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L'image trompeuse
Bancaud Florence ; Guérin Michel
PU PROVENCE
24,00 €
Épuisé
EAN :9791032000571
En un temps où toute image est susceptible d'être fabriquée, retravaillée, falsifiée, manipulée, interroger la complexité de cet objet, de son statut et de ses effets est crucial, l'ambiguïté fondamentale de l'image la situant à mi-chemin entre forme visible et idée abstraite, entre imitation et (re)création, entre document et fiction, voire en faisant un mode privilégié de travestissement du réel. Cet ouvrage collectif rassemble des contributions pluridisciplinaires sur le statut et les pouvoirs de l'image dans le cinéma, la peinture, la bande dessinée, la photographie, les arts de la scène et la littérature : toutes s'interrogent sur le la fascination, voire la sidération exercée par l'image, sur ce qu'elle dévoile autant qu'elle masque, sur ce qu'elle compromet, voire annihile, sa fonction cognitive et référentielle s'accompagnant aussi d'effets secondaires potentiellement négatifs lorsque l'image est productrice d'illusion ou vecteur de manipulation.
Tout au long du XVIIIe siècle, avec Defoe, Swift, Richardson, Fielding, Sterne en Angleterre, Fénelon, Marivaux, Lesage, Diderot, Rousseau en France, Wieland, Moritz et Goethe en Allemagne, le roman de formation connaît un véritable essor en Europe. Ce livre tente de mettre en perspective le genre dans toute sa complexité et sa diversité. Il replace son évolution dans le contexte social, culturel et philosophique du siècle des Lumières, où il trouve ses origines et sa justification. Il en rappelle les grandes définitions, les fondements structurels et les thèmes constitutifs, notamment au XVIIIe siècle, dont il reflète les contradictions et les préoccupations centrales.
Résumé : Cela aurait pu être un livre, parmi d'autres, sur Vichy et les juges. On y aurait lu ce que chacun croit savoir déjà : que tous les magistrats ont prêté serment à un régime légalement établi, ont jugé sans états d'âme particuliers les résistants d'abord, les collaborateurs ensuite, et que nul, ou presque, n'a préféré sa conscience à son devoir. Mais l'histoire est autre : Vichy représente une exception ordinaire. D'abord, parce que l'Etat français marque l'apogée de la tradition, héritée de la Révolution, de justice étatisée et fonctionnarisée ; ensuite, parce que, dans sa dérive vers une justice d'exception, il s'appuie sur la pratique de la IIIe République, notamment pendant la Première Guerre mondiale - avec les tribunaux militaires jugeant pour l'exemple -, puis au cours des années trente, face aux menaces de guerre. Vichy, au fil des ans, sera contraint de faire siéger des " juges " non professionnels, et de recourir à une justice militante. Pour cause : les juges, corps qui préexiste à Vichy, et dont toute la culture se fonde traditionnellement sur l'application des lois en référence aux prédécesseurs et aux précédents - la jurisprudence -, ramènent l'extraordinaire politique à l'ordinaire pénal et bureaucratique, atténuent les dérogations de la législation, limitent l'exception d'une situation. L'historien ne saurait dès lors réduire son étude, dans la moyenne durée, à la mise sous tutelle politique des juges par la IIIe République, aux juridictions d'exception et d'exclusion de l'Etat français ni au maintien urgent, par une République restaurée, de nombre d'outils de l'arsenal vichyste. Il se doit de comprendre un corps dans sa continuité, dans l'intimité de ses habitudes professionnelles, de sa culture sociale, de ses rites élitaires, des origines de son recrutement. Autant d'éléments qui définissent une vision de l'ordre du monde, une grille perceptive des changements et expliquent nombre de paradoxes de la magistrature, d'hier à aujourd'hui. Prenant enfin la question par le bon bout, Alain Bancaud écrit une histoire qui vaut référence pour toutes celles, à venir, de l'Etat et de ses serviteurs.
Bancaud Delphine ; Blanc-Mora Marie-Christine ; Ma
Quels sont les principaux métiers du social ? 800 000 personnes ont aujourd'hui choisi de faire de l'aide aux autres leur métier : des assistantes sociales, bien sûr, mais aussi des conseillers en économie sociale et familiale, des éducateurs de jeunes enfants, des animateurs socioculturels, des aides médicopsychologiques, et tous les professionnels de la ville (chef de projet contrat de ville, agent de développement social urbain) dont l'objectif est, par exemple, de lutter contre la délinquance ou de former des jeunes sans qualification. Quelles sont les qualités requises ? Côtoyer au quotidien la misère, la solitude et le désarroi des autres nécessite beaucoup de maturité et de psychologie. En récompense, vous ne vous ennuierez jamais. Ce que confirment les nombreux professionnels interrogés tout au long du livre. Quels sont les atouts du secteur ? D'abord, l'assurance d'avoir un travail (les offres d'emploi sont souvent supérieures à la demande). Ensuite, la chance de pouvoir évoluer facilement (par le biais de concours ou grâce à la validation des acquis de l'expérience). Enfin, la possibilité de travailler dans des lieux variés (associations, écoles, organismes de protection sociale, mairies...) et sous des statuts divers (fonctionnaire, contractuel ou en libéral). Comment débuter dans le secteur ? Faites des stages pour vous construire un projet professionnel solide, car, souvent, avant d'entamer une formation, on vous demandera de justifier d'une petite expérience de terrain. Y a-t-il une formation minimale pour entrer dans le secteur ? De nombreuses professions sont accessibles sans le bac. D'autres exigent une formation de niveau bac+2 ou bac+3 (éducateur spécialisé, assistant de service social ou conseiller ESF). La sélection dans les écoles étant drastique, certains préfèrent acquérir d'abord un bagage universitaire (DEUG, licence, maîtrise). Les filières plus professionnalisées (IUP, MST) ou certains troisièmes cycles (DEA, DESS) vous ouvrent les portes des métiers de la ville. Un troisième cycle en école, le CAFDES, vous prépare à la direction d'établissements de service social.
Le mythe de Marseille s'avère une construction du modernisme : c'est avec la révolution industrielle, les flux migratoires, l'empreinte coloniale et la violence des inégalités que s'est construit l'imaginaire si singulier de "la cité phocéenne". Seule ville mythique de France avec Paris, Marseille, dans sa misère et sa gloire, continue à nourrir une mythologie populaire, anarchique et sujette à de nombreuses manipulations médiatiques. Les études historiques, littéraires et artistiques rassemblées dans cet ouvrage, illustrées par des documents iconographiques, se présentent comme des contributions à une histoire culturelle de Marseille. Elles sont complétées par des témoignages historiques et artistiques et par des échanges sur les développements actuels du mythe, héritiers d'un modernisme inachevé, illustrant ainsi l'enchevêtrement du passé et du présent propre à la culture et à la politique culturelle ? de Marseille.