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Job, mon ami. Promesses du bonheur et fatalité du mal
Baczko Bronislaw
GALLIMARD
24,80 €
Épuisé
EAN :9782070748044
Il y a les lieux communs, aux vertus simplistes, et la réalité historique. De lieux communs, les Lumières, depuis quelque temps, ont eu leur lot, chargées rétrospectivement de tous les maux, au prétexte qu'elles auraient, par un culte optimiste de la Raison, enclenché le déchaînement des tragédies sans précédent de notre siècle. Pour ce qui est de la réalité historique, les Lumières apparaissent sous un tout autre jour : traversées par des tensions morales et des oppositions intellectuelles où se joue la validité des promesses de bonheur en regard de la fatalité du mal. L'homme, comme le veut le "siècle philosophique", est un être libre, défini par ses droits inaliénables - particulièrement celui de rechercher son bonheur. Etre raisonnable, il est appelé à faire un usage critique de son entendement - particulièrement en matière de religion. Dans une histoire désormais désacralisée, devenue l'oeuvre de la seule humanité et que la Faute et la Chute ne marquent plus à ses origines, le mal est privé de fondement. Mais il n'est pas exorcisé pour autant. Moral, social, physique, il demeure, malgré les progrès de l'esprit humain, inéluctable, identique à lui-même par-delà la diversité des formes et des voies qu'il emprunte. Cet écart irréductible, les Lumières le mesurent à l'aune de leur quête obstinée des moyens, contradictoires, censés le réduire : affirmation de l'autonomie morale de l'individu ou nostalgie de la norme perdue ; confiance dans la nature bonne de l'homme ou résignation devant la capacité de ses semblables à ériger leur malheur en système ; relativisme culturel ouvrant à un pluralisme moral ou exigence d'universalité des valeurs fondamentales ; utopie volontariste d'une Cité juste ou réformisme pragmatique atténuant les injustices : aspiration légitime des hommes à inventer et construire leur bonheur ou constat amer qu'à jamais des humains, Job est l'ami et le prochain. Penser en même temps le droit au bonheur de l'humanité et la fatalité du mal, les Lumières n'ont eu de cesse de le faire. C'est en cela certainement que leur legs se tient dans notre proximité, comme un défi intellectuel et moral toujours à relever.
L'intérêt accru que l'on porte aujourd'hui aux utopies répond à plus d'une interrogation sur notre temps. Jamais l'utopie ne fut aussi violemment dénoncée et aussi fougueusement exaltée. Elle est devenue le point de fixation de nos hantises et de nos espoirs. La présence simultanée de deux attitudes, méfiance à l'égard de l'utopie et néanmoins désir d'en construire une, marque la conscience de ce temps qui est le nôtre. Qu'éclaire l'utopie et que dissimule-t-elle sous la transparence de la Cité Nouvelle, voulue et désirée? Rapports complexes entre utopie et histoire que ce livre cherche à dégager en étudiant l'imaginaire social en oeuvre au XVllle siècle, et notamment au cours de la Révolution, à une époque où les utopies s'inscrivent durablement dans le champ des attentes et s'imposent comme des images guides et des idées forces telles qu'elles orientent les espoirs et sollicitent les énergies collectives. Lumières de l'utopie et utopie des Lumières... Comment les idées images d'une Cité Nouvelle donnent un éclairage spécifique aux rêves et promesses que le siècle des Lumières fait surgir à son horizon? Comment le fait révolutionnaire imprime un élan nouveau et un dynamisme particulier à l'imagination utopique? Telles sont les interrogations vers lesquelles converge l'analyse discontinue, éclatée de Lumières de l'utopie, par delà la pluralité des thèmes: la pensée politique de Rousseau et le rêve métaphysique de dom Deschamps, les fêtes en Utopie et l'utopie manifestée dans et par les fêtes révolutionnaires le rêve d'une Histoire nouvelle qui réconcilierait l'homme avec sa raison et l'histoire du calendrier révolutionnaire qui transforme ce rêve en institution, les villes utopiques et le Paris visionnaire de l'époque révolutionnaire, ville imaginaire âprement disputée par le Pouvoir et le Bonheur.
Quesnay Arthur ; Colombo Pamela ; Baczko Adam ; Do
Axé sur des terrains de recherches approfondis en Amérique Latine, Afghanistan, Irak, Mali et au Burkina Faso, ce numéro s'intéresse aux effets des interventions occidentales sur la structuration de régimes miliciens et des économies deviolence locales. En étudiant les dispositifs miliciens, les articles interrogent le fonctionnement de la gouvernance des populations et des pratiques occidentales de la guerre. Ce numéro scrute ainsi le rôle de l'international dans le processus de formation du capital militaire des milices, soit leur capacité à organiser de la violence collective, à imposer des modes de gouvernance et de nouvelles hiérarchies locales qui transforment brutalement les sociétés.
Résumé : Le 9 thermidor la Convention décrète hors la loi Robespierre, Saint-Just et leurs acolytes. Ils seront guillotinés le lendemain. Le 9 thermidor ouvre une période trouble. Le gouvernement, composé souvent d'anciens terroristes, est confronté à un problème politique inédit : Comment sortir de la Terreur que cette même Convention avait instaurée seize mois plus tôt ? La Révolution peut-elle faire le procès de la Terreur sans se condamner elle-même ? Distinguer les responsabilités, dans le châtiment des coupables, entre les agents subalternes et ceux qui votèrent les décrets et donnèrent les ordres ? Et comment empêcher le retour de la Terreur et instaurer la démocratie quand chacun continue à penser en termes de Volonté générale unitaire, d'exclusion de l'opposant, de refus du pluralisme politique ? Les quinze mois qui suivirent la chute de Robespierre ne marquèrent pas seulement un tournant dans l'histoire de la Révolution française ; ils demeurent la hantise de toutes les révolutions. Thermidor, c'est désormais le moment mythique, guetté par l'Histoire, où une révolution doit avouer qu'elle ne tiendra pas toutes ses promesses initiales et reconnaître que l'espoir s'est brisé. En Thermidor, les révolutionnaires lassés et vieillis renoncent à faire la révolution ; ils ne rêvent plus que de la finir.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Les Souffrances du jeune Werther - Les Affinités électives - Wilhelm Meister: 1° Les années d'apprentissage - 2° Les années de voyage ou les renonçants. Traduit de l'allemand par Bernard Groethuysen, Pierre du Colombier et Blaise Briod, introduction de Bernard Groethuysen. Notes des traducteurs.
Résumé : "Il n'est peut-être pas le plus grand, mais l'un des plus grands. Il peut encore défendre son titre de champion du monde, et je ne vois personne, dans la génération actuelle, qui puisse le lui ravir. Il est notre Byron, le héros couvert de gloire, couvert de femmes, couvert d'argent... Nous ne sommes pas les derniers, en France, à l'avoir aimé. Nous avions des raisons pour cela. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, nous avions accueilli un jeune Américain pauvre et déjà père de famille, qui se promenait dans nos rues et le long de notre fleuve, s'arrêtait dans nos bistrots pour y boire notre vin et écrivait dans des cahiers d'écolier des histoires de soldats et de chasseurs. Il allait au Musée du Luxembourg pour apprendre de nos peintres, M. Cézanne et M. Degas, à dire "la chose vraie". A Paris, Hemingway a vécu, aimé, écrit. Il n'a pas oublié sa dette envers notre ville et il lui a élevé un temple dédié au souvenir et au bonheur enfui : Paris est une fête. On trouvera ce texte dans le premier volume des Ouvres complètes de Hemingway. On y trouvera aussi Le Soleil se lève aussi, d'un accent si neuf, si souvent imité depuis, et L'Adieu aux armes qui demeure, comme l'a dit Malraux, le plus beau roman d'amour de la littérature moderne. La qualité des traductions de ces textes, dues à M. E. Coindreau, n'est plus à louer. On trouvera enfin, avec les nouvelles charmantes du cycle de Nick Adams qui nous donnent un portrait de l'auteur à dix-huit ans, quand il chassait et pêchait dans les forêts du Michigan, paradis perdu de son enfance, un texte jusqu'alors inédit en français : Torrents de printemps, amusante satire de certains maîtres que l'écrivain avait admirés et qu'il pastichait : ainsi un jeune homme qui pressent son génie signifie à ceux à qui il doit le plus son désir d'émancipation : c'est Barrès devant Renan, Montherlant devant Barrès, Hemingway devant Sherwood Anderson... Hemingway est le premier écrivain étranger contemporain à figurer dans le Panthéon de la Pléiade. Un jour, il faudra qu'une plaque soit apposée au coin de l'une de ces petites rues de la Montagne Sainte-Geneviève qu'Ernest Hemingway, romancier américain, 1899-1961, a si souvent parcourues. En attendant cet hommage municipal, voici un petit monument fait de papier bible, d'encre, de cuir et de colle, auquel les meilleurs esprits et les meilleurs ouvriers ont collaboré - le plus beau monument qu'un écrivain puisse souhaiter." Michel Mohrt, 1966.
Découvrez les 500 citations les plus importantes de la philosophie, dans un format très pratique à emporter partout ! 500 citations, depuis l'Antiquité jusqu'à l'époque contemporaine. Un classement selon les notions au programme de l'épreuve de philosophie du baccalauréat : le sujet, la culture, la raison et le réel, la politique, la morale. Un index des philosophes cités.
Une brève histoire de la philosophie : De sa naissance en Grèce antique aux mouvements de pensée postmodernes, en passant par le courant de l'humanisme ou celui des Lumières. Les grands débats de la philosophie, avec 50 grandes questions : Les classiques : l'homme est-il un loup pour l'homme ? En quoi le langage est-il spécifiquement humain ? L'Etat est-il l'ennemi de la liberté ? Les actuelles : l'embryon est-il une personne ? Y a-t-il un devoir de mémoire ? Peut-on dire qu'une civilisation est supérieure à une autre ? Faut-il protéger ou respecter la nature ? La morale a-t-elle sa place dans l'économie ? Un dictionnaire des auteurs et des concepts : Plus de 700 entrées consacrées aux philosophes, de Hannah Arendt à Ludwig Wittgenstein, et aux notions philosophiques majeures, d'absolu à vivant.
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Résumé : Des écoles grecques à la philosophie contemporaine, plongez dans un monde réputé difficile et qui n'aura bientôt plus aucun secret pour vous ! Grâce à la Philosophie pour ceux qui ont tout oublié, partez à la découverte du savoir de façon simple, accessible et amusante. Laissez-vous conter la vie et l'oeuvre de près de 100 philosophes, de Socrate à Adorno, en passant par Platon, Pascal, Montaigne, Rousseau, Kant, Nietzsche, Freud, Sartre, Ricoeur, Baudrillard, et bien d'autres encore ! Abandonnez vos idées reçues, vivez et voyez les choses sous un angle inattendu grâce à plus de 30 concepts qui vous aideront à comprendre et à construire des problématiques. L'art obéit-il à des règles précises ou ne relève-t-il que de l'inspiration et du génie ? Le bonheur est-il seulement possible ? Puis-je avoir conscience de moi sans avoir conscience de l'autre ? Comment concilier l'autorité de l'Etat et la liberté des individus ? Peut-on être responsable sans être libre ni conscient ? La politique est-elle un art ou une science ? Les animaux ont-ils des droits ? Enrichi d'anecdotes, d'encadrés insolites, de citations mémorables et de dessins humoristiques, ce livre permet à tous de s'initier à la philosophie, de l'Antiquité à nos jours.