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Judaïsme et modernité. Confrontation et interlocution
Banon David
HERMANN
39,05 €
Épuisé
EAN :9791037000781
Peut-on établir des rapports entre judaïsme et modernité? Au premier abord, il semble que l'arrimage soit impossible. Si le judaïsme s'adosse à une révélation, la modernité prône l'autonomie de la raison qui se donne pour tâche d'innover dans tous les domaines. Mais l'innovation provient-elle, comme le voudraient les tenants de la modernité, d'une césure ? Ne s'inscrit-elle pas aussi, comme le préconise le judaïsme, dans une continuité? La tradition juive, qui a subi bien avant le XVIIIe siècle les assauts de la modernité et de la sécularisation, n'a-t-elle pas son mot à dire sur la modernité qui est entrée en crise ? Ces problématiques, au centre du présent essai, sont discutées en convoquant divers philosophes contemporains. Sont ici présentées les différentes tentatives de sortir de cette polarisation, qui définit le judaïsme comme un archaïsme face à la modernité et à sa prétention de maîtriser le réel et le sens. Non pas l'un ou l'autre, l'un excluant l'autre, mais l'un et l'autre, dans une tension féconde.
Résumé : Cet ouvrage présente et déploie les grandes transformations d'une idée qui a fécondé et bouleversé non seulement l'histoire d'Israël mais celle de l'humanité dans son ensemble. Il dresse le panorama du messianisme : attente et espérance du Messie, des origines à nos jours au travers des études juives.
Quelles ont été les orientations de l'Ecole de pensée juive de Paris ? Ses traits caractéristiques ? Ses domaines de recherche ? Qui en étaient les maîtres ? Qu'ont-ils transmis ? Les champs qu'ils ont labourés et semés ont-ils donné des fruits ? Cet ouvrage vise à dégager l'esprit de la pensée juive de langue française telle qu'elle s'exprimait dans la seconde moitié du xxe siècle. Si l'on veut disséquer la constellation intellectuelle qui s'est formée au sein du judaïsme français au lendemain de la Seconde guerre mondiale, on verrait apparaître dans toute son ampleur, ce que deux de ses membres, le philosophe Emmanuel Levinas et le juge Wladimir Rabi, ont qualifié sur le mode de la boutade, "l'Ecole de Paris" . Cette expression, empruntée à l'histoire de l'art des années vingt, avec ses peintres juifs tels Soutine ou Modigliani a été appliquée à l'expérience intellectuelle du judaïsme français des années 1960-70 et du siècle dernier. En marge des institutions académiques, mais un discours et des oeuvres d'une extrême hardiesse. On découvrira dans cet ouvrage un noyau, une pépinière de penseurs qui n'ont pas hésité à porter la voix de la pensée juive au sein de la cité et au coeur de la philosophie occidentale qui s'en est trouvée parfois débordée, le plus souvent fécondée. Un livre à la croisée de l'histoire religieuse et de la philosophie.
André Neher (1914-1987) fut l'une des grandes figures du judaïsme français d'après-guerre, et son oeuvre philosophique abondante, comme son engagement, marquèrent durablement des générations de lecteurs. Depuis ses travaux sur la prophétie (Amos, chez Vrin) ou l'Ecclésiaste (Notes sur Qahélét, chez Minuit) en 1950, ou encore sur le silence de Dieu après Auschwitz (l'Exil de la parole, au Seuil), dans les années 70, Neher a renouvelé le questionnement juif de la modernité et a contribué pour une grande part à une renaissance des études juives en France. Ce volume collectif, issu de différents colloques qui eurent lieu à Paris, Strasbourg et Jérusalem, devrait permettre de remettre à l'honneur un grand penseur du judaïsme, doublé d'un véritable écrivain, comme en témoigne la conférence inédite publiée ici sur le "Combat avec l'Ange".
Le messianisme, projection d'une fin dans la temporalité humaine, fut sans doute à la source de nombreux bouleversements dans l'histoire. Il peut inciter, comme dans le monde juif traditionnel, au quiétisme de l'attente, mais il peut aussi se retourner vers l'activisme le plus effréné. L'idée que nous aurions atteint une " fin de l'histoire ", sous une face libérale ou démocratique, ne peut être qu'un leurre pour des esprits avertis des forces en présence dans le tissu historique concret, toujours synonyme d'oppression, qu'elle soit politique, économique ou sociale. Depuis deux siècles, soit depuis Hegel, l'Occident sécularisé a pu croire qu'il était parvenu à une fin de l'histoire ; or, depuis lors, l'histoire s'est déchaînée avec une violence inédite. Les Juifs, peut-être parce qu'ils sont les premières victimes de tout faux-messianisme historique et politique, se méfient de mut discours d'" accomplissement historique ", lequel débouche le plus souvent sur la tragédie. Le messianisme juif, à rebours de toute idéalisation de l'histoire, de toute idylle comme de tout accomplissement, suggère précisément que l'histoire ne s'achève jamais, qu'elle est toujours à reprendre dans la mise en oeuvre d'une "réparation" destinée à retrouver l'ordre originel de la Création. Ainsi, le messianisme juif postule que l'histoire est toujours ouverte vers une potentialité de justice non encore accomplie, et toujours à réaliser. Ce n'est pas le moindre de ses enseignements.
Les technologies visant à augmenter les capacités physiques et psychologiques des soldats ont toujours fait partie intégrante de l'histoire militaire. Toutefois, les recherches actuelles n'ont plus rien à voir avec les expériences du passé, à tel point qu'il est désormais possible de parler d'une révolution de la condition humaine qui mènera à plus ou moins brève échéance à une situation où les guerres du futur seront menées par des "super soldats". Cette possibilité, qui est de plus en plus réelle et inévitable, mais qui demeure étonnamment négligée par les éthiciens, ouvre la porte à une série de questions fondamentales : ces technologies sont-elles moralement problématiques ? Si elles sont permises, en vertu de quels critères est-il possible de distinguer celles qui sont acceptables de celles qui ne devraient pas être tolérées ? Ces innovations vont-elles enfreindre les principes moraux de la "guerre juste" ? Quels devraient être les paramètres éthiques du développement de ces technologies ? Ce premier ouvrage en langue française sur le soldat augmenté cherche à répondre à ces questions. Refusant d'adopter un point de vue manichéen sur cette question, Jean-François Caron explique que les nouvelles technologies d'augmentation entraînent un dilemme moral important. D'un côté, elles peuvent être interprétées comme une obligation morale de la part de l'armée à l'égard des soldats. De l'autre, elles peuvent également entraîner des violations des règles de la guerre. A la lumière de cette tension, l'auteur propose une vision nuancée des tenants et aboutissants de ces technologies militaires et suggère un cadre éthique original permettant de délimiter leur développement et leur utilisation.
Mobiles, interactifs, capables de communiquer, les robots peuvent-ils pour autant "penser" ou prendre des décisions à la place des humains ? Faut-il les considérer comme des agents moraux ayant une "autonomie" ou leur donner un statut juridique particulier ? Qui est alors responsable de leurs actions - le concepteur informaticien, le fabricant industriel, l'usager consommateur ? Pour quelles finalités tous ces robots sont-ils conçus ? Depuis peu, le public a découvert comment des robots pouvaient remplacer l'être humain dans un nombre croissant d'activités économiques, sociales et politiques. Les robots-drones sont utilisés dans les conflits armés ou encore dans des contextes non armés pour la surveillance ou l'assassinat ciblé. Des robots aux formes androïdes ont fait leur apparition dans le domaine de la santé et du bien-être. Dans les hôpitaux, des robots opèrent sous la direction du chirurgien, d'autres robots aux formes animales deviennent des "compagnons" pour les personnes âgées. Dans des écoles, des robots sont utilisés par des enseignants pour l'apprentissage des langues ou des matières scientifiques. Dans des maisons, des robots de service aspirent la poussière des tapis tandis que des jouets-robots s'occupent des enfants. Dans le domaine de l'agriculture, des robots traient les vaches et nettoient l'étable. Dans les usines, les robots accélèrent la productivité et l'efficacité de la production industrielle. Tous ces robots qui remplacent les êtres humains dans des tâches devenues "robotisables" font-ils de notre société "une société robotisée" ? Tant par la réflexion théorique qu'à l'aide d'exemples précis, cet ouvrage multidisciplinaire examine comment les robots modifient la qualité de nos relations humaines, en quoi ils transforment certaines valeurs fondamentales comme la liberté et l'égalité, ou encore de quelle façon ils entraînent des changements sociaux et culturels, par exemple dans nos relations aux animaux ou à l'environnement.
Lapointe Pascal ; Dupont Christophe ; Boileau José
L'information est un service public essentiel. Sans information, comment prendre des décisions éclairées sur les enjeux de société de l'heure ? La question est devenue encore plus importante à l'heure des réseaux sociaux, qui fournissent de l'information en abondance, mais sans vérifications ni préférences pour des sources crédibles. Pour ce faire, il faut des journalistes et des médias dignes de ce nom. Comment la nouvelle génération de journalistes va-t-elle réussir à se sortir de cette situation ? Comment trouver du travail et des contrats lucratifs tandis que les médias peinent à survivre et à trouver un "modèle d'affaires " ? Que signifie concrètement devenir journaliste indépendant, ou pigiste, ou entrepreneur, dans la crise actuelle des médias ? Quelles sont les habiletés dont un "nouveau journaliste " a besoin, au-delà des compétences de base qu'on enseigne dans les écoles de journalisme ? Comment la nouvelle génération de journalistes va-t-elle réussir à maintenir la liberté de la presse à travers ce dédale ? S'ils peinent à trouver du boulot, qu'ils deviennent journalistes indépendants, les nouveaux journalistes tireront-ils leur épingle du jeu ? Cet ouvrage s'adresse aux journalistes indépendants, pigistes ou blogueurs ou aux équipes qui songent à créer un nouveau média. Il leur apportera ce temps essentiel de réflexion pour mieux saisir les enjeux de la profession et relever leurs manches, à l'heure de la communication planétaire, des algorithmes et des inquiétudes sur l'avenir de la profession.
Les principes directeurs du présent livre sont la libre pensée et la libre expression, ouvertes, mobiles et affranchies des idéologies conservatrices ou progressistes". La guerre des sexes n'est pas morte : sous la pression de mouvements dénonciateurs ou en raison de clivages politiques grandissants, hommes et femmes semblent poussés à l'affrontement. Aussi nombreuses que soient les voix s'élevant pour arbitrer la rixe, celle de Camille Paglia connaît peu d'égales. Ce recueil convie à un riche programme : l'histoire du féminisme, les rapports entre l'inné et l'acquis, l'avortement, la chirurgie plastique, les femmes en politique, le sadomasochisme ou encore l'esthétique (qu'il s'agisse de la représentation évolutive des corps féminins dans l'histoire de l'art ou de l'étude de figures inspirantes, du buste de Néfertiti à la belle du Sud, en passant par Madonna et Germaine Greer). Pareille diversité atteste un apport précieux et original aux débats féministes et culturels contemporains.