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L'EUROPE ET LE VIDE DE PUISSANCE
BAQUIAST
BAYOL JEAN PAUL
20,75 €
Épuisé
EAN :9782916913100
L'Europe, déjà en manque de souveraineté juridique et politique, ne peut aujourd'hui acquérir la souveraineté économique et technologique dont elle aurait besoin pour résister aux super-États qui dominent le monde. Ceux-ci pratiquent sans complexe l'interventionnisme et la guerre économique, en attendant de s'affronter dans de véritables conflits. A ces risques géopolitiques s'ajoutent les crises climatiques, environnementales et démographiques dont on ne mesure pas encore toute l'ampleur. Ce livre envisage quelques voies permettant aux Européens de combler en partie leur vide de puissance. Elles supposent beaucoup de sacrifices dans le domaine matériel et des investissements considérables dans les sciences, les technologies et les industries nouvelles. Elles pourront réveiller, notamment à l'Est, les vieilles peurs du collectivisme et du dirigisme bureaucratique. Nous voudrions que le lecteur ne s'arrête pas à ces craintes. Il faut bien mesurer que la civilisation européenne ne survivra, dans un monde de trois milliards d'hommes aux revenus ne dépassant pas un dollar par jour, que si elle propose à ses ressortissants d'autres perspectives que celle d'une consommation irresponsable.
Résumé : Injustement oublié, écrasé par la figure grandiose de son père, Emmanuel Arago n'en reste pas moins l'une des très grandes personnalités politiques de son temps. Député et sénateur pendant plus d'un demi-siècle, opposant à la monarchie et à l'Empire, père fondateur de la IIIe République, il fut aussi diplomate, écrivain talentueux, avocat brillant, ministre courageux et même candidat malheureux à la présidence de la République. Au milieu d'une époque passionnée et régulièrement bouleversée, il marque de son empreinte l'histoire de la politique française. Redécouvrir la vie d'Emmanuel Arago, c'est poser un regard inédit sur le grand roman de la République.
Les nouvelles sciences et les nouvelles philosophies nous dessinent des paysages dont la splendeur et l'inspiration dépassent de beaucoup l'au-delà proposé par les religions. De nouvelles définitions de la vie, de l'homme, de l'intelligence et de la conscience nous sont proposées. Sans nous éloigner de la nature, elles nous mettront mieux en phase avec ce qui est peut-être le ressort profond de l'évolution cosmologique. Face à l'inquiétante montée des religions politiques, Jean-Paul Baquiast défend une vision athée du monde. A travers un panorama des connaissances scientifiques et philosophiques les plus récentes, il propose aux lecteurs une nouvelle pensée matérialiste.
Alors que le projet de constitution européenne a été rejeté par près de 55 % des Français, on est fondé à s'interroger sur les raisons de ce refus. L'une des explications ne serait-elle pas la crainte de voir le projet républicain français, en dépit de sa vocation universelle, se dissoudre dans un ensemble qui lui serait irrémédiablement étranger, voire hostile ? Il est classique, en effet, d'opposer l'exception française aux conceptions sociétales du reste de l'Europe et du monde. L'idée laïque, notamment, serait incompréhensible aux autres pays. C'est cette exception républicaine française que ce livre entend interroger. N'existe-t-il pas, ailleurs en Europe et dans le monde, des traditions et des forces politiques, minoritaires peut-être, mais entretenant avec l'idée de république des liens suffisamment forts pour qu'un dialogue fructueux puisse être établi entre elles et ceux qui, en France, se revendiquent des valeurs de la République ? La réponse à cette question est bien évidemment lourde de conséquences politiques, surtout dans la perspective de l'élection présidentielle à venir. La politique de la France dans la construction européenne et dans la politique internationale peut en être profondément changée. Sur ce sujet neuf et important, cet ouvrage mobilise les compétences d'une équipe internationale, recrutée parmi les meilleurs spécialistes de la question républicaine dans les pays concernés. Le premier volume s'arrête sur la place éminente et récemment réaffirmée de l'idée républicaine dans l'histoire et la pensée politique universelles et sur son positionnement central, contrairement aux idées reçues, dans nombre de pays européens.
Bohème politique et bohème littéraire et artistique : deux mondes étroitement mêlés dans les dernières années du Second Empire et les premières de la Troisième République. Parmi les témoignages qui en attestent, nul, sans doute, n'est plus vivant que cet extraordinaire Album Juliette, récemment découvert et publié ici pour la première fois (accompagné de l'appareil critique qui permet d'en retrouver et apprécier tout le sel). Il s'agit d'un album de dessins, autographes et facéties rimées, en bien des points comparable au fameux Album Zutique dont Paul Verlaine et Arthur Rimbaud ont été, en 1871-1872, parmi les principaux contributeurs. Daté des années 1879-1880, il lui est postérieur de sept ans. A la lecture de l'album, il semble que l'on voie prendre vie, s'agiter et se mêler les poètes du célèbre tableau de Fantin-Latour, Coin de table, et les journalistes et hommes politiques, disciples de Clemenceau, du tableau de Raffaëlli, La Réunion publique au cirque Fernando. L'album est dédié à une jeune femme, Juliette, la compagne du grand journaliste et futur leader radical, Camille Pelletan. Exigeant de ses hôtes qu'ils lui dédient vers et dessins, Juliette dévoile ici sa personnalité fantasque et attachante, et se révèle comme une des muses méconnues de la fin du XIXe siècle.
Berlin. La ville vient de pulvériser son mur. Encore convalescente et mal à l'aise dans son corps réunifié, elle est projetée dans le nouveau millénaire. En marge du tournage d'un film qui se perdra corps et biens, un acteur arpente la ville, écoute ses battements, explore ses artères et ses centres nerveux. Numéro 37 de ce côté. 38 de l'autre. Et puis 39. 39 comme l'ouverture des hostilités et comme une fièvre. Celle que j'atteignais d'ailleurs fréquemment dans mon enfance et qui m'a valu mon surnom. Trente-Neuf. Le thermomètre se bloquait à ce degré. Sujet à des fièvres interminables, je délirais pendant des semaines. Pour moi, j'ai 39 voulait dire qu'un dragon me possédait, frappait à mes tempes, injectait mes yeux d'un mauvais sang, empoisonnait mes veines et brûlait ma gorge. 39 c'était lui. Je l'avais. Il s'était introduit dans les cavernes de mon corps. Il y avait élu domicile. Sa présence me terrorisait. Je pensais en avoir hérité comme les neuf queues du mistigri au jeu des sept familles. Je pouvais le voir couché sur le tas d'or de mes viscères. La nuit je me réveillais en nage et restais des heures à grelotter au fond de mon lit, fermant les yeux pour chasser le monstre incrusté dans l'ombre. Mais à peine l'avais-je délogé que je le voyais surgir d'un autre repli obscur. Il revenait au détour d'une épaisse lame de fond, travaillé comme un pétrin qui épousait trente-neuf formes molles prêtes à me recouvrir et à m'étouffer sous la pâte. Un jour j'ai décidé de lutter avec lui à armes égales et que le gagnant pourrait prendre le nom du vaincu. Le lendemain je me suis réveillé sans température. J'ai dit OK, je suis Trente-Neuf. Bien plus tard, le jour où j'ai voulu me donner un pseudonyme pour la scène, Trente-Neuf s'est imposé comme une nouvelle bravade. Depuis ça m'est resté.
C'était un jour de mai très gris, dans un village près de Turin. Les montagnes noyées de brouillard étaient invisibles et, partout, chez l'épicier, au bistrot, dans les journaux, on s'inquiétait de la présence insolite d'une panthère noire échappée d'on ne savait où. Elle était là, invisible et menaçante, perdue dans la brume, prête à dévorer le mouton imprudent ou le promeneur égaré. De retour à Paris, l'idée m'est venue de raconter tout ça : la menace cachée, la peur, l'attente, les folies de l'imagination, le trouble que la panthère noire et invisible semait autour d'elle. J'entendais les voix de ceux qui m'avaient parlé d'elle. Elles m'ont inspiré ces trois variations - fantastique, théâtrale, policière. Seul manquait le point de vue de la panthère. Son monologue déchirant et déchiré, quatrième variation, clôt ce livre qui joue sur le clavier intime de nos angoisses ancestrales et de nos terreurs d'enfance.
Antonio, la trentaine, fuit la société pour une île d'une beauté sauvage où il cherche la sérénité, l'authenticité et, ne sachant s'il y trouvera l'amour, la fraternité. Mais l'île n'échappe pas au monde. La promotion immobilière et le tourisme de luxe la menacent. Ouvriers et pêcheurs s'y opposent et ils organisent la résistance. Antonio n'en veut pas davantage car il voit arriver l'arrogance, la superficialité et la violence qu'il avait fuies. Toujours désireux de fraternité mais réticent à l'action collective, il hésite encore à se joindre à eux. Sa rencontre avec une jeune touriste aisée, avant-garde de ce qu'il redoute et s'apprêterait à combattre, vient ajouter à son trouble. Roman d'amour sur fond de lutte politique et sociale, entre engagement et quête personnelle, J'étais une île aborde un autre monde possible où les intérêts économiques ne feraient ni les besoins ni les passions des hommes.
Les nouvelles sciences et les nouvelles philosophies nous dessinent des paysages dont la splendeur et l'inspiration dépassent de beaucoup l'au-delà proposé par les religions. De nouvelles définitions de la vie, de l'homme, de l'intelligence et de la conscience nous sont proposées. Sans nous éloigner de la nature, elles nous mettront mieux en phase avec ce qui est peut-être le ressort profond de l'évolution cosmologique. Face à l'inquiétante montée des religions politiques, Jean-Paul Baquiast défend une vision athée du monde. A travers un panorama des connaissances scientifiques et philosophiques les plus récentes, il propose aux lecteurs une nouvelle pensée matérialiste.