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Lumières de l'utopie
Baczko Bronislaw
PAYOT
35,00 €
Épuisé
EAN :9782228895026
L'intérêt accru que l'on porte aujourd'hui aux utopies répond à plus d'une interrogation sur notre temps. Jamais l'utopie ne fut aussi violemment dénoncée et aussi fougueusement exaltée. Elle est devenue le point de fixation de nos hantises et de nos espoirs. La présence simultanée de deux attitudes, méfiance à l'égard de l'utopie et néanmoins désir d'en construire une, marque la conscience de ce temps qui est le nôtre. Qu'éclaire l'utopie et que dissimule-t-elle sous la transparence de la Cité Nouvelle, voulue et désirée? Rapports complexes entre utopie et histoire que ce livre cherche à dégager en étudiant l'imaginaire social en oeuvre au XVllle siècle, et notamment au cours de la Révolution, à une époque où les utopies s'inscrivent durablement dans le champ des attentes et s'imposent comme des images guides et des idées forces telles qu'elles orientent les espoirs et sollicitent les énergies collectives. Lumières de l'utopie et utopie des Lumières... Comment les idées images d'une Cité Nouvelle donnent un éclairage spécifique aux rêves et promesses que le siècle des Lumières fait surgir à son horizon? Comment le fait révolutionnaire imprime un élan nouveau et un dynamisme particulier à l'imagination utopique? Telles sont les interrogations vers lesquelles converge l'analyse discontinue, éclatée de Lumières de l'utopie, par delà la pluralité des thèmes: la pensée politique de Rousseau et le rêve métaphysique de dom Deschamps, les fêtes en Utopie et l'utopie manifestée dans et par les fêtes révolutionnaires le rêve d'une Histoire nouvelle qui réconcilierait l'homme avec sa raison et l'histoire du calendrier révolutionnaire qui transforme ce rêve en institution, les villes utopiques et le Paris visionnaire de l'époque révolutionnaire, ville imaginaire âprement disputée par le Pouvoir et le Bonheur.
Résumé : Voici la première étude de terrain consacrée à la guerre civile en Syrie, des premières manifestations pacifiques jusqu'aux affrontements actuels. Nourri d'entretiens menés avec les syriens eux-mêmes lors de trois séjours prolongés, cet ouvrage est une véritable plongée dans l'enfer syrien. En 2011, le mouvement de protestation, dont est issue l'insurrection, tendait à l'origine à inclure des groupes minoritaires divers. Mais la formation de groupes politico-militaires à partir de 2012-2013 rompt cette logique inclusive. L'insurrection se différencie politiquement avec une polarisation croissante entre les groupes les plus radicaux et les groupes issus de l'Armée Syrienne Libre. Alimentée de l'extérieur, cette politisation opère selon deux registres, l'islam politique sous ses différentes formes, et notamment celle du califat, et le communautaire, dans le cas des enclaves kurdes du PKK. Quels sont les effets de la guerre sur la société syrienne ? Quelles nouvelles hiérarchies communautaires et sociales résultent de la violence généralisée ? Comment les trajectoires sociales des Syriens pris dans la guerre sont-elles affectées ? Comment se structure l'économie de guerre alors que le pays est divisé entre le régime, l'insurrection, le PKK et l'Etat islamique ? Un livre unique qui combine une recherche de terrain - rare sur le conflit syrien - et une réflexion pionnière sur l'émergence de l'Etat islamique.
Résumé : Le 9 thermidor la Convention décrète hors la loi Robespierre, Saint-Just et leurs acolytes. Ils seront guillotinés le lendemain. Le 9 thermidor ouvre une période trouble. Le gouvernement, composé souvent d'anciens terroristes, est confronté à un problème politique inédit : Comment sortir de la Terreur que cette même Convention avait instaurée seize mois plus tôt ? La Révolution peut-elle faire le procès de la Terreur sans se condamner elle-même ? Distinguer les responsabilités, dans le châtiment des coupables, entre les agents subalternes et ceux qui votèrent les décrets et donnèrent les ordres ? Et comment empêcher le retour de la Terreur et instaurer la démocratie quand chacun continue à penser en termes de Volonté générale unitaire, d'exclusion de l'opposant, de refus du pluralisme politique ? Les quinze mois qui suivirent la chute de Robespierre ne marquèrent pas seulement un tournant dans l'histoire de la Révolution française ; ils demeurent la hantise de toutes les révolutions. Thermidor, c'est désormais le moment mythique, guetté par l'Histoire, où une révolution doit avouer qu'elle ne tiendra pas toutes ses promesses initiales et reconnaître que l'espoir s'est brisé. En Thermidor, les révolutionnaires lassés et vieillis renoncent à faire la révolution ; ils ne rêvent plus que de la finir.
Pourquoi Descartes était-il toujours attiré par les femmes qui louchaient, et Rousseau excité par un trait émotionnel très particulier ? Pourquoi y a-t-il des fétichistes de l'?il, de la main, des cheveux, de l'odeur, du mouchoir, de la voix, des fesses, des bottines (la liste est infinie), voire d'une qualité psychique ? Qu'est-ce que le fétichisme sexuel ? Dans ce texte fondamental qui marqua les plus grands psychiatres (Krafft-Ebing), psychanalystes (Freud) et sexologues (Ellis), Alfred Binet (1857-1911) dévoile comment, et pourquoi, par le biais d'un fétiche, il peut arriver à chacun d'entre nous d'obtenir une excitation sexuelle.
Eugène Minkowski (1885-1972) est l'un des plus grands spécialistes de psychopathologie que la France ait connus. Son oeuvre est structurée par une remarquable trilogie - La Schizophrénie (1927), Le Temps vécu (1933) et Traité de psychopathologie (1966) - dont voici réédité le premier volet. Il nous y donne une leçon de clarté et de précision, l'une des rares définitions sérieuses de la schizophrénie. À partir de la philosophie bergsonienne de l'élan vital, il souligne que la base même du processus schizophrénique est une perte du contact vital avec la réalité. Ce que le schizophrène perd, ce n'est pas la possibilité d'un simple contact sensoriel avec l'ambiance, mais bien la dynamique de ces contacts, c'est-à-dire tout ce qui fait le caractère vivant de la relation du sujet à autrui.
Rédigé entre 1930 et 1933, pendant les terribles années de crise en Allemagne, ce classique de Wilhelm Reich (1897-1957) demeure une contribution capitale à la compréhension du fascisme. Refusant d'y voir l'idéologie ou l'action d'un individu isolé, rejetant de même l'explication purement socio-économique avancée par les marxistes, Reich considère le fascisme comme l'expression de la structure caractérielle irrationnelle de l'individu moyen, dont les besoins et les pulsions primaires, biologiques, ont été réprimées depuis des millénaires. Aussi, toute forme de mysticisme organisé, dont le fascisme, s'explique-t-elle par le désir orgastique insatisfait des masses.
Avec un humour ravageur et tout britannique, l'anthropologue Nigel Barley s'enfonce dans l'île indonésienne de Sulawesi (Célèbes) à la recherche de ce qui reste de la culture toraja. Au terme d'un parcours semé d'embûches (administrations capricieuses, pluies tropicales, sangsues voraces, transports aléatoires), il découvre un peuple chaleureux et accueillant, niché dans des montagnes à la beauté sauvage. D'un optimisme sans faille, l'auteur parviendra à faire venir à Londres les meilleurs artisans torajas. Ce sera alors son tour de devoir répondre à leurs questions, dans une version exotique de l'arroseur arrosé. Nigel Barley, qui s'était signalé par ses expéditions rocambolesques en Afrique de l'Ouest (Un anthropologue en déroute et Le Retour de l'anthropologue), nous offre ici un récit savoureux et montre, s'il en était besoin, que le respect et l'amitié se jouent des différences culturelles. --Guillaume Segerer