieu du bazar. Cette danse devint plus tard la danse rituelle de ses disciples, connus en Europe sous le nom de derviches tourneurs écrit Ahmed Kudsi-Erguner dans l'introduction de ce recueil. Bien des épisodes de la vie de Rumi, poète, sage et mystique soufi du XIIIe siècle, ont l'air comme celui-ci tirés d'un conte. Le mot Mesnevi désigne un poème composé de distiques (groupes de deux vers renfermant un énoncé complet) ; celui de Rumi en comporte 24 000. Versets du Coran, hadiths (paroles du prophète), légendes bibliques, contes hindous ou bouddhistes, vie quotidienne sont autant de points de départ à son inspiration. Extraits de cette grande oeuvre, sont présentés ici les contes que Rumi utilisait pour illustrer son enseignement très vivant. Si cette oeuvre est considérée comme un commentaire du Coran, sa sagesse, accessible à tous, toujours actuelle, fait fi des étiquettes. --Colette-Rebecca Estin
Résumé : En dehors d'approches ethnologiques, l'intérêt pour l'étude de la divination et des arts divinatoires en général a été pendant longtemps réduit, en occident, au débat qui oppose les sciences et les " parasciences ". D'un côté, le mépris et la négation systématique ; de l'autre, une confiance aveugle qui n'est pas sans rapport avec ce qu'il est convenu d'appeler la " pensée magique ". N'est-ce pas là, d'une part et d'autre, la meilleure façon de passer à côté du sujet, en le constituant comme croyance et non comme objet d'étude ? S'il est vrai que les procédés divinatoires, de la géomancie à l'astrologie, ne relèvent pas de la science, il n'en reste pas moins qu'ils ont une réalité propre dont il faut rendre raison. C'est à ce travail profondément novateur que s'est attachée Marie-Louise von Franz. Explorant les fondements inconscients qui ont donné le jour à "c es pratiques", la disciple de Jung affirme que les arts divinatoires dont d'abord symboliques. Ils obéissent à des lois spécifiques qui peuvent nous renseigner sur ce " lieu " de l'âme où se rejoigne potentiellement l'esprit et la matière.
Poème mystique de 700 versets, inséré dans la grande épopée anonyme du Mahabharata, La Bhagavad-Gîtâ, "le chant du Seigneur", est considérée comme la "Bible de l'Inde". Le dieu Krishna, avatar de Vishnu (voir Mythes et dieux de l'Inde), prenant la forme d'un conducteur de char, expose ici, au jeune guerrier Arjuna, une doctrine portant sur l'action, la discrimination, la connaissance et la dévotion. La présente traduction est de Camille Rao et, Jean Herbert, indianiste bien connu, qui est aussi le préfacier. Le volume comprend un glossaire, un index et des "définitions psychologiques" importantes. Parmi les innombrables commentaires écrits sur ce texte, celui de Shri Aurobindo (1872-1950) offre l'intérêt du regard d'un homme qui se retira de la vie publique après une carrière politique ardente pour rechercher une religion synthétique universelle. Fondateur, en 1926, d'un ashram dont il fut le gourou très influent jusqu'à sa mort, il a su adapter la pensée indienne à la vie moderne. Formé en Occident, il rend ici accessible pour nous ce grand trésor spirituel. --Colette-Rebecca Estin
Le Livre de la Voie et de la Vertu (Tao Te King) est attribué à Lao Tseu (ve-IVe siècle av. J.-C.). C'est une superbe prose classique. Elle jaillit comme le souffle de l'univers entre le Ciel et la Terre. La Voie, comme leur principe unique, produit tous les êtres. Elle les contient, elle les soutient, elle les régit, maintenant leur cohérence intime et leur cohésion globale. D'un seul mouvement du coeur, contemplons le repos de cette Mère, observons les enfants qui sortent d'elle. Tel est le monothéisme si vivant des Chinois. Le Taoïsme sécrète l'optimisme, désarme l?agressivité, élude les difficultés, avec la grâce du naturel propre à l'esprit chinois.