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Le journal de Franz Kafka ou l'écriture en procès
Bancaud Florence
CNRS EDITIONS
37,00 €
Épuisé
EAN :9782271058461
Le Journal de Kafka, tenu durant les quatorze dernières années de sa vie, de 1909 à 1923, est une œuvre d'une importance majeure. Mémorial d'une existence singulière, il évoque les expériences fondatrices de l'auteur : sa fascination pour des écrivains tels Goethe, Kleist, Dickens, Strindberg, Dostoïevski ou Werfel, sa découverte du théâtre yiddish et ses retrouvailles avec un judaïsme refoulé, sa rencontre épistolaire avec Felice puis Milena, ses errances dans une Prague adorée autant qu'haïe, ses affres d'écrivain et ses interrogations métaphysiques, son mal-être corporel, sa maladie. Mais le Journal est aussi un manifeste poétique et un atelier d'écriture. Kafka, jour après jour, y élabore les thèmes et les figures majeures de son œuvre et, dans les multiples ébauches de récits et de romans, travaille son écriture, parvenant à ce style dont la pureté et la densité suscitent une expressivité maximale et une interprétabilité infinie. Dix ans après sa publication intégrale chez Fischer, il était temps de rendre hommage à ce laboratoire d'écriture si précieux pour la compréhension de l'homme et de l'œuvre. La critique génétique, attentive aux brouillons, ébauches et fragments qui témoignent de la genèse du texte de Kafka, permet en effet de voir dans le Journal un véritable " work in progress " où s'élabore une œuvre certes fragmentaire et inachevée, mais d'une qualité littéraire, d'une richesse thématique et d'une profondeur philosophique exceptionnelles.
Le mythe de Marseille s'avère une construction du modernisme : c'est avec la révolution industrielle, les flux migratoires, l'empreinte coloniale et la violence des inégalités que s'est construit l'imaginaire si singulier de "la cité phocéenne". Seule ville mythique de France avec Paris, Marseille, dans sa misère et sa gloire, continue à nourrir une mythologie populaire, anarchique et sujette à de nombreuses manipulations médiatiques. Les études historiques, littéraires et artistiques rassemblées dans cet ouvrage, illustrées par des documents iconographiques, se présentent comme des contributions à une histoire culturelle de Marseille. Elles sont complétées par des témoignages historiques et artistiques et par des échanges sur les développements actuels du mythe, héritiers d'un modernisme inachevé, illustrant ainsi l'enchevêtrement du passé et du présent propre à la culture et à la politique culturelle ? de Marseille.
Franz Kafka (1883 - 1924) est un auteur mythique mais il ne faut pas le réduire aux termes "kafkaïsme" ou "kafkaïen". Le propos de cet ouvrage est précisément d'opposer aux innombrables interprétations que l'oeuvre a connues (théologique, historique, philosophique, psychanalytique, etc.), l'image d'un homme et d'une oeuvre continuellement en mouvement et remplie de mystère. Kafka n'a vécu que 40 ans, mais il a écrit 3400 pages de littérature, dont il ne jugeait publiables que 350 pages. Ses exécuteurs testamentaires à qui il avait donné ordre de tout brûler, désobéirent heureusement et publièrent toute l'oeuvre entre 1925 et 1994.
Résumé : Cela aurait pu être un livre, parmi d'autres, sur Vichy et les juges. On y aurait lu ce que chacun croit savoir déjà : que tous les magistrats ont prêté serment à un régime légalement établi, ont jugé sans états d'âme particuliers les résistants d'abord, les collaborateurs ensuite, et que nul, ou presque, n'a préféré sa conscience à son devoir. Mais l'histoire est autre : Vichy représente une exception ordinaire. D'abord, parce que l'Etat français marque l'apogée de la tradition, héritée de la Révolution, de justice étatisée et fonctionnarisée ; ensuite, parce que, dans sa dérive vers une justice d'exception, il s'appuie sur la pratique de la IIIe République, notamment pendant la Première Guerre mondiale - avec les tribunaux militaires jugeant pour l'exemple -, puis au cours des années trente, face aux menaces de guerre. Vichy, au fil des ans, sera contraint de faire siéger des " juges " non professionnels, et de recourir à une justice militante. Pour cause : les juges, corps qui préexiste à Vichy, et dont toute la culture se fonde traditionnellement sur l'application des lois en référence aux prédécesseurs et aux précédents - la jurisprudence -, ramènent l'extraordinaire politique à l'ordinaire pénal et bureaucratique, atténuent les dérogations de la législation, limitent l'exception d'une situation. L'historien ne saurait dès lors réduire son étude, dans la moyenne durée, à la mise sous tutelle politique des juges par la IIIe République, aux juridictions d'exception et d'exclusion de l'Etat français ni au maintien urgent, par une République restaurée, de nombre d'outils de l'arsenal vichyste. Il se doit de comprendre un corps dans sa continuité, dans l'intimité de ses habitudes professionnelles, de sa culture sociale, de ses rites élitaires, des origines de son recrutement. Autant d'éléments qui définissent une vision de l'ordre du monde, une grille perceptive des changements et expliquent nombre de paradoxes de la magistrature, d'hier à aujourd'hui. Prenant enfin la question par le bon bout, Alain Bancaud écrit une histoire qui vaut référence pour toutes celles, à venir, de l'Etat et de ses serviteurs.
Bancaud Delphine ; Blanc-Mora Marie-Christine ; Ma
Quels sont les principaux métiers du social ? 800 000 personnes ont aujourd'hui choisi de faire de l'aide aux autres leur métier : des assistantes sociales, bien sûr, mais aussi des conseillers en économie sociale et familiale, des éducateurs de jeunes enfants, des animateurs socioculturels, des aides médicopsychologiques, et tous les professionnels de la ville (chef de projet contrat de ville, agent de développement social urbain) dont l'objectif est, par exemple, de lutter contre la délinquance ou de former des jeunes sans qualification. Quelles sont les qualités requises ? Côtoyer au quotidien la misère, la solitude et le désarroi des autres nécessite beaucoup de maturité et de psychologie. En récompense, vous ne vous ennuierez jamais. Ce que confirment les nombreux professionnels interrogés tout au long du livre. Quels sont les atouts du secteur ? D'abord, l'assurance d'avoir un travail (les offres d'emploi sont souvent supérieures à la demande). Ensuite, la chance de pouvoir évoluer facilement (par le biais de concours ou grâce à la validation des acquis de l'expérience). Enfin, la possibilité de travailler dans des lieux variés (associations, écoles, organismes de protection sociale, mairies...) et sous des statuts divers (fonctionnaire, contractuel ou en libéral). Comment débuter dans le secteur ? Faites des stages pour vous construire un projet professionnel solide, car, souvent, avant d'entamer une formation, on vous demandera de justifier d'une petite expérience de terrain. Y a-t-il une formation minimale pour entrer dans le secteur ? De nombreuses professions sont accessibles sans le bac. D'autres exigent une formation de niveau bac+2 ou bac+3 (éducateur spécialisé, assistant de service social ou conseiller ESF). La sélection dans les écoles étant drastique, certains préfèrent acquérir d'abord un bagage universitaire (DEUG, licence, maîtrise). Les filières plus professionnalisées (IUP, MST) ou certains troisièmes cycles (DEA, DESS) vous ouvrent les portes des métiers de la ville. Un troisième cycle en école, le CAFDES, vous prépare à la direction d'établissements de service social.
Charles Darwin, Lord William Kelvin, Linus Pauling, Fred Hoyle, Albert Einstein : cinq scientifiques hors du commun qui ont accompli des découvertes scientifiques considérables. Mais également cinq hommes qui se sont aussi, souvent en même temps, parfois lourdement, fourvoyés sur certains sujets. Charles Darwin n'a pas bien évalué les effets de " dilution " dans la transmission des caractères génétiques ; Lord Kelvin a largement sous-évalué l'âge de la Terre ; Linus Pauling s'est fait " coiffer au poteau " dans la découverte de la structure de l'ADN par Jim Watson et Francis Crick ; Fred Hoyle fut un partisan irréductible de la théorie de l'Univers stationnaire ; enfin, Einstein créa une constante cosmologique pour une mauvaise raison. Il ne s'agit pas d'énumérer les erreurs de ces grands hommes, mais bien plutôt de constater et d'analyser les conséquences bénéfiques de ces errements : la théorie de l'évolution de Darwin fonde la génétique moderne ; Kelvin enseigne à ses successeurs comment utiliser la thermodynamique en astronomie et en géologie ; Linus Pauling introduit superbement les considérations chimiques en biologie ; Fred Hoyle démontre les bienfaits et les limites des approches scientifiques qui se démarquent des théories " à la mode " et, curieusement, au lieu d'être une erreur, l'introduction de la constante cosmologique par Einstein s'avère extraordinairement bénéfique. C'est à une véritable enquête policière, qui dévoile de nombreux aspects jusque-là ignorés de l'histoire des sciences, que s'est consacré l'astrophysicien Mario Livio, qui expose ici de façon originale et vivante les chemins parfois tortueux empruntés par la recherche scientifique.
(Texte provisoire) En bref Tout sur la monarchie à son âge d'or. Le livre Issue d'un ouvrage collectif sur les monarchies à toutes époques, cette contribution d'Yves-Marie Bercé, synthèse sur une forme politique dominante en Occident de la Renaissance à la Révolution française, est une formidable introduction à l'histoire de l'Europe à l'époque moderne. Il ne s'agit pas d'un catalogue des rois et reines du XVIe au XVIIIe siècle, mais bien d'une histoire de la monarchie à travers l'analyse des fonctions royales. Roi-père, roi-justicier, garant de la Paix. Les nombreux attributs du souverain - vrais ou supposés - soulignent le caractère sacré alors attaché à cette fonction. Mais qu'en est-il vraiment du pouvoir du roi ? Que nous disent les chutes de trône du caractère supposément divin de leur élection ? Quels sont les rapports du roi à l'Etat, alors naissant dans le courant du XVIIe siècle ? Comment l'épithète " absolue " que l'on accole alors à " royauté " se traduit-il dans la pratique ? Et surtout, quelles relations le roi entretient-il avec son peuple ? De François 1er à Louis XVI, d'Elisabeth 1re à Jacques II, de Charles Quint à Charles III le Bourbon, c'est l'âge d'or de la monarchie que nous fait revivre Yves-Marie Bercé, en fin connaisseur de la période. L'auteur Yves-Marie Bercé, chartiste, ancien membre de l'Ecole française de Rome, est professeur d'histoire moderne. Arguments - Une synthèse claire et accessible.
Résumé : Début 2016, pour la première fois depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, Mein Kampf ressort en Allemagne dans une édition scientifique. Dans le même temps, l'éditeur historique de la traduction française annonce son intention de republier l'ouvrage dûment accompagné d'un appareil critique. Comment expliquer la postérité de ce pensum dont les divagations racistes et complotistes apparaissaient déjà comme telles à l'époque ? La réponse à la question ne serait-elle pas à chercher dans la forme plutôt que dans le fond de cet ouvrage ? En plus d'être le manifeste du national-socialisme, Mein Kampf ne serait-il pas en effet l'archétype d'un genre littéraire bien particulier, celui adopté par des leaders amenés à devenir autocrates, et mêlant propagande, manipulation et autobiographie ? En s'immergeant dans le livre, Albrecht Koschorke fait ressortir les procédés visant à rendre irréfutables les propos avancés, attire l'attention sur la construction de l'ouvrage, les transitions des expériences personnelles aux stigmatisations globalisantes, les changements de registres d'écriture, désintrique les niveaux de lecture et éclaire les divers publics visés. Une approche originale qui, dans la perspective de la prise du pouvoir, s'intéresse moins à la "doctrine" postulée de Mein Kampf qu'à sa "poétique" conjuguant autoritarisme et inconsistance intellectuelle.
En bref A l'heure où les islams se déchirent, et où les frontières d'Orient volent en éclat, une plongée dans l'histoire de la Question d'Orient. Le livre Depuis le XVIIIe siècle et jusqu'à aujourd'hui, la zone qui s'étend des Balkans à l'Afghanistan cristallise des tensions aussi bien internationales que propres à l'"Orient". Ce sont ces tensions que Jacques Frémeaux analyse dans cette synthèse innovante, en les replaçant dans le temps long. De la volonté de contrôle de la route des Indes à la convoitise des hydrocarbures qu'elle recèle, cette région n'a en effet cessé de faire l'objet d'affrontements entre les grandes puissances. Ce vaste espace a ainsi constitué, depuis l'entrée des flottes de la tsarine Catherine II en Méditerranée (1770), un champ disputé par la Russie et l'Angleterre, avant de se retrouver, après 1945, au cour du conflit opposant la Russie et les Etats-Unis. Mais, d'ouest en est, ce sont surtout des peuples qui se succèdent, qui se cherchent et se déchirent entre les séductions de la modernité et le refus que lui oppose la tradition. L'"Orient", qui s'affirme toujours plus comme exclusivement musulman, devient alors un objet de fascination et de peur pour un "Occident" dominateur et manipulateur. Après le temps des empires (ottoman, persan et moghol des Indes) est venu celui des Etats-nations, souvent nés dans la douleur. Mais aucun changement n'a mis fin au "grand jeu" géopolitique, jalonné d'épisodes majeurs, de l'occupation de l'Egypte par Bonaparte à la dernière guerre du Golfe, et dont de nouveaux chapitres s'écrivent sous nos yeux. Auteur Jacques Frémeaux, professeur à l'université Paris-Sorbonne (Paris-IV) est membre de l'Institut universitaire de France et de l'Académie des Sciences d'Outre-Mer. Il a notamment publié, parmi une vingtaine de titres, De quoi fut fait l'Empire. Les guerres coloniales au XIXe siècle (CNRS Editions, coll. Biblis, 2014) et La conquête de l'Algérie (2016). Arguments - Programme de l'agrégation en histoire contemporaine. - Clés pour décrypter les crises du Moyen Orient.