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Syrie. Anatomie d'une guerre civile
Baczko Adam ; Dorronsoro Gilles ; Quesnay Arthur
CNRS EDITIONS
24,99 €
Épuisé
EAN :9782271091666
Voici la première étude de terrain consacrée à la guerre civile en Syrie, des premières manifestations pacifiques jusqu'aux affrontements actuels. Nourri d'entretiens menés avec les syriens eux-mêmes lors de trois séjours prolongés, cet ouvrage est une véritable plongée dans l'enfer syrien. En 2011, le mouvement de protestation, dont est issue l'insurrection, tendait à l'origine à inclure des groupes minoritaires divers. Mais la formation de groupes politico-militaires à partir de 2012-2013 rompt cette logique inclusive. L'insurrection se différencie politiquement avec une polarisation croissante entre les groupes les plus radicaux et les groupes issus de l'Armée Syrienne Libre. Alimentée de l'extérieur, cette politisation opère selon deux registres, l'islam politique sous ses différentes formes, et notamment celle du califat, et le communautaire, dans le cas des enclaves kurdes du PKK. Quels sont les effets de la guerre sur la société syrienne ? Quelles nouvelles hiérarchies communautaires et sociales résultent de la violence généralisée ? Comment les trajectoires sociales des Syriens pris dans la guerre sont-elles affectées ? Comment se structure l'économie de guerre alors que le pays est divisé entre le régime, l'insurrection, le PKK et l'Etat islamique ? Un livre unique qui combine une recherche de terrain - rare sur le conflit syrien - et une réflexion pionnière sur l'émergence de l'Etat islamique.
Il y a les lieux communs, aux vertus simplistes, et la réalité historique. De lieux communs, les Lumières, depuis quelque temps, ont eu leur lot, chargées rétrospectivement de tous les maux, au prétexte qu'elles auraient, par un culte optimiste de la Raison, enclenché le déchaînement des tragédies sans précédent de notre siècle. Pour ce qui est de la réalité historique, les Lumières apparaissent sous un tout autre jour : traversées par des tensions morales et des oppositions intellectuelles où se joue la validité des promesses de bonheur en regard de la fatalité du mal. L'homme, comme le veut le "siècle philosophique", est un être libre, défini par ses droits inaliénables - particulièrement celui de rechercher son bonheur. Etre raisonnable, il est appelé à faire un usage critique de son entendement - particulièrement en matière de religion. Dans une histoire désormais désacralisée, devenue l'oeuvre de la seule humanité et que la Faute et la Chute ne marquent plus à ses origines, le mal est privé de fondement. Mais il n'est pas exorcisé pour autant. Moral, social, physique, il demeure, malgré les progrès de l'esprit humain, inéluctable, identique à lui-même par-delà la diversité des formes et des voies qu'il emprunte. Cet écart irréductible, les Lumières le mesurent à l'aune de leur quête obstinée des moyens, contradictoires, censés le réduire : affirmation de l'autonomie morale de l'individu ou nostalgie de la norme perdue ; confiance dans la nature bonne de l'homme ou résignation devant la capacité de ses semblables à ériger leur malheur en système ; relativisme culturel ouvrant à un pluralisme moral ou exigence d'universalité des valeurs fondamentales ; utopie volontariste d'une Cité juste ou réformisme pragmatique atténuant les injustices : aspiration légitime des hommes à inventer et construire leur bonheur ou constat amer qu'à jamais des humains, Job est l'ami et le prochain. Penser en même temps le droit au bonheur de l'humanité et la fatalité du mal, les Lumières n'ont eu de cesse de le faire. C'est en cela certainement que leur legs se tient dans notre proximité, comme un défi intellectuel et moral toujours à relever.
L'intérêt accru que l'on porte aujourd'hui aux utopies répond à plus d'une interrogation sur notre temps. Jamais l'utopie ne fut aussi violemment dénoncée et aussi fougueusement exaltée. Elle est devenue le point de fixation de nos hantises et de nos espoirs. La présence simultanée de deux attitudes, méfiance à l'égard de l'utopie et néanmoins désir d'en construire une, marque la conscience de ce temps qui est le nôtre. Qu'éclaire l'utopie et que dissimule-t-elle sous la transparence de la Cité Nouvelle, voulue et désirée? Rapports complexes entre utopie et histoire que ce livre cherche à dégager en étudiant l'imaginaire social en oeuvre au XVllle siècle, et notamment au cours de la Révolution, à une époque où les utopies s'inscrivent durablement dans le champ des attentes et s'imposent comme des images guides et des idées forces telles qu'elles orientent les espoirs et sollicitent les énergies collectives. Lumières de l'utopie et utopie des Lumières... Comment les idées images d'une Cité Nouvelle donnent un éclairage spécifique aux rêves et promesses que le siècle des Lumières fait surgir à son horizon? Comment le fait révolutionnaire imprime un élan nouveau et un dynamisme particulier à l'imagination utopique? Telles sont les interrogations vers lesquelles converge l'analyse discontinue, éclatée de Lumières de l'utopie, par delà la pluralité des thèmes: la pensée politique de Rousseau et le rêve métaphysique de dom Deschamps, les fêtes en Utopie et l'utopie manifestée dans et par les fêtes révolutionnaires le rêve d'une Histoire nouvelle qui réconcilierait l'homme avec sa raison et l'histoire du calendrier révolutionnaire qui transforme ce rêve en institution, les villes utopiques et le Paris visionnaire de l'époque révolutionnaire, ville imaginaire âprement disputée par le Pouvoir et le Bonheur.
L'annexion de la Crimée par la Russie, son intervention en Syrie, l'affaire Skripal ont propulsé Moscou sur le devant de la scène. Elles ont aussi contribué à bouleverser le système international et le rôle que la Russie joue en son sein. L'annexion de la Crimée par la Russie, son intervention en Syrie, l'affaire Skripal ont propulsé Moscou sur le devant de la scène. Elles ont aussi contribué à bouleverser le système international et le rôle que la Russie joue en son sein. Du fait de sa politique, la Russie a perdu l'Ukraine et fragmenté l'espace postsoviétique qu'elle considère comme sa sphère d'influence, elle s'est aliénée une bonne partie de l'Occident, elle s'est engagée dans un incertain virage vers l'Asie, etc. Près de vingt ans après l'arrivée au pouvoir de Vladimir Poutine, ces événements relancent les interrogations sur les objectifs poursuivis par la Russie. Quels sont les facteurs qui déterminent ses actions extérieures ? Quelle est sa capacité à se remettre des bouleversements qu'elle a connus depuis 1991 ? Cet ouvrage se penche sur ces questions en accordant une attention particulière aux perceptions et aux représentations. Il explore la vision que la Russie a de l'étranger en la confrontant à la réalité de la place qu'elle tient sur la scène internationale ainsi qu'aux regards portés sur elle par le monde extérieur. En croisant ces différents regards, il a pour but de contribuer à la compréhension de la trajectoire russe.
Pour nos contemporains les pirates et les corsaires se résument aux aventures flamboyantes de marins dans la mer des Caraïbes ou aux attaques de farouches brigands au large de la Somalie. Moins réductrice, la réalité est à la fois multiple, passionnante et souvent plus riche que la fiction. L'Histoire des corsaires et des pirates propose un tableau de ces phénomènes maritimes sur la longue durée, jalonnée de figures mythiques comme Drake, Surcouf, Duguay-Trouin, Dragut, Barberousse, Koxinga. Elle est un voyage dans le temps, des raids maritimes vikings au Moyen Age à la piraterie pratiquée en Asie de Sud-Est de nos jours. Elle est aussi un voyage dans l'espace à travers les mers et les océans, de la Méditerranée aux Antilles, en passant par la mer de Chine et les rives de l'océan Indien, sans omettre le continent américain. Un intérêt est également accordé à l'ancrage de la piraterie dans nos mémoires, à l'élaboration de mythes et à leurs prolongements dans les mondes virtuels du cinéma, de la BD et des jeux électroniques.
Les écrans numériques nous sont aujourd'hui devenus indispensables. Disponibles, rapides, ils répondent infailliblement. Leur omniprésence, leur usage coutumier, ne permettent pas, au-delà des rituelles proclamations de risques d'addiction, d'apprendre à discerner les métamorphoses de nos vies qui se produisent par eux. Cet ouvrage nous invite à quitter notre position d'utilisateur et à chercher des éléments de compréhension de la transformation digitale dans les théories de l'écriture. A l'heure où le traitement par le signal, la rationalité technique et l'automatisation investissent de plus en plus nos interactions sociales, l'art de lire et de déchiffrer les signes, le travail d'appropriation du sens, fournissent un antidote, offrent des ressources insoupçonnées pour nous aider à développer une intelligence des contextes. Nos petits écrans du quotidien sont ainsi interrogés par Pierre-Antoine Chardel comme des expériences existentielles à part entière, engageant notre condition d'être interprétant, tout autant que l'avenir de nos sociétés démocratiques. Il est encore temps d'intervenir sur l'évolution de nos sociétés hyper-connectées en favorisant l'épanouissement des subjectivités créatives, dont l'avenir demeure à écrire, par-delà l'empire du signal qui croît.
Charles Darwin, Lord William Kelvin, Linus Pauling, Fred Hoyle, Albert Einstein : cinq scientifiques hors du commun qui ont accompli des découvertes scientifiques considérables. Mais également cinq hommes qui se sont aussi, souvent en même temps, parfois lourdement, fourvoyés sur certains sujets. Charles Darwin n'a pas bien évalué les effets de " dilution " dans la transmission des caractères génétiques ; Lord Kelvin a largement sous-évalué l'âge de la Terre ; Linus Pauling s'est fait " coiffer au poteau " dans la découverte de la structure de l'ADN par Jim Watson et Francis Crick ; Fred Hoyle fut un partisan irréductible de la théorie de l'Univers stationnaire ; enfin, Einstein créa une constante cosmologique pour une mauvaise raison. Il ne s'agit pas d'énumérer les erreurs de ces grands hommes, mais bien plutôt de constater et d'analyser les conséquences bénéfiques de ces errements : la théorie de l'évolution de Darwin fonde la génétique moderne ; Kelvin enseigne à ses successeurs comment utiliser la thermodynamique en astronomie et en géologie ; Linus Pauling introduit superbement les considérations chimiques en biologie ; Fred Hoyle démontre les bienfaits et les limites des approches scientifiques qui se démarquent des théories " à la mode " et, curieusement, au lieu d'être une erreur, l'introduction de la constante cosmologique par Einstein s'avère extraordinairement bénéfique. C'est à une véritable enquête policière, qui dévoile de nombreux aspects jusque-là ignorés de l'histoire des sciences, que s'est consacré l'astrophysicien Mario Livio, qui expose ici de façon originale et vivante les chemins parfois tortueux empruntés par la recherche scientifique.