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Des arts qui ne sont plus beaux ou la puissance cachée du laid
Bancaud Florence
PU PROVENCE
26,00 €
Épuisé
EAN :9791032002957
Depuis le milieu du XIXe siècle, les o arts qui ne sont plus beaux ont conquis une place toujours plus grande dans l'art et dans l'esthétique. Aujourd'hui la beauté est souvent devenue source de défiance alors que le laid, le kitsch, l'immonde, l'abject font florès et fascinent, interpellent, attirant un public toujours plus nombreux. Mais la réflexion sur le laid est restée souvent superficielle, la condamnation esthétique du laid se doublant souvent d'un jugement de valeur moral. Près d'un siècle et demi plus tard, ce constat reste toujours d'actualité. Car si le beau réunit, le laid, théorisé, voire désamorcé par les post-hégéliens, reste un sujet tabou ou peu central dans l'esthétique alors que depuis Hugo, Baudelaire, Benn, Trakl, Heym et nombre artistes d'avant-garde, il a témoigné d'une puissance expressive, d'une force provocatrice et d'une fonction critique toujours plus puissantes. Cet ouvrage entend rompre avec le tabou de la laideur et refuser l'imbrication de l'esthétique et de la morale pour montrer en quoi la laideur formelle ou artistique constitue un fondement essentiel de la genèse de l'art moderne et du dialogue des arts franco-allemand. Promu comme ingrédient des sentiments mêlés au XVIIIe siècle et du grotesque romantique, comme fondement du réalisme et du naturalisme, puis comme vecteur essentiel de l'expressionnisme, le laid est devenu une catégorie esthétique autonome et le fondement d'une esthétique négative fondée sur la résistance et la provocation.
Le Journal de Kafka, tenu durant les quatorze dernières années de sa vie, de 1909 à 1923, est une œuvre d'une importance majeure. Mémorial d'une existence singulière, il évoque les expériences fondatrices de l'auteur : sa fascination pour des écrivains tels Goethe, Kleist, Dickens, Strindberg, Dostoïevski ou Werfel, sa découverte du théâtre yiddish et ses retrouvailles avec un judaïsme refoulé, sa rencontre épistolaire avec Felice puis Milena, ses errances dans une Prague adorée autant qu'haïe, ses affres d'écrivain et ses interrogations métaphysiques, son mal-être corporel, sa maladie. Mais le Journal est aussi un manifeste poétique et un atelier d'écriture. Kafka, jour après jour, y élabore les thèmes et les figures majeures de son œuvre et, dans les multiples ébauches de récits et de romans, travaille son écriture, parvenant à ce style dont la pureté et la densité suscitent une expressivité maximale et une interprétabilité infinie. Dix ans après sa publication intégrale chez Fischer, il était temps de rendre hommage à ce laboratoire d'écriture si précieux pour la compréhension de l'homme et de l'œuvre. La critique génétique, attentive aux brouillons, ébauches et fragments qui témoignent de la genèse du texte de Kafka, permet en effet de voir dans le Journal un véritable " work in progress " où s'élabore une œuvre certes fragmentaire et inachevée, mais d'une qualité littéraire, d'une richesse thématique et d'une profondeur philosophique exceptionnelles.
Bancaud Delphine ; Blanc-Mora Marie-Christine ; Ma
Quels sont les principaux métiers du social ? 800 000 personnes ont aujourd'hui choisi de faire de l'aide aux autres leur métier : des assistantes sociales, bien sûr, mais aussi des conseillers en économie sociale et familiale, des éducateurs de jeunes enfants, des animateurs socioculturels, des aides médicopsychologiques, et tous les professionnels de la ville (chef de projet contrat de ville, agent de développement social urbain) dont l'objectif est, par exemple, de lutter contre la délinquance ou de former des jeunes sans qualification. Quelles sont les qualités requises ? Côtoyer au quotidien la misère, la solitude et le désarroi des autres nécessite beaucoup de maturité et de psychologie. En récompense, vous ne vous ennuierez jamais. Ce que confirment les nombreux professionnels interrogés tout au long du livre. Quels sont les atouts du secteur ? D'abord, l'assurance d'avoir un travail (les offres d'emploi sont souvent supérieures à la demande). Ensuite, la chance de pouvoir évoluer facilement (par le biais de concours ou grâce à la validation des acquis de l'expérience). Enfin, la possibilité de travailler dans des lieux variés (associations, écoles, organismes de protection sociale, mairies...) et sous des statuts divers (fonctionnaire, contractuel ou en libéral). Comment débuter dans le secteur ? Faites des stages pour vous construire un projet professionnel solide, car, souvent, avant d'entamer une formation, on vous demandera de justifier d'une petite expérience de terrain. Y a-t-il une formation minimale pour entrer dans le secteur ? De nombreuses professions sont accessibles sans le bac. D'autres exigent une formation de niveau bac+2 ou bac+3 (éducateur spécialisé, assistant de service social ou conseiller ESF). La sélection dans les écoles étant drastique, certains préfèrent acquérir d'abord un bagage universitaire (DEUG, licence, maîtrise). Les filières plus professionnalisées (IUP, MST) ou certains troisièmes cycles (DEA, DESS) vous ouvrent les portes des métiers de la ville. Un troisième cycle en école, le CAFDES, vous prépare à la direction d'établissements de service social.
Résumé : En un temps où toute image est susceptible d'être fabriquée, retravaillée, falsifiée, manipulée, interroger la complexité de cet objet, de son statut et de ses effets est crucial, l'ambiguïté fondamentale de l'image la situant à mi-chemin entre forme visible et idée abstraite, entre imitation et (re)création, entre document et fiction, voire en faisant un mode privilégié de travestissement du réel. Cet ouvrage collectif rassemble des contributions pluridisciplinaires sur le statut et les pouvoirs de l'image dans le cinéma, la peinture, la bande dessinée, la photographie, les arts de la scène et la littérature : toutes s'interrogent sur le la fascination, voire la sidération exercée par l'image, sur ce qu'elle dévoile autant qu'elle masque, sur ce qu'elle compromet, voire annihile, sa fonction cognitive et référentielle s'accompagnant aussi d'effets secondaires potentiellement négatifs lorsque l'image est productrice d'illusion ou vecteur de manipulation.
Les contributions en esthétique, littérature, sociologie, anthropologie et psychanalyse réunies dans ce volume interrogent l'étroite articulation entre laideur, altérité et stigmatisation sociale ou condamnation morale ; elles montrent comment la fabrication de la laideur résulte d'une émotion socialement fabriquée mettant en jeu la relation entre individu et communauté ; la catégorie du laid apparaît comme historiquement et culturellement construite ; elle vise aussi à rejeter comme dépassée la norme du "?beau?" pour mettre en oeuvre une esthétique de l'expressivité, voire de l'"?im-beau?".
Cet ouvrage explore comment l'art actuel, plus spécifiquement vidéo, permet d'interroger le rapport entre corps et images. La partie I décline les modalités d'influence de l'image et permet de remarquer que l'humain actuel est peuplé d'images. La partie II met en regard corps sensible et corps représenté à travers les traces fluctuantes du référent dans la représentation vidéo afin d'explorer le corps rêvé. La partie III montre le jeu entre la liaison et la déliaison du corps représenté avec le décor.