Comme sa sœur indonésienne Java, Sumatra est située sur les plus anciennes routes maritimes de l'Asie du Sud-Est. Sa culture est le fruit d'influences multiples : celle de l'Inde d'abord, puis de toutes les nations qui vinrent y commercer. Celle qui fut surnommée l'" île d'or " ne cessa d'attirer des marchands chinois, arabes, portugais, enfin néerlandais. Ces derniers surtout exercèrent leur hégémonie pendant plus de trois siècles. Pourtant, la tradition demeure, présidant à la perpétuation d'une architecture étonnante et somptueuse, qui associe étroitement symbolique et esthétique : orientation de la maison, choix des matériaux, proportions, la construction obéit à des règles précises. Parmi les groupes ethniques qui peuplent l'île, les Batak au nord et les Minangkabau à l'ouest retiennent particulièrement l'attention. Leurs maisons surprennent d'abord par leurs toits, énormes et incurvés. Celles des Batak s'ornent de rinceaux polychromes, de peintures évoquant l'histoire de la demeure et de ses habitants, ou encore de sculptures en bas relief figurant des singa, animaux mythiques aux yeux globuleux et divinités protectrices. Les grandes maisons coutumières des Minangkabau sont coiffées de toits dont les pointes semblent imiter les cornes du buffle sacré - même si parfois la tôle remplace la traditionnelle fibre d'ijuk - et couvertes de décors merveilleusement riches, aux motifs géométriques ou végétaux ; plus encore, mosquées et palais minang affichent des chefs-d'œuvre de ciselure peints de couleurs éclatantes. Autour de cette architecture se révèle également la Sumatra volcanique à la végétation luxuriante : arbres précieux, fleurs aux arômes puissants et rizières immenses.
Baldizzone Gianni ; Levenson Claude ; Baldizzone T
Tizianna et Gianni Badizzone sont auteurs de nombreux ouvrages publiés aussi bien en France qu'à l'étranger. Depuis plus de vingt ans, ils concentrent leur attention sur l'homme, sa culture et son environnement, soucieux de contribuer à la connaissance et à la préservation des cultures et des civilisations dont la disparition appauvrirait considérablement le patrimoine mondial. Ils ont consacré plusieurs ouvrages au Tibet, un pays qui leur tient particulièrement à c?ur.Leurs photos ont fait l'objet de plusieurs expositions et leurs reportages sont régulièrement publiés dans de grands magazines, en France comme à l'étranger. Parmi leurs livres: l'Inde des tribus oubliées, (ed. du Chêne, Paris, 1993, 2004); Au Tibet des Brigands-Gentilhommes: sur les traces d'Alexandra David-Neel (éd. Du Chêne, Paris, 1995); Brahmapoutre, légendes du fleuve (Olizane, Genève, 1998); Tableaux du Sahara (Arthaud, Paris, 2000); Noces ( Flammarion, Paris 2002); Caravanes de bambous (éd. du Seuil, Paris, 2004); Sur la route du sel et du savoir (éd. du seuil, Paris, 2005).Aux éditions Phébus, ils ont déjà publié La main qui parle (2002) et Visages (2005).Gianni Baldizzone est Fellow de la Royal geographical Society of London. Pour consulter leur site: www.baldizzone.comClaude B. LevensonEcrivain et traductrice, orientaliste de formation, Claude B. Levenson est l'auteur de divers ouvrages consacrés au Tibet et au bouddhisme, parmi lesquels: Le Seigneur du Lotus blanc - le Dalaï-lama (Lieu commun, 1987); La Montagne des Trois temps (Calmann-Lévy, 1995); Symboles du bouddhisme tibétain (Assouline, 1996); Tibet, otage de la Chine (Picquier, 2002); Ainsi parle le Dalaï-lama (Balland, 2003) et Le Bouddhisme (Que sais-je? PUF, 2004).Nombres de ses livres ont été traduits à l'étranger, notamment en anglais, en allemand, danois, espagnol ou italien et même en chinois...à Taiwan. Elle a également traduit des enseignements du Dalaï-lama, ainsi que des entretiens du chef spirituel avec des chercheurs occidentaux. Dans le sillage de plusieurs voyages ay Tibet à partir de 1984, elle continue de suivre de près la complexité des relations tibéto-chinoises. Pour consulter sons site: www.claudelevenson.net
Résumé : Mais Qui es-tu ? Au fil d'une quête ininterrompue, Tiziana et Gianni Baldizzone cherchent à découvrir l'autre, ou plutôt les autres, dans leur intimité et leur vérité universelle. Depuis trente ans, en parcourant les contours du monde, ils se sont attachés à dessiner le portrait d'une humanité sans artifice et solidaire de l'environnement où elle évolue. En répondant successivement aux questions : Qui es-tu ? Où demeures-tu ? Que fais-tu ? Comment t'exprimes-tu ? En quoi crois-tu ?, ils exposent la démarche qui les anime et qui les a conduits à entrer en résonance avec le monde des confins, à explorer les territoires les plus lointains, les peuples oubliés et les espaces les plus âpres, à observer les vies au quotidien et les travaux au fil des saisons, à pénétrer les intimités culturelles et émotionnelles, à saisir les modes d'expression corporelle et l'attraction vers le beau, à relever la puissance de la créativité artistique et l'amour de la transmission, la grandeur des rites et l'ardeur des croyances.
Résumé : Tiziana et Gianni Baldizzone, photographes du genre voyageur, un peu géographes par la force des choses, un peu ethnographes par la grâce des rencontres, un peu poètes parce que la route conduit naturellement à cela, nous font découvrir les Mains du monde : Asie, Afrique, Europe... Mais leur livre n'est pas qu'un livre d'images. Car les mains qu'ils ont élues ont toutes quelque chose à nous dire. Et d'abord ceci : que les hommes et les femmes qui, par ces temps d'industrialisation et de robotisation galopantes, savent encore se servir de leurs mains - pour faire et pour plaire, pour inventer et pour discourir, pour donner et pour jouir - possèdent un trésor dont les plus "civilisés" d'entre nous n'ont peut-être plus idée. Leur livre ne prétend délivrer aucune leçon, mais nous remémorer cette simple injonction vieille comme l'humanité : Ne perdons pas la main ! Un beau voyage que Boris Cyrulnik, analyste passionné des m?urs humaines - et qui de livre en livre nous si que nos comportements les plus simples sont souvent les plus mystérieux -, prolonge à sa façon en nous expliquant que depuis trois ou quatre millions d'années, c'est la Main qui oriente et secrètement gouverne le destin de l'animal humain. Captivé à son tour par le travail des Baldizzone, il nous rappelle ici que c'est la Main qui nous a fait hommes, et qu'à négliger ce "détail", nous risquons de perdre rien de moins que notre humanité.
En Afrique, les masques sont vivants, habités par des esprits et non de simples objets inanimés : " Le Masque est étroitement associé, dans un cadre coutumier, aux rites agraires, funéraires et initiatiques d'un grand nombre de cultures africaines. Mais l'œil occidental n'a retenu généralement du masque que la partie en bois sculptée, tristement figée dans les vitrines de nos musées. Quel hiatus entre cette sculpture isolée, si belle soit-elle, et l'institution complexe dont elle relève. C'est comme si l'on résumait un opéra à un accessoire de scène ! " écrit Étienne Féau dans la préface. À travers plus de 200 photographies, prises au Burkina Faso dans deux villages Bwa, les Baldizzone nous font partager leur rencontre avec ces masques " vivants ". Un livre exceptionnel qui nous fait découvrir le masque africain sous l'angle du spectacle total, du mouvement et de la vie.
Résumé : Pourquoi partir marcher sur les chemins pèlerins ? Qui cherche-t-on sur les routes sinueuses (le Toscane, de Cappadoce ou de Galice ? Dieu, soi-même, les autres ? Quel sens donner aujourd'hui à cette tradition millénaire des pèlerinages ? Comment lâcher prise au rythme lent (les pas et vivre l'instant présent ? Fort des kilomètres parcourus jusqu'à Compostelle, Jérusalem et Rome, Edouard Cortès unit son regard à celui des pèlerins d'autrefois, pour tenter de mettre en lumière l'esprit du chemin. Grâce à lui, le lecteur plonge dans le quotidien d'un pèlerin, fait de petites misères et de grandes joies et retrouve par la marche "l'urgence de l'essentiel".
Résumé : Après le succès international de son premier ouvrage " Courir ou Mourir ", Kilian Jornet a repris sa plume et propose " La frontière invisible ". Un livre où le prodige catalan expose sans ambages sa passion de la montagne, son attirance pour les sommets et pour les nouveaux défis les plus insensés : records d'ascension du Mont-Blanc, du Cervin, etc. A travers le récit parfois poignant de ses expéditions dans les plus grand massifs de la planète, l'athlète ibérique réalise aussi une véritable introspection sur sa personnalité, son besoin de solitude, la notion de risque et de mise en danger, et sur ses doutes liés à sa passion dévorante pour la montagne. Jornet renoue ici avec un style étonnant où il mêle harmonieusement fiction et réalité, pour exprimer encore mieux la complexité de son personnage. Un ouvrage fort, intense, et riche en émotions, attendu par un public nombreux.
4e de couverture : « Une métamorphose de mon être, soit la vraie expérience de la transhumance. Le fait d'épuiser ma marche, et de demeurer pourtant au c?ur du mouvement, me transforme en profondeur. Mes pensées se perdent moins, je surplombe moins les choses. Je me focalise sur le troupeau qui avance devant moi. Je suis porté par sa puissance.» De juin à octobre, randonner dans les Alpes du Sud signifie marcher en altitude en compagnie des moutons, aujourd'hui encore plus de trois cent mille bêtes se retrouvent chaque année dans les alpages d'estive. Ce moutonnement des troupeaux accompagne le marcheur comme une respiration vivante de la montagne. Antoine de Baecque est parti sur les traces du parcours millénaire des bêtes et des hommes, cette transhumance traditionnelle disparue dans les années 1950. Il a cheminé sur les anciens sentiers de la transhumance par des voies oubliées serpentant au milieu d'un paysage que le passage des moutons a façonné. Il a inauguré la Routo, cet itinéraire de randonnée bientôt homologué GR qui chemine sur plusieurs centaines de kilomètres à travers les Alpes, entre la plaine de la Crau en Provence jusqu'au Piémont italien. Ce récit voyageur d'un parcours montagnard, d'une quête de la mémoire millénaire d'une transhumance accompagnant la mémoire intime du marcheur, raisonne comme un hommage au lien entre hommes et bêtes, au bonheur de reprendre le cours d'une vie vécue dans et par la nature.Notes Biographiques : Historien et marcheur, Antoine de Baecque a publié La Traversée des Alpes (Gallimard, 2014), Histoire de la marche (Perrin, 2016), Les Godillots, Manifeste pour une histoire marchée (Anamosa, 2017). Sa démarche est au centre d'un documentaire diffusé sur Arte, "Sur la route des bergers" (Zed). Il est professeur à l'École normale supérieure.
L'épopée de l'aviation: des premiers ballons aux avions furtifs. 600 pages d'exploits, de passion et de prouesses technologiques. De Blériot à Mermoz, en passant par Lindbergh, Gagarine ou Armstrong, Bernard Marck célèbre ces héros du ciel qui, à bord de leurs machines volantes, ont repoussé les frontières. Aviation civile, aviation militaire, conquête de l'espace, dans chaque domaine l'auteur donne les caractéristiques techniques détaillées et précises des appareils présentés.