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L'école de pensée juive de Paris. Entre singularité et universalité, Edition revue et augmentée
Banon David
CERF
24,00 €
Épuisé
EAN :9782204169059
Quelles ont été les orientations de l'Ecole de pensée juive de Paris ? Ses traits caractéristiques ? Ses domaines de recherche ? Qui en étaient les maîtres ? Qu'ont-ils transmis ? Les champs qu'ils ont labourés et semés ont-ils donné des fruits ? Cet ouvrage vise à dégager l'esprit de la pensée juive de langue française telle qu'elle s'exprimait dans la seconde moitié du xxe siècle. Si l'on veut disséquer la constellation intellectuelle qui s'est formée au sein du judaïsme français au lendemain de la Seconde guerre mondiale, on verrait apparaître dans toute son ampleur, ce que deux de ses membres, le philosophe Emmanuel Levinas et le juge Wladimir Rabi, ont qualifié sur le mode de la boutade, "l'Ecole de Paris" . Cette expression, empruntée à l'histoire de l'art des années vingt, avec ses peintres juifs tels Soutine ou Modigliani a été appliquée à l'expérience intellectuelle du judaïsme français des années 1960-70 et du siècle dernier. En marge des institutions académiques, mais un discours et des oeuvres d'une extrême hardiesse. On découvrira dans cet ouvrage un noyau, une pépinière de penseurs qui n'ont pas hésité à porter la voix de la pensée juive au sein de la cité et au coeur de la philosophie occidentale qui s'en est trouvée parfois débordée, le plus souvent fécondée. Un livre à la croisée de l'histoire religieuse et de la philosophie.
André Neher (1914-1987) fut l'une des grandes figures du judaïsme français d'après-guerre, et son oeuvre philosophique abondante, comme son engagement, marquèrent durablement des générations de lecteurs. Depuis ses travaux sur la prophétie (Amos, chez Vrin) ou l'Ecclésiaste (Notes sur Qahélét, chez Minuit) en 1950, ou encore sur le silence de Dieu après Auschwitz (l'Exil de la parole, au Seuil), dans les années 70, Neher a renouvelé le questionnement juif de la modernité et a contribué pour une grande part à une renaissance des études juives en France. Ce volume collectif, issu de différents colloques qui eurent lieu à Paris, Strasbourg et Jérusalem, devrait permettre de remettre à l'honneur un grand penseur du judaïsme, doublé d'un véritable écrivain, comme en témoigne la conférence inédite publiée ici sur le "Combat avec l'Ange".
Que signifie se tenir debout devant Dieu? C'est tenter de se hisser de la sphère de l'humain vers la sphère du divin, c'est tisser un rapport avec Dieu. Comment? En accomplissant son devoir religieux, autrement dit en appliquant la Loi et les commandements. Se tenir debout devant Dieu signifie donc Le servir, ce service n'ayant d'autre signification que le service lui-même - et rien d'autre. La tâche est elle-même le but, et l'on ne trouve dans le noyau que ce que l'on a déjà découvert dans l'écorce. La tâche à accomplir est donc infinie. Car l'être humain ne pourra jamais savoir si sa propre action atteint son objectif, s'il parvient au but. Seule le regarde la tâche qui lui incombe, le "résultat" et le "succès" de son action échappent à son savoir tout comme lui échappent aussi l'essence de Dieu et Son nom. Leibovitz illustre ce "sans fin", ce "sans répit" de la relation à Dieu par le service interminable de Yom Kippour Biographie de l'auteur Yechayahou Leibovitz était considéré comme "l'enfant terrible" de la société israélienne tant par ses détracteurs que par ses admirateurs. Il ne laissait personne indifférent, que ce soit lors de ses prises de position politiques ou dans ses ouvrages de philosophie traitant des questions religieuses en rapport avec la société, l'État ou la modernité