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Le lorgnon
Girardin Delphine de ; Lassère Madeleine
REINE BLANCHE
19,50 €
Épuisé
EAN :9782955891001
Ainsi donc, que ces esprits sérieux qui ne voient dans l'apparition d'un livre qu'un auteur à juger et qui tiennent gravement le couteau d'ivoire suspendu sur son oeuvre comme un glaive sur la victime ; que ceux-là, dis-je, n'entreprennent point la lecture de ce livre ! Il n'a point été écrit pour eux, ils ne le comprendraient pas. Il ne s'adresse qu'à ces imaginations paresseuses qui suivent avec complaisance les rêveries du poète, les merveilles d'un conte de fées ; qui n'analysent pas ce qui les fait rire ; qui ne se font pas un remords d'avoir compris un mot que le Dictionnaire de l'Académie n'a pas sanctionné ; qui nous savent bon gré de publier une Nouvelle sans prétention, sans nous croire auteur pour cela, sans la corriger, comme on envoie à son ami une lettre écrite à la hâte, et qu'on ne s'est pas donné la peine de relire, ni même de signer ; enfin à ces lecteurs spirituels et indulgents qui ont toujours un peu de reconnaissance pour le livre qui les a aidés à passer une heure d'attente entre une affaire et un plaisir, entre un adieu et un retour. Cette catégorie comprend les hommes qui s'ennuient et les femmes qui aiment, n'est-ce pas à peu près la moitié du monde ! " Delphine de Girardin
Paris, 1851. Madame de Blossac, une ambitieuse que ses ennemis surnomment "Lady Tartuffe", tisse des intrigues machiavéliques pour se faire épouser du maréchal d'Estigny tout en orchestrant la chute de Jeanne, ingénue qui a le malheur de susciter sa jalousie. Car madame de Blossac est en réalité secrètement amoureuse d'Hector de Renneville, promis à Jeanne... Poète prodige et célèbre chroniqueuse de son temps, Delphine de Girardin a aussi été une dramaturge de renom : dans la comédie en prose Lady Tartuffe (1853), elle brocarde les moeurs aristocratiques et la philanthropie de façade que pratiquent les élites. Mais plus qu'une satire, cette pièce, qui connut un beau succès, est aussi une évocation subtile de la condition féminine de l'époque, où les femmes sans fortune doivent déployer des trésors d'inventivité pour gagner leur place au soleil. DOSSIER - Contexte, création, réception - Rachel, une vedette à l'âge romantique - Delphine de Girardin journaliste.
De 1836 à 1848, Delphine de Girardin a publié dans la Presse, un quotidien dirigé par son mari Émile de Girardin, un feuilleton hebdomadaire, "Courrier de Paris", sous le pseudonyme du vicomte de Launay. Célèbre depuis son enfance, elle était la fille de Sophie Gay, elle-même ex-merveilleuse et auteurd'Anatole, qu'aimait Napoléon. Après son mariage,Delphine de Girardin reçut le Tout-Paris des lettres et des arts: Balzac, Dumas, Eugène Sue, Théophile Gautier, etc. On ne pouvait rêver meilleur observateur pour tenir cette chronique du monde à la mode. Ces Lettres, dont le Mercure de France publie le texte intégral, sont un reportage au jour le jour sur la vie parisienne au temps de Louis-Philippe, le pendant idéal aux Mémoires de la comtesse de Boigne.
Peter Brockmann, comme des milliers de jeunes gens, veut tenter sa chance à Hollywood. Dans ce texte de 1929, l'auteur décrit les illusions et désillusions de ce jeune homme de vingt ans en même temps qu'il dénonce la cruauté de cette machine à fabriquer du rêve. Peter en sera-t-il lui aussi victime ?
Pardo Bazan Emilia ; Jimenez Ignacio M ; Freire Lo
Ce recueil présente 26 nouvelles inédites, publiées entre 1891 et 1909. L'écrivaine espagnole se trouve alors au fait de sa célébrité en tant que romancière, ce qui lui permet d'approfondir le récit court, genre qu'elle affectionne particulièrement et dont elle est encore maintenant la meilleure représentante en Espagne. Les histoires ici racontées explorent tous les aspects de l'amour : amour-passion, amour-compassion, désamour, amour à tout âge, amour pour un inconnu, amour au-delà de la mort⦠sans oublier l'infidélité et la violence amoureuse.
Dans cette nouvelle, Benito Pérez Galdós s'amuse⦠Le temps d'un voyage aller-retour dans un tram madrilène, il nous montre combien ce que nous lisons affecte notre état d'esprit, combien il nous est facile de tomber dans le piège de la fiction. Se jouant de la littérature populaire, le grand romancier espagnol du XIXe siècle mêle comédie et roman policier, sans toutefois oublier la poésie et la réflexion sur la condition humaine.
Récits verticaux nous ouvre un monde à part, grâce à un regard plein d'humour et une grande sensibilité humaine. Quand on lit ces contes, on a l'impression qu'il existe un monde immergé qui bat sous la peau du quotidien. De temps en temps, par un effet d'osmose, ce monde arrive à inonder l'ordre de la vie et à renverser les principes prévisibles. Les personnages semblent avoir conscience qu'ils vivent dans le recoin d'une réalité incomplète, mais aussi que cette réalité n'est pas un système homogène : au contraire, elle possède des fissures qui conduisent à des champs de liberté dans lesquels les gens peuvent récupérer l'innocence et la plénitude originelle. De la sorte, il arrive un moment où le récit abandonne l'ennui des habitudes et étincelle avec l'étrange vivacité de l'imprévu, des émotions, de la poésie. La réalité et son contraire, la norme et la perplexité se mêlent pour former la matière de Récits verticaux où tout est possible tant que la dérive que prennent les événements répond à la logique interne d'un principe bienfaisant qui favorise l'empathie, adoucit la solitude et soigne les êtres vulnérables". Salvador Compan