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Visages
Baldizzone Gianni ; Cyrulnik Boris ; Baldizzone Ti
PHEBUS
40,55 €
Épuisé
EAN :9782752901194
Photographes mais surtout voyageurs de l'espèce rare - celle qui sait prendre son temps -, Tiziana et Gianni Baldizzone, ?uvrant en complicité avec Boris Cyrulnik, analyste passionné des m?urs humaines, avaient déjà conçu un étonnant ouvrage illustré consacré à la Main, lequel avait connu un extraordinaire succès en France, en Allemagne et dans le monde anglo-saxon (La Main qui parle, Phébus, 2002). Fins observateurs de l'humanité sous toutes les latitudes, ils ont capté dans leur viseur, au long de vingt années et plus de bourlingue, la magie fugitive de quelques milliers de visages - en Asie, en Europe et en Afrique surtout. Une centaine d'entre eux ont été élus pour figurer dans ces pages: ils reflètent, tous âges confondus, le génie expressif de notre espèce... et une gamme incroyablement variée d'émotions que l'on jurerait impossibles à saisir. Au fil de sept chapitres ("Regards", "Solitude et Partage", "Le miroir des sentiments", "L'âme en paix"), le lecteur pourra découvrir tout ce que le visage humain dit et fait, montre et cache. Mais il découvrira surtout que la beauté, que nous cantonnons d'habitude si timidement dans le cadre de stéréotypes rassurants (donc menteurs), ne loge pas toujours, tant s'en faut, à l'enseigne que l'on croit. Un beau voyage, que Boris Cyrulnik accompagne cette fois encore d'un commentaire aussi aigu qu'inattendu. Il nous rappelle que le visage, bien avant l'invention de la parole articulée, aura été le lieu de notre corps où, par le jeu complexe du regard, du sourire, du mouvement des lèvres et de mille infimes mimiques, au long d'un patient et mystérieux échange avec l'Autre, s'est constitué ce qu'il faut bien appeler un langage - premier et dernier des miracles humains.
Résumé : Mais Qui es-tu ? Au fil d'une quête ininterrompue, Tiziana et Gianni Baldizzone cherchent à découvrir l'autre, ou plutôt les autres, dans leur intimité et leur vérité universelle. Depuis trente ans, en parcourant les contours du monde, ils se sont attachés à dessiner le portrait d'une humanité sans artifice et solidaire de l'environnement où elle évolue. En répondant successivement aux questions : Qui es-tu ? Où demeures-tu ? Que fais-tu ? Comment t'exprimes-tu ? En quoi crois-tu ?, ils exposent la démarche qui les anime et qui les a conduits à entrer en résonance avec le monde des confins, à explorer les territoires les plus lointains, les peuples oubliés et les espaces les plus âpres, à observer les vies au quotidien et les travaux au fil des saisons, à pénétrer les intimités culturelles et émotionnelles, à saisir les modes d'expression corporelle et l'attraction vers le beau, à relever la puissance de la créativité artistique et l'amour de la transmission, la grandeur des rites et l'ardeur des croyances.
Résumé : Tiziana et Gianni Baldizzone, photographes du genre voyageur, un peu géographes par la force des choses, un peu ethnographes par la grâce des rencontres, un peu poètes parce que la route conduit naturellement à cela, nous font découvrir les Mains du monde : Asie, Afrique, Europe... Mais leur livre n'est pas qu'un livre d'images. Car les mains qu'ils ont élues ont toutes quelque chose à nous dire. Et d'abord ceci : que les hommes et les femmes qui, par ces temps d'industrialisation et de robotisation galopantes, savent encore se servir de leurs mains - pour faire et pour plaire, pour inventer et pour discourir, pour donner et pour jouir - possèdent un trésor dont les plus "civilisés" d'entre nous n'ont peut-être plus idée. Leur livre ne prétend délivrer aucune leçon, mais nous remémorer cette simple injonction vieille comme l'humanité : Ne perdons pas la main ! Un beau voyage que Boris Cyrulnik, analyste passionné des m?urs humaines - et qui de livre en livre nous si que nos comportements les plus simples sont souvent les plus mystérieux -, prolonge à sa façon en nous expliquant que depuis trois ou quatre millions d'années, c'est la Main qui oriente et secrètement gouverne le destin de l'animal humain. Captivé à son tour par le travail des Baldizzone, il nous rappelle ici que c'est la Main qui nous a fait hommes, et qu'à négliger ce "détail", nous risquons de perdre rien de moins que notre humanité.
Comme sa sœur indonésienne Java, Sumatra est située sur les plus anciennes routes maritimes de l'Asie du Sud-Est. Sa culture est le fruit d'influences multiples : celle de l'Inde d'abord, puis de toutes les nations qui vinrent y commercer. Celle qui fut surnommée l'" île d'or " ne cessa d'attirer des marchands chinois, arabes, portugais, enfin néerlandais. Ces derniers surtout exercèrent leur hégémonie pendant plus de trois siècles. Pourtant, la tradition demeure, présidant à la perpétuation d'une architecture étonnante et somptueuse, qui associe étroitement symbolique et esthétique : orientation de la maison, choix des matériaux, proportions, la construction obéit à des règles précises. Parmi les groupes ethniques qui peuplent l'île, les Batak au nord et les Minangkabau à l'ouest retiennent particulièrement l'attention. Leurs maisons surprennent d'abord par leurs toits, énormes et incurvés. Celles des Batak s'ornent de rinceaux polychromes, de peintures évoquant l'histoire de la demeure et de ses habitants, ou encore de sculptures en bas relief figurant des singa, animaux mythiques aux yeux globuleux et divinités protectrices. Les grandes maisons coutumières des Minangkabau sont coiffées de toits dont les pointes semblent imiter les cornes du buffle sacré - même si parfois la tôle remplace la traditionnelle fibre d'ijuk - et couvertes de décors merveilleusement riches, aux motifs géométriques ou végétaux ; plus encore, mosquées et palais minang affichent des chefs-d'œuvre de ciselure peints de couleurs éclatantes. Autour de cette architecture se révèle également la Sumatra volcanique à la végétation luxuriante : arbres précieux, fleurs aux arômes puissants et rizières immenses.
En Afrique, les masques sont vivants, habités par des esprits et non de simples objets inanimés : " Le Masque est étroitement associé, dans un cadre coutumier, aux rites agraires, funéraires et initiatiques d'un grand nombre de cultures africaines. Mais l'œil occidental n'a retenu généralement du masque que la partie en bois sculptée, tristement figée dans les vitrines de nos musées. Quel hiatus entre cette sculpture isolée, si belle soit-elle, et l'institution complexe dont elle relève. C'est comme si l'on résumait un opéra à un accessoire de scène ! " écrit Étienne Féau dans la préface. À travers plus de 200 photographies, prises au Burkina Faso dans deux villages Bwa, les Baldizzone nous font partager leur rencontre avec ces masques " vivants ". Un livre exceptionnel qui nous fait découvrir le masque africain sous l'angle du spectacle total, du mouvement et de la vie.
Résumé : De l'art d'évoquer les grandes et petites tragédies de la vie en usant des mots les plus simples, les plus nus... Un faubourg de Melbourne dans les années 50. Un couple se rend à une party de fiançailles chez des voisins, par un beau soir d'été. Lui est conducteur de loco et fier de son métier (on est au temps des dernières machines à vapeur). Elle pense qu'elle est mal mariée et songe à une autre vie. Le gamin qui les accompagne (12 ans) se dit que ses parents décidément ont bien changé... La soirée de fête est plutôt réussie, et pourtant la fiancée n'a pas l'air enchantée de convoler. avec le brave type que son père lui a choisi-un autre prétendant, éconduit quelques jours plus tôt par la belle, fera une apparition inattendue. On boit-un peu trop-on rit, on danse. Tard dans la Huit chacun s'en retourne chez soi, remuant de drôles de pensées. Le lendemain la radio annonce que l'express de Sydney a méchamment déraillé... Tout cela ne serait rien, ou pas grand-chose.. sans l'art de Steven Carroll (un romancier australien-hier encore non traduit en français-qui commence à faire sérieusement parler de lui). Il lui faut vraiment très peu de mots pour suggérer urne atmosphère et beaucoup plus que cela. On songe à une sorte de William Trevor des antipodes, qui déchirerait en douceur le masque des apparences. Son livre, qui n'élève jamais la voix, donne l'impression d'avoir été écrit dans un souffle : 1'un de ces livres qui parlent tout bas mais pour nous murmurer des choses terribles. Les personnages sont d'une banalité que l'on dira touchante, et pourtant à chaque instant on a l'impression qu'ils vont se noyer (on ne peut s'empêcher de penser que, s'il vivait aujourd'hui, Tchekhov écrirait un peu comme ça). Dur métier que de vivre, oui : lequel d'entre nous pourrait assurer qu'il possède vraiment l'art de conduire sa machine ?....
Présentation de l'éditeur L'histoire est celle d'une violente rencontre entre deux êtres. Celle d'une agression commise par Mino Torrès sur la personne d'Ariane un soir de novembre alors qu'elle rentrait chez elle. Sa vie bascule. Quelques mois plus tard, c'est depuis le fond de sa cellule que Mino Torrès décharge son fiel, contre la vie, les femmes et ses victimes. Quant à Ariane, c'est entre Munich et Berlin qu'elle renoue avec ses sens, avec le corps des autres et avec le sien. Deux versions complémentaires racontées l'une après l'autre, d'un même évènement, vues avec brio et pertinence par Marie Hélène Poitras qui a su parfaitement et sans faux-semblants se glisser aussi bien dans la peau de l'agresseur que dans celle de sa victime
Bien rare assurément les lecteurs qui ont eu l'occasion d'avoir entre les mains ce petit livre publié en 1947, jamais réédité depuis. Sous forme de contes" merveilleusement brefs qui ont la netteté et le trouble du rêve, et dont le personnage central est toujours le même (un mort qui persiste désespérément à vivre), c'est dans un monde subtilement cauchemardesque que nous nous trouvons entraînés, comme à notre corps déféndant : un monde qui se révèle être, dès les premiers détours, celui de l'inavouable".