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Le voyage d'Alice en Suisse ; Pétrole
Bärfuss Lukas ; Chartreux Bernard ; Spreng Eberhar
L ARCHE
15,00 €
Épuisé
EAN :9782851817365
Alice a un but dans la vie: trouver la mort. Mais il faut se rendre à l évidence: seule, elle ne pourra pas mettre son projet à exécution. Elle entre en contact avec un médecin euthanasiste de Zürich à la réputation trouble. À l heure des technologies les plus avancées et des médecines modernes, à l époque où la fiction arrive encore parfois à surpasser la réalité, Lukas Bärfuss interroge notre capacité à affronter l inéluctable. La mort peut-elle s acheter? Le rôle du médecin est-il de nous aider à l affronter? Et le désespoir des uns peut-il faire l avenir des autres? Eva et Herbert Kahmer, les protagonistes de Pétrole, ont voyagé dans de nombreux pays, à la recherche de nouveaux gisements. Obsédé par ce désir, Herbert voyage sans cesse avec son associé Edgar, tandis qu Eva perd peu à peu le sens de son existence et s adonne à des pensées floues. Seule dans un pays inconnu avec pour seule compagnie Gomua, une domestique mystérieuse, elle se mure dans sa propriété. Lukas Bärfuss compte parmi les auteurs dramatiques allemands les plus importants de sa génération. « Les imaginaires caractéristiques de ses textes et la prégnance de la langue de Bärfuss font de lui un poète parmi les dramaturges. Ce qui en outre distingue ses pièces: elles décrivent sans pédanterie les impasses sociétales et sans voyeurisme les abîmes humains. » (Die Welt)
Des ballerines bleu prune, une fourrure, une nuit froide dans une voiture, un porte-monnaie égaré, une pie, une chaussure perdue, un mathématicien japonais décédé... Au fil du récit et de ces faits épars, le narrateur suit Philip, un promoteur immobilier dans la fin de la quarantaine, à travers Zurich. Lui-même suit, sur un coup de tête, une femme aux ballerines bleu prune, d'abord par jeu pour tuer le temps avant un rendez-vous professionnel, puis par obsession. Il abandonne sa vie ordinaire, mû par cette idée fixe, et perd tout au fur et à mesure que la batterie de son téléphone se décharge : son argent, une chaussure, sa voiture, le sens des réalités. Lukas Bärfuss livre un roman haletant et lucide sur notre dépendance à la technologie, l'individualisme de la société contemporaine, l'amour et le fil très ténu auquel tient notre existence.
Lorsque Dora, une jeune fille depuis toujours abrutie par les médicaments destinés à dissimuler sa "fêlure aux étages supérieurs" , cesse son traitement, elle exerce cette liberté retrouvée avec une naïveté et un appétit que son entourage - parents, psychiatre, patron - ne parvient pas, malgré ses principes affichés d'ouverture et de tolérance, à accepter.
A la mort de son père, il y a vingt-cinq ans, Lukas Bärfuss refuse l'héritage, constitué essentiellement de dettes. Il ne garde qu'un carton, rempli d'une triste paperasse. Quand, à la faveur d'un grand rangement, il l'ouvre et passe en revue ce qu'il contient, c'est toute son enfance précaire qui défile. A la lumière de la Bible, Darwin, Claude Lévi-Strauss ou Martine Segalen, l'écrivain décortique les notions de famille et d'origine, ces obsessions dangereuses de notre civilisation. Il en profite pour évoquer les "biens jacents" , ces biens sans propriétaires que sont les océans, les animaux sauvages, et surtout les déchets. Dans cet essai qui est sans doute son livre le plus personnel, Lukas Bärfuss démontre une fois encore son esprit critique acéré. Né en 1971 à Thoune en Suisse, Lukas Bärfuss est aujourd'hui l'un des écrivains les plus connus de langue allemande. Romancier, dramaturge, essayiste joué et traduit dans le monde entier, il a reçu de nombreuses distinctions pour son oeuvre, notamment en 2019 le prix Georg-Büchner, la plus prestigieuse récompense littéraire germanophone.
Ce qu'il faut dire est une invitation à habiter ses spiritualités. Dans un monde où les nominations sont enjeux de domination, Léonora Miano invite à prendre ses responsabilités et ses distances quant aux assignations, véhiculées par la langue et les grands récits nationaux. Sa parole, d'une puissance poétique incisive, exhorte à la reconquête des mémoires pour Etre Tout simplement Soi. Requiem pour une vieille Europe des privilèges, ces trois chants sont à lire à voix haute, comme un hymne à la connaissance de soi.
Le métro, lui, il s'en fout. Il charrie. Des gens. Assis. Debout. Toujours les mêmes. Il charrie en bas, en creux, plus profond que la mer ; charrie le mensonge de destinations aux noms de châteaux et de plaines.
Résumé : Deux épopées de l'intime sur la force vive du souvenir et l'ordinaire des jours. Dans 21 rue des Sources, deux revenants s'amusent et philosophent dans la maison familiale abandonnée. On rit. On se souvient. Tout se détraque dans L'Arbre après une terrible tempête. Gaby et Linette traînent leur amour comme un mal en patience. On se blesse. On ne sait pas aimer. Aurait-il fallu ne pas couper l'Arbre ?