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Législatives 1906 : une campagne électorale à la Belle Epoque. Correspondance électorale du candidat
Baquiast Paul
L'HARMATTAN
12,00 €
Épuisé
EAN :9782296089662
On connaît le fameux documentaire de Raymond Depardon : " 1974, une partie de campagne ", décrivant les coulisses de la première campagne présidentielle à l'américaine menée en France, celle de Valéry Giscard d'Estaing. Le film, depuis, a été copieusement imité. Mais sur les campagnes électorales du style précédent, celui des préaux d'école, on dispose de peu de documents d'une telle acuité. C'est tout l'intérêt de la découverte récente et de la publication de cette correspondance intime de Camille Pelletan, grand tribun du radicalisme d'avant la Première Guerre mondiale, que de nous faire pénétrer dans l'arrière-cour d'une campagne électorale de la Belle Epoque, en 1906, aux alentours de l'étang de Berre, sous le soleil de la Provence. A travers cet échange de lettres au jour le jour entre l'homme politique et son épouse, on découvre le rythme déjà effréné des campagnes, on est plongé au coeur des préaux d'école et des salles de village, on est initié aux codes d'expression amoureux d'un couple de la Belle Époque. Un monde s'ouvre à nous, délicieusement suranné et pittoresque, et pourtant, sur l'essentiel, étonnamment proche du monde politique actuel, dans son souci de partir au contact de l'électeur, de débattre avec l'adversaire, de structurer ses réseaux, mais aussi dans ses coups bas : sabotage des réunions publiques, financements opaques, etc. Édition critique établie, présentée et annotée par Paul Baquiast, docteur en histoire, président de l'Association des Amis d'Eugène et Camille Pelletais.
Bohème politique et bohème littéraire et artistique : deux mondes étroitement mêlés dans les dernières années du Second Empire et les premières de la Troisième République. Parmi les témoignages qui en attestent, nul, sans doute, n'est plus vivant que cet extraordinaire Album Juliette, récemment découvert et publié ici pour la première fois (accompagné de l'appareil critique qui permet d'en retrouver et apprécier tout le sel). Il s'agit d'un album de dessins, autographes et facéties rimées, en bien des points comparable au fameux Album Zutique dont Paul Verlaine et Arthur Rimbaud ont été, en 1871-1872, parmi les principaux contributeurs. Daté des années 1879-1880, il lui est postérieur de sept ans. A la lecture de l'album, il semble que l'on voie prendre vie, s'agiter et se mêler les poètes du célèbre tableau de Fantin-Latour, Coin de table, et les journalistes et hommes politiques, disciples de Clemenceau, du tableau de Raffaëlli, La Réunion publique au cirque Fernando. L'album est dédié à une jeune femme, Juliette, la compagne du grand journaliste et futur leader radical, Camille Pelletan. Exigeant de ses hôtes qu'ils lui dédient vers et dessins, Juliette dévoile ici sa personnalité fantasque et attachante, et se révèle comme une des muses méconnues de la fin du XIXe siècle.
La République, dont le parfum apparut longtemps suranné, est de nouveau à la mode. Les " intellectuels " de l'heure multiplient les professions de foi républicaines. Le discours politique, à gauche comme à droite, se réapproprie avec ostentation le vocabulaire républicain. L'échec du totalitarisme soviétique, comme les craintes soulevées par le triomphe d'un libéralisme débridé, y sont, sans doute, pour quelque chose. La République, cependant, ne serait rien s'il n'existait des hommes pour l'incarner et la faire vivre. Ces hommes, ce sont les républicains. Aux républicains d'aujourd'hui, soucieux d'agir ici et maintenant, il n'est pas inutile de faire un détour par l'histoire, afin de se remémorer les combats et les figures de leurs prédécesseurs. Or, depuis une dizaine d'années, notre connaissance du monde républicain a été profondément renouvelée. L'ambition de cet ouvrage est, par le recours aux éminents spécialistes français et étrangers qui ont contribué à ce renouvellement, d'en esquisser la synthèse. La période retenue est celle qui peut être considérée, pour les républicains, comme leur âge d'or : 1863-1914, c'est-à-dire le temps de la renaissance électorale et des rêves, sous l'Empire, puis celui de la construction et du triomphe, avant l'ébranlement de la Grande Guerre. Ce temps se trouve être celui d'Eugène et de Camille Pelletan, ces deux grands républicains dont l'œuvre, par son ampleur et son étalement dans le temps, offre une formidable clef d'accès à l'histoire politique du XIXe siècle. À la lecture de cet ouvrage, chacun pourra méditer sur les combats, les aspirations et les méthodes d'hier, afin de mieux se préparer aux luttes d'aujourd'hui.
Stiegler Bernard ; Baquiast Jean-Paul ; Didier-Wei
S'il est vrai que la raison est d'abord un motif, un mobile, le désir qui émeut l'esprit - et pour le mettre en mouvement -, une société qui engendre une démotivation généralisée des producteurs et des consommateurs est profondément irrationnelle. La démoralisante liquidation de l'aidôs (vergogne) qu'étudiait Constituer l'Europe 1. Dans un monde sans vergogne, résulte d'une idéologie de la performance basée sur le calcul des motivations comme fondement de techniques de management et de marketing, mais qui, calculant l'incalculable, élimine la singularité qui est cependant le seul objet possible de la motivation, et ruine ainsi les processus d'individuation. Ce sont ces modèles de direction de l'activité industrielle, devenus contre-productifs, qui engendrent la démotivation. Le présent ouvrage esquisse une analyse des techniques managériales de contrôle et de stimulation de la motivation et de la performance qui dominèrent le XXe siècle, et propose des éléments pour une politique industrielle européenne, appuyés sur une autre théorie de la motivation. Celle-ci en appelle au concept d'individuation pensée comme processus à la fois psychique et collectif, et où l'articulation des deux niveaux s'opère à travers l'organisation des échanges symboliques, eux-mêmes conditionnés par des mnémotechniques aujourd'hui devenues industrielles. Le processus psychosocial est générateur de motifs en fonction des conditions d'organisation des échanges symboliques, et la définition de ces conditions en vue de l'intensification des motivations constitue la question politique en propre. Or, le devenir technologique des mnémotechniques, qui s'est subitement accéléré et modifié avec la numérisation, signifie qu'une politique n'est possible qu'à élaborer et à mettre en ?uvre les critères d'une économie industrielle des mnémotechnologies culturelles et cognitives, qu'il s'agit de transformer ainsi en technologies de l'esprit. Seule une politique industrielle de l'esprit constituera un nouveau motif européen fondé sur une rationalité économique revisitée, réinvestissant une raison européenne qu'il faut concevoir comme une économie du désir que concrétisent les motivations psychiques et collectives propres à l'âge des technologies industrielles de l'esprit. Soit la constitution européenne sera l'invention d'une nouvelle civilisation industrielle, soit l'Europe politique ne verra jamais le jour.
Le monde qui vient sera ce que nous en ferons. Encore faut-il avoir le courage de regarder l'avenir en face. C'est à cet effort salutaire que cet opuscule invite le lecteur. Appuyé sur les recherches les plus pointues, il propose de décrypter sous tous ses aspects le monde nouveau porté par l'évolution des sciences et des techniques : en présentant les derniers acquis des sciences et les champs qu'elles exploreront demain, en insistant sur la nécessité d'un sursaut matérialiste pour préserver la pureté de la démarche scientifique face à l'offensive de ceux qui voudraient la constituer en référence à telle ou telle religion, en regardant la manière dont les sciences viennent réinterroger les philosophies et valeurs qui sont les nôtres et, en tout premier lieu, l'humanisme. Jean-Paul Baquiast est bien connu de ceux qui s'efforcent de penser le monde de demain au gré de l'évolution des sciences. Il signe ici un texte de prospective lumineux. Un texte d'accès facile pour tous, en même temps qu'un appel à la mobilisation de tous ceux qui refusent de voir les sciences détournées au profit de quelques-uns ou d'idéologies mortifères.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !