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L'album juliette. Bohème artistique et politique au début de la Troisième République
Baquiast Paul
L'HARMATTAN
20,50 €
Épuisé
EAN :9782296541016
Bohème politique et bohème littéraire et artistique : deux mondes étroitement mêlés dans les dernières années du Second Empire et les premières de la Troisième République. Parmi les témoignages qui en attestent, nul, sans doute, n'est plus vivant que cet extraordinaire Album Juliette, récemment découvert et publié ici pour la première fois (accompagné de l'appareil critique qui permet d'en retrouver et apprécier tout le sel). Il s'agit d'un album de dessins, autographes et facéties rimées, en bien des points comparable au fameux Album Zutique dont Paul Verlaine et Arthur Rimbaud ont été, en 1871-1872, parmi les principaux contributeurs. Daté des années 1879-1880, il lui est postérieur de sept ans. A la lecture de l'album, il semble que l'on voie prendre vie, s'agiter et se mêler les poètes du célèbre tableau de Fantin-Latour, Coin de table, et les journalistes et hommes politiques, disciples de Clemenceau, du tableau de Raffaëlli, La Réunion publique au cirque Fernando. L'album est dédié à une jeune femme, Juliette, la compagne du grand journaliste et futur leader radical, Camille Pelletan. Exigeant de ses hôtes qu'ils lui dédient vers et dessins, Juliette dévoile ici sa personnalité fantasque et attachante, et se révèle comme une des muses méconnues de la fin du XIXe siècle.
On connaît le fameux documentaire de Raymond Depardon : " 1974, une partie de campagne ", décrivant les coulisses de la première campagne présidentielle à l'américaine menée en France, celle de Valéry Giscard d'Estaing. Le film, depuis, a été copieusement imité. Mais sur les campagnes électorales du style précédent, celui des préaux d'école, on dispose de peu de documents d'une telle acuité. C'est tout l'intérêt de la découverte récente et de la publication de cette correspondance intime de Camille Pelletan, grand tribun du radicalisme d'avant la Première Guerre mondiale, que de nous faire pénétrer dans l'arrière-cour d'une campagne électorale de la Belle Epoque, en 1906, aux alentours de l'étang de Berre, sous le soleil de la Provence. A travers cet échange de lettres au jour le jour entre l'homme politique et son épouse, on découvre le rythme déjà effréné des campagnes, on est plongé au coeur des préaux d'école et des salles de village, on est initié aux codes d'expression amoureux d'un couple de la Belle Époque. Un monde s'ouvre à nous, délicieusement suranné et pittoresque, et pourtant, sur l'essentiel, étonnamment proche du monde politique actuel, dans son souci de partir au contact de l'électeur, de débattre avec l'adversaire, de structurer ses réseaux, mais aussi dans ses coups bas : sabotage des réunions publiques, financements opaques, etc. Édition critique établie, présentée et annotée par Paul Baquiast, docteur en histoire, président de l'Association des Amis d'Eugène et Camille Pelletais.
La République est revenue sur le devant de la scène politique française. Néanmoins la République, même si elle est une et indivisible, est constituée de traditions diverses ; et depuis 1830 cette unité n'a été obtenue qu'au prix d'efforts soutenus. Des spécialistes français et étrangers de l'idée républicaine mettent en perspective sur 200 ans d'histoire les grands thèmes qui agitent le monde républicain. Une étude enrichie d'un fond iconographique inédit.
Résumé : Injustement oublié, écrasé par la figure grandiose de son père, Emmanuel Arago n'en reste pas moins l'une des très grandes personnalités politiques de son temps. Député et sénateur pendant plus d'un demi-siècle, opposant à la monarchie et à l'Empire, père fondateur de la IIIe République, il fut aussi diplomate, écrivain talentueux, avocat brillant, ministre courageux et même candidat malheureux à la présidence de la République. Au milieu d'une époque passionnée et régulièrement bouleversée, il marque de son empreinte l'histoire de la politique française. Redécouvrir la vie d'Emmanuel Arago, c'est poser un regard inédit sur le grand roman de la République.
Très librement inspiré de faits réels, Les Cerisiers de la commune est un roman historique portant sur la période suivant la Commune de Paris et sur la campagne pour l'amnistie des communards (1870/1880). Jeune journaliste bohème et idéaliste, ami des poètes et des artistes, Julien Tellan rencontre une jeune femme extravagante et excentrique, Juliette. Leur amour, d'une étonnante liberté, choque autour d'eux. A commencer par le père de Julien, Ange, sénateur influent dont la carrière risque d'être compromise par le mode de vie de son fils et de Juliette. Il fera tout pour les séparer, à commencer par travailler activement à l'amnistie des communards afin de permettre le retour de l'ancien amant de Juliette, déporté en Nouvelle-Calédonie.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.