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Existences silencieuses
Bang Herman ; Bank Pedersen Christian ; Privat Jac
REINE BLANCHE
21,50 €
Épuisé
EAN :9782955891049
Herman Bang écrit en chemin. En se déplaçant d'un milieu urbain moderne à l'autre, il crée souvent des personnages provinciaux apparemment immobiles, ces êtres qu'il dénomme existences silencieuses et qui, derrière leur apparent attentisme, voire leur paralysie existentielle fortement trompeuse, sont porteurs d'un profond tumulte émotionnel qu'ils ne parviennent pas à exprimer, mais dont les traces sont détectables dans leurs actes, parfois manqués, et dans ce qu'ils sont incapables, justement, de dire. L'auteur voyageur se penche également sur les êtres excentriques des grandes villes de la modernité européenne, les victimes de ce que Rousseau appelait "le tourbillon social" : dupes de l'apparence, ces auteurs, acteurs (ou serveur dans le cas de Franz Pander) sont les "enfants d'un point mort". Ce "point mort" se trouve chez Herman Bang à l'exacte intersection de la tradition religieuse, culturelle et politique d'autrefois, qui n'offre plus de repères, mais qui ne lâche pas prise non plus, et de l'ordre vide des temps modernes, déterminé par les sciences naturelles et le mécanisme froid de la "sélection" darwinienne. Christian Bank Pedersen
Résumé : Avec Maison Blanche (1898) et Maison Grise (1901), Herman Bang se tourne vers la pureté de l'enfance, et se livre à une sorte de "Recherche du temps perdu", intimiste et sensible, rythmée par le miracle des saisons, dominée par la figure d'une mère lumineuse bien-aimée et des personnages attachants déjà croisés dans Tine, roman admirable où il saisit la vie dans ses aspects les plus fugitifs et les plus significatifs.
Dans le Paris de la fin du XIXee siècle, le peintre Claude Zoret sentretient avec son protégé, le jeune Tchèque Mikaël. Installés dans une vie de célébrité et de luxe, Zoret et Mikaël sont tout à la fois père et fils adoptif, maître et élève, peintre et modèle, et, sans que ce ne soit jamais dit, amants. Lors dun dîner dans la demeure du maître, celui-ci apprend à ses invités quil peindra bientôt le portrait de Lucia Zamikov, la célèbre princesse russe. Seulement le vieil artiste ne parvient pas à peindre les yeux de laristocrate et requiert contre toute attente laide de son élève, quil rabaisse pourtant sans cesse. Mikaël tombe éperdument amoureux de Lucia. Une passion partagée. Peu à peu, il délaisse Zoret, le vole, le trahit. Le maître, informé de lidylle de son jeune protégé, observera avec douleur la passion des deux amants, profondément blessé par les mensonges de ces derniers. Nen être que le spectateur lui sera fatal.
Bang Herman ; Balzamo Elena ; Grondahl Jens Christ
Né en 1857, dans l'île d'Als au Danemark, et mort le 29 janvier 1912 aux États-Unis où il s'était rendu pour une tournée de conférences, Herman Bang est l'une des figures les plus singulières et les plus fascinantes de la littérature danoise, et même nordique. De tous les écrivains de son époque, il est celui qui a le plus révolutionné la technique et l'esthétique du roman. Claude Monet voyait en lui le premier écrivain impressionniste. Journaliste prolifique, dramaturge et critique, Herman Bang est l'auteur de nombreux romans, dont Tine (Stock), Maison blanche, maison grise (Stock, 1998), Mikaël (Éditions Phébus, 2012), Les Quatre diables (Libretto, 2012). Son oeuvre a suscité l'admiration de maints artistes européens, de Klaus Mann à Robert Musil.
Bang Herman ; Privat Jacques ; Bank Pedersen Chris
Résumé : Cette nouvelle à l'ambiance Dame aux camélias est un triptyque mystérieux : les trois histoires racontées le sont-elles par la même femme ou par trois femmes dont les destins, grâce au flou ingénieux instauré par l'écrivain, se mêlent indubitablement pour dénoncer la place des femmes dans la société danoise du XIXe siècle... Seulement danoise ?
Pardo Bazan Emilia ; Jimenez Ignacio M ; Freire Lo
Ce recueil présente 26 nouvelles inédites, publiées entre 1891 et 1909. L'écrivaine espagnole se trouve alors au fait de sa célébrité en tant que romancière, ce qui lui permet d'approfondir le récit court, genre qu'elle affectionne particulièrement et dont elle est encore maintenant la meilleure représentante en Espagne. Les histoires ici racontées explorent tous les aspects de l'amour : amour-passion, amour-compassion, désamour, amour à tout âge, amour pour un inconnu, amour au-delà de la mort⦠sans oublier l'infidélité et la violence amoureuse.
Le feuilletage de l'album de famille est un geste universel qu'Arnaud Genon transforme en geste littéraire. Les indices de l'oubli propose une réflexion sensible et délicate sur nos rapports avec les vieux albums de photos de famille. Parallèlement, l'auteur s'interroge sur le souvenir que nous gardons des êtres qui ne sont plus, ce qui le conduit à poser également la question de l'immuabilité de notre identité. Même si le point de départ de ce récit est une expérience personnelle, celle-ci résonne immédiatement chez le lecteur qui se sent happé dans le cadre de la réflexion.
Comme dans son précédent recueil, l'auteur nous fait voyager dans le temps et dans l'espace et nous emmène entre autres en Espagne et en Allemagne. ce recueil se révèle toutefois plus intimiste tout en rejoignant l'universel avec l'exploration des souffrances comme celles liées au deuil et à la séparation amoureuse, mais aussi avec l'évocation de joies, d'espoirs, de tout ce qui peut redonner vie. L'amour, décliné sur plusieurs modes, du plus exclusif au plus fugace, joue également un rôle moteur. tout en respectant les critères de brièveté et de concentration qui définissent le genre de la nouvelle, l'auteure propose un travail sur les formes narratives : l'élégie, la mise en abyme, l'ekphrasis et la prose poétique, par exemple, l'unité du recueil et son originalité est assuré par un jeu de variations sur la peinture, la photographie et la musique.
Klaus Mann décrit le sentiment ressenti au début de sa carrière littéraire : "Notre vie consciente commença à une opaque d'incertitude angoissante. Autour de nous. tout se fissurait et chancelait, à quoi aurions-nous dû nous raccrocher, d'après quelles lois aurions-nous dû nous orienter ? La civilisation dont nous faisions la connaissance dans les années 1920 semblait avoir perdu l'équilibre, ne plus avoir de but, de volonté de vivre, être mûre pour la ruine, prête à sombrer. Oui, nous fûmes confrontés très tôt à une atmosphère d'apocalypse, fîmes l'expérience de toutes sortes d'excès et d'aventures." Né en 1906, Klaus Mann ressent ces années comme une profonde crise sociale et politique. Aussi pleine de joie et extraordinaire qu'ait pu être en superficie cette période, elle ne propose de fait aucune ligne morale. Le jeune écrivain présente la réaction de sa génération comme une recherche désespérée d'une nouvelle voie, d'un nouveau sens à la vie. Uwe Naumann.