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Les couleurs et les sons
Taillandier Isabelle ; De Grève Claude
REINE BLANCHE
14,00 €
Épuisé
EAN :9782491528140
Comme dans son précédent recueil, l'auteur nous fait voyager dans le temps et dans l'espace et nous emmène entre autres en Espagne et en Allemagne. ce recueil se révèle toutefois plus intimiste tout en rejoignant l'universel avec l'exploration des souffrances comme celles liées au deuil et à la séparation amoureuse, mais aussi avec l'évocation de joies, d'espoirs, de tout ce qui peut redonner vie. L'amour, décliné sur plusieurs modes, du plus exclusif au plus fugace, joue également un rôle moteur. tout en respectant les critères de brièveté et de concentration qui définissent le genre de la nouvelle, l'auteure propose un travail sur les formes narratives : l'élégie, la mise en abyme, l'ekphrasis et la prose poétique, par exemple, l'unité du recueil et son originalité est assuré par un jeu de variations sur la peinture, la photographie et la musique.
C'est avec émotion que j'ai appris la parution de cette anthologie. Je me reporte à l'époque, c'était il y a plus d'un demi-siècle, où, jeune étranger frais débarqué à Paris, j'ai suivi, avec application, les cours de Civilisation française de la Sorbonne. Nous avions alors à notre disposition, en guise de manuel, des fascicules imprimés, chacun étant consacré à un siècle particulier, et comportant présentation des auteurs"et courts extraits de textes. Ils n'étaient pas volumineux, mais, grâce aux développements oraux des professeurs, j'ai acquis de sûres connaissances de base qui m'ont grandement servi par la suite. J'imagine sans peine qu'au cours des décennies, les présentations et les choix de textes ont été étoffés, et que cet ouvrage est l'aboutissement d'une longue expérience pratique. Celui-ci rendra certes un merveilleux service aux étudiants étrangers désireux de mieux connaître notre langue et notre culture, combien aussi à ceux qui souhaitent se replonger dans ce fonds commun de textes qui établit une indéfectible connivence entre nous tous. "François Cheng."
Isabelle Taillandier nous fait passer d'une terre à l'autre, du Palais d'al-Rusafa, à Cordoue, au palais royal d'Izréel et au palais royal de Mycènes. Elle nous fait passer aussi d'un temps à l'autre, d'un jadis, pour en venir à ce qui est encore hélas un naguère (la Seconde Guerre mondiale, 1944 et les camps de prisonniers). Y a-t-il dans tout cela place pour l'espoir ? Le titre de la cinquième nouvelle, De bien en mieux, invite à le croire. Si mouvementée que soit l'équipée d'Aliénor d'Aquitaine quittant Blois comme une voleuse dans la nuit du 18 au 19 mars 1159, elle la conduit jusqu'au seuil du Poitou, jusqu'à Poitiers même et jusqu'au Clain qui, à beaucoup d'égards, a été le miroir de ma jeunesse et qui, encore aujourd'hui, m'apporte, comme à elle, un précieux apaisement." Pierre Brunel de l'Institut
Une femme est libérée après avoir passé neuf ans dans une prison franquiste. Cette nouvelle poignante, écrite en 1950, décrit ses déambulations dans un Madrid qu'elle ne reconnaît pas, ses souvenirs douloureux, ses angoisses, ses peurs, sa solitude, son désespoir ; mais aussi sa foi intacte dans les valeurs républicaines qu'elle a défendues et qui lui ont valu sa condamnation.
Peter Brockmann, comme des milliers de jeunes gens, veut tenter sa chance à Hollywood. Dans ce texte de 1929, l'auteur décrit les illusions et désillusions de ce jeune homme de vingt ans en même temps qu'il dénonce la cruauté de cette machine à fabriquer du rêve. Peter en sera-t-il lui aussi victime ?
Une femme est libérée après avoir passé neuf ans dans une prison franquiste. Cette nouvelle poignante, écrite en 1950, décrit ses déambulations dans un Madrid qu'elle ne reconnaît pas, ses souvenirs douloureux, ses angoisses, ses peurs, sa solitude, son désespoir ; mais aussi sa foi intacte dans les valeurs républicaines qu'elle a défendues et qui lui ont valu sa condamnation.
Récits verticaux nous ouvre un monde à part, grâce à un regard plein d'humour et une grande sensibilité humaine. Quand on lit ces contes, on a l'impression qu'il existe un monde immergé qui bat sous la peau du quotidien. De temps en temps, par un effet d'osmose, ce monde arrive à inonder l'ordre de la vie et à renverser les principes prévisibles. Les personnages semblent avoir conscience qu'ils vivent dans le recoin d'une réalité incomplète, mais aussi que cette réalité n'est pas un système homogène : au contraire, elle possède des fissures qui conduisent à des champs de liberté dans lesquels les gens peuvent récupérer l'innocence et la plénitude originelle. De la sorte, il arrive un moment où le récit abandonne l'ennui des habitudes et étincelle avec l'étrange vivacité de l'imprévu, des émotions, de la poésie. La réalité et son contraire, la norme et la perplexité se mêlent pour former la matière de Récits verticaux où tout est possible tant que la dérive que prennent les événements répond à la logique interne d'un principe bienfaisant qui favorise l'empathie, adoucit la solitude et soigne les êtres vulnérables". Salvador Compan
Pardo Bazan Emilia ; Jimenez Ignacio M ; Freire Lo
Ce recueil présente 26 nouvelles inédites, publiées entre 1891 et 1909. L'écrivaine espagnole se trouve alors au fait de sa célébrité en tant que romancière, ce qui lui permet d'approfondir le récit court, genre qu'elle affectionne particulièrement et dont elle est encore maintenant la meilleure représentante en Espagne. Les histoires ici racontées explorent tous les aspects de l'amour : amour-passion, amour-compassion, désamour, amour à tout âge, amour pour un inconnu, amour au-delà de la mort⦠sans oublier l'infidélité et la violence amoureuse.
Ainsi donc, que ces esprits sérieux qui ne voient dans l'apparition d'un livre qu'un auteur à juger et qui tiennent gravement le couteau d'ivoire suspendu sur son oeuvre comme un glaive sur la victime ; que ceux-là, dis-je, n'entreprennent point la lecture de ce livre ! Il n'a point été écrit pour eux, ils ne le comprendraient pas. Il ne s'adresse qu'à ces imaginations paresseuses qui suivent avec complaisance les rêveries du poète, les merveilles d'un conte de fées ; qui n'analysent pas ce qui les fait rire ; qui ne se font pas un remords d'avoir compris un mot que le Dictionnaire de l'Académie n'a pas sanctionné ; qui nous savent bon gré de publier une Nouvelle sans prétention, sans nous croire auteur pour cela, sans la corriger, comme on envoie à son ami une lettre écrite à la hâte, et qu'on ne s'est pas donné la peine de relire, ni même de signer ; enfin à ces lecteurs spirituels et indulgents qui ont toujours un peu de reconnaissance pour le livre qui les a aidés à passer une heure d'attente entre une affaire et un plaisir, entre un adieu et un retour. Cette catégorie comprend les hommes qui s'ennuient et les femmes qui aiment, n'est-ce pas à peu près la moitié du monde ! " Delphine de Girardin