Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Qui es-tu ? 30 ans de quête photographique
Baldizzone Tiziana ; Baldizzone Gianni
HOZHONI
45,00 €
Épuisé
EAN :9782372410328
Mais Qui es-tu ? Au fil d'une quête ininterrompue, Tiziana et Gianni Baldizzone cherchent à découvrir l'autre, ou plutôt les autres, dans leur intimité et leur vérité universelle. Depuis trente ans, en parcourant les contours du monde, ils se sont attachés à dessiner le portrait d'une humanité sans artifice et solidaire de l'environnement où elle évolue. En répondant successivement aux questions : Qui es-tu ? Où demeures-tu ? Que fais-tu ? Comment t'exprimes-tu ? En quoi crois-tu ?, ils exposent la démarche qui les anime et qui les a conduits à entrer en résonance avec le monde des confins, à explorer les territoires les plus lointains, les peuples oubliés et les espaces les plus âpres, à observer les vies au quotidien et les travaux au fil des saisons, à pénétrer les intimités culturelles et émotionnelles, à saisir les modes d'expression corporelle et l'attraction vers le beau, à relever la puissance de la créativité artistique et l'amour de la transmission, la grandeur des rites et l'ardeur des croyances.
Résumé : Tiziana et Gianni Baldizzone, photographes du genre voyageur, un peu géographes par la force des choses, un peu ethnographes par la grâce des rencontres, un peu poètes parce que la route conduit naturellement à cela, nous font découvrir les Mains du monde : Asie, Afrique, Europe... Mais leur livre n'est pas qu'un livre d'images. Car les mains qu'ils ont élues ont toutes quelque chose à nous dire. Et d'abord ceci : que les hommes et les femmes qui, par ces temps d'industrialisation et de robotisation galopantes, savent encore se servir de leurs mains - pour faire et pour plaire, pour inventer et pour discourir, pour donner et pour jouir - possèdent un trésor dont les plus "civilisés" d'entre nous n'ont peut-être plus idée. Leur livre ne prétend délivrer aucune leçon, mais nous remémorer cette simple injonction vieille comme l'humanité : Ne perdons pas la main ! Un beau voyage que Boris Cyrulnik, analyste passionné des m?urs humaines - et qui de livre en livre nous si que nos comportements les plus simples sont souvent les plus mystérieux -, prolonge à sa façon en nous expliquant que depuis trois ou quatre millions d'années, c'est la Main qui oriente et secrètement gouverne le destin de l'animal humain. Captivé à son tour par le travail des Baldizzone, il nous rappelle ici que c'est la Main qui nous a fait hommes, et qu'à négliger ce "détail", nous risquons de perdre rien de moins que notre humanité.
En Afrique, les masques sont vivants, habités par des esprits et non de simples objets inanimés : " Le Masque est étroitement associé, dans un cadre coutumier, aux rites agraires, funéraires et initiatiques d'un grand nombre de cultures africaines. Mais l'œil occidental n'a retenu généralement du masque que la partie en bois sculptée, tristement figée dans les vitrines de nos musées. Quel hiatus entre cette sculpture isolée, si belle soit-elle, et l'institution complexe dont elle relève. C'est comme si l'on résumait un opéra à un accessoire de scène ! " écrit Étienne Féau dans la préface. À travers plus de 200 photographies, prises au Burkina Faso dans deux villages Bwa, les Baldizzone nous font partager leur rencontre avec ces masques " vivants ". Un livre exceptionnel qui nous fait découvrir le masque africain sous l'angle du spectacle total, du mouvement et de la vie.
Comme sa sœur indonésienne Java, Sumatra est située sur les plus anciennes routes maritimes de l'Asie du Sud-Est. Sa culture est le fruit d'influences multiples : celle de l'Inde d'abord, puis de toutes les nations qui vinrent y commercer. Celle qui fut surnommée l'" île d'or " ne cessa d'attirer des marchands chinois, arabes, portugais, enfin néerlandais. Ces derniers surtout exercèrent leur hégémonie pendant plus de trois siècles. Pourtant, la tradition demeure, présidant à la perpétuation d'une architecture étonnante et somptueuse, qui associe étroitement symbolique et esthétique : orientation de la maison, choix des matériaux, proportions, la construction obéit à des règles précises. Parmi les groupes ethniques qui peuplent l'île, les Batak au nord et les Minangkabau à l'ouest retiennent particulièrement l'attention. Leurs maisons surprennent d'abord par leurs toits, énormes et incurvés. Celles des Batak s'ornent de rinceaux polychromes, de peintures évoquant l'histoire de la demeure et de ses habitants, ou encore de sculptures en bas relief figurant des singa, animaux mythiques aux yeux globuleux et divinités protectrices. Les grandes maisons coutumières des Minangkabau sont coiffées de toits dont les pointes semblent imiter les cornes du buffle sacré - même si parfois la tôle remplace la traditionnelle fibre d'ijuk - et couvertes de décors merveilleusement riches, aux motifs géométriques ou végétaux ; plus encore, mosquées et palais minang affichent des chefs-d'œuvre de ciselure peints de couleurs éclatantes. Autour de cette architecture se révèle également la Sumatra volcanique à la végétation luxuriante : arbres précieux, fleurs aux arômes puissants et rizières immenses.
Baldizzone Gianni ; Cyrulnik Boris ; Baldizzone Ti
Photographes mais surtout voyageurs de l'espèce rare - celle qui sait prendre son temps -, Tiziana et Gianni Baldizzone, ?uvrant en complicité avec Boris Cyrulnik, analyste passionné des m?urs humaines, avaient déjà conçu un étonnant ouvrage illustré consacré à la Main, lequel avait connu un extraordinaire succès en France, en Allemagne et dans le monde anglo-saxon (La Main qui parle, Phébus, 2002). Fins observateurs de l'humanité sous toutes les latitudes, ils ont capté dans leur viseur, au long de vingt années et plus de bourlingue, la magie fugitive de quelques milliers de visages - en Asie, en Europe et en Afrique surtout. Une centaine d'entre eux ont été élus pour figurer dans ces pages: ils reflètent, tous âges confondus, le génie expressif de notre espèce... et une gamme incroyablement variée d'émotions que l'on jurerait impossibles à saisir. Au fil de sept chapitres ("Regards", "Solitude et Partage", "Le miroir des sentiments", "L'âme en paix"), le lecteur pourra découvrir tout ce que le visage humain dit et fait, montre et cache. Mais il découvrira surtout que la beauté, que nous cantonnons d'habitude si timidement dans le cadre de stéréotypes rassurants (donc menteurs), ne loge pas toujours, tant s'en faut, à l'enseigne que l'on croit. Un beau voyage, que Boris Cyrulnik accompagne cette fois encore d'un commentaire aussi aigu qu'inattendu. Il nous rappelle que le visage, bien avant l'invention de la parole articulée, aura été le lieu de notre corps où, par le jeu complexe du regard, du sourire, du mouvement des lèvres et de mille infimes mimiques, au long d'un patient et mystérieux échange avec l'Autre, s'est constitué ce qu'il faut bien appeler un langage - premier et dernier des miracles humains.
Tourneret Eric ; Saint-Pierre Sylla de ; Tautz Jür
Après le succès des Routes du Miel, Eric Tourneret, "le photographe des abeilles", et Sylla de Saint Pierre associés ici à Jürgen Tautz, un grand spécialiste de la biologie de l'abeille, reviennent avec de nouvelles photographies époustouflantes réalisées au coeur de la colonie tout comme en laboratoire, et un texte qui fera date par la qualité de son écriture et sa solidité documentaire. On y découvre comment est organisé le "superorganisme" en termes de communication, de démocratie et de décision, comment la colonie s'emploie à lutter contre les maladies ou les prédateurs ou comment les abeilles s'adaptent aux événements et régulent la température. On y apprend comment elles opèrent pour choisir la reine, quelle transformation épigénétique peut intervenir ou quelle est la vraie nature du vol nuptial, l'appel silencieux des fleurs, l'alchimie du nectar, l'importance des fragrances et du parfum royal, comment le goût du sel se trouve au bout des pattes, le rôle des éclaireuses ou quelle est la fonction de l'oeil composé et des antennes... On y comprend l'incidence de l'architecture sur la communication et celle des chambres vides au sein du rayon de miel, l'existence d'un web des abeilles et les raisons du souffle de la colonie, leurs incroyables capacités cognitives et leurs trois mémoires, les conditions de l'essaimage colonisateur et les secrets de la génétique. Une incontournable somme sur le fascinant "génie des abeilles".
Oldmeadow Harry ; Fitzgerald Michael ; Trimble Cha
Connus par des millions de lecteurs, les récits exceptionnels de Black Elk (1863-1950) occupent une place à part dans l'histoire de la tradition sioux et de l'ethnologie au XXe siècle. Dès 1930 puis en 1948, ce sage visionnaire, qui a connu les guerres indiennes et s'est converti au catholicisme sans renier sa tradition, s'est successivement confié à deux interlocuteurs privilégiés, John Neihardt et Joseph Epes Brown, qui ont su restituer son message au monde. En révélant à l'un sa "Grande Vision" et à l'autre les rites secrets de la tradition lakota, il a permis d'en préserver l'héritage. Ce remarquable ouvrage en forme de mise au point, détaillé et très synthétique, revient sur la teneur de ces entretiens, sur la manière dont ils ont été restitués et interprétés tout comme sur les controverses qui s'en sont suivies. Un récit passionnant nourri de nombreux inédits de Joseph Epes Brown et de Frithjof Schuon, troisième personnalité qui a contribué à la diffusion du message du visionnaire lakota, en Europe notamment.
La fin de la vie humaine est de construire une architecture dans l'âme" propose Simone Weil. Elle y a consacré toutes ses recherches, tendue à l'extrême vers la Vérité. Par esprit de vérité, elle a emprunté tous les chemins des sciences humaines et des sciences exactes qui pouvaient l'y mener. Ses recherches, en apparence contradictoires, rassemblées dans des textes vigoureux, ou jetés en fragments et en pensées "sans ordre" dans une accumulation de cahiers, sont mues par une volonté commune : trouver, pour la vivre et l'incarner, cette vérité qu'elle cherche, et qu'elle défend. C'est que, pour Simone Weil, il y avait urgence à construire une échelle des valeurs éternelles, qui corresponde aux "besoins de l'âme", et qu'elle voulait présenter comme un idéal régulateur vis-à-vis de tout ordre social, toujours régi par la trompeuse force sociale. De là, le choix de ces fragments collectés par Christiane Rancé dans l'intégralité de son oeuvre et de sa correspondance, et regroupés sous des chapitres apparemment disparates : il a répondu à la volonté de refléter l'éclectisme apparent du travail de Simone Weil, qui voyait dans les contradictions et leur résolution, le moyen le plus sûr d'accéder au Royaume de la Vérité sans "vouloir changer son propre poids dans la balance du monde - la balance d'or de Zeus". Cet ouvrage entend ainsi donner un aperçu du large domaine de sa pensée, elle qui ne s'interdisait aucun sujet d'étude, tout en suivant la trajectoire de vie qu'elle a choisie dès son adolescence. Autant dire tout ce qui fait le mouvement même de son existence, de sa puissante réflexion et de sa spiritualité.
Griffin John Howard ; Kumar Satish ; Scordia Merce
Une large méditation sur l'Ecophilosophie en regard des sagesses traditionnelles. Initialement publiée aux USA. Quel est l'événement crucial de notre époque, si ce n'est la crise écologique et notre soudaine prise de conscience du rôle d'antagoniste que nous endossons dans la plus imminente des tragédies ? D'aucuns prophétisent qu'il est déjà trop tard pour entraver les changements environnementaux qui mèneront à la disparition de la civilisation moderne. Les dommages infligés autrefois à la nature étaient en effet insignifiants par rapport à ceux que nous lui occasionnons aujourd'hui, tant en termes d'échelle que de gravité. C'est seulement en posant un regard bienveillant sur le passé que nous prendrons conscience de la différence fondamentale d'approches actuelles avec les perspectives d'hier. C'est dans cet esprit qu'est entreprise la quête de l'origine de la beauté. Le voyage au pays de la beauté - qui engendre le respect - est semé d'embûches, notamment parce que la raison, forcée de prendre part au voyage, aimerait mieux en être le guide et nous convaincre que le terrain est instable, que certains des sentiers empruntés mènent à des impasses. L'auteur propose comme guides les interprètes de la pensée traditionnelle - René Guénon, Frithjof Schuon, etc... - qui sont d'un discernement rare lorsqu'il s'agit de voguer dans le passé. Tout en portant un regard bienveillant mais critique sur les thèses développées par les tenants de l'écophilosophie actuelle, John Griffin montre que c'est en comprenant en profondeur les mystères de la beauté que nous pourrons véritablement éviter le suicide annoncé de l'humanité. La thèse à l'origine de ce livre a reçu le Dean Prize (USA).