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L'identité. Pour un dialogue entre les cultures
Azmeh Aziz al- ; Wang Bin ; Hollinger David A. ; J
LA DECOUVERTE
12,50 €
Épuisé
EAN :9782707140494
La collection "Les mots du monde" repose sur une idée simple réunir dans un ouvrage un ensemble de textes qui s'efforcent de présenter la signification d'un même mot dans différentes aires géographiques et culturelles: Afrique sub-saharienne, Chine, Etats-Unis, Europe, Inde, monde arabe. Ces termes philosophiques ou anthropologiques ont acquis une épaisseur symbolique en cristallisant, pour une société donnée, des évolutions et des traits marquants. Immergés dans l'usage le plus quotidien, ils fondent et organisent aussi un langage commun, qui renvoie également aux débats traversant les sociétés contemporaines. Ces livres souhaitent renouer avec une certaine tradition intellectuelle de vigilance critique et d'ouverture, tout en se donnant la chance d'un "regard éloigné" favorisant le dialogue entre les cultures. Le lecteur pourra ainsi prendre la mesure des concordances, des glissements, des disparités que recouvre chacune de ces notions "universelles", mais aussi des tensions qui se dessinent entre la diversité des traditions culturelles et le travail d'homogénéisation de la mondialisation. Tous les titres de la collection "Les mots du monde" sont publiés dans leurs langues par chacun des éditeurs engagés dans cette entreprise collective: Shanghai Cultural Publisher (Chine), Centre culturel arabe (Maroc), Other Press (Etats-Unis), Sage Publications (Inde), La Découverte (France)
Grâce à un journal cloisonnant son quotidien de patiente de ses réflexions profondes, Alia El May livre le choc du diagnostic, le soutien des proches et des soignants, sa peur et son courage. Elle nous offre surtout le cheminement mystique qui lui a permis de se redécouvrir en tant que femme, et que le cancer et l’acte chirurgical sur son corps ont rendu possible. Car elle apprend à accueillir avec amour cette douleur qui lui parle. C’est après la découverte de sa maladie que le monde de l’intériorité l’appelle et l’emmène encore plus loin dans les profondeurs de son être féminin, dans ses perceptions subtiles. En témoignant des blessures de son corps, sa «maison», elle nous fait découvrir, à travers son parcours dans la maladie, un voyage initiatique au bout de Soi. Alia a atteint cette renaissance qu’elle vit dans la transformation et l’élévation à l’être spirituel qui est en chacun de nous.
Bontemps Nathalie ; Chèvre Mathilde ; Al Azmé Salm
Le chant du berger est un poème bilingue en français et en arabe, profondément inspiré et imprégné des codes et des images de la poésie arabe du désert. Il décrit la journée d'un berger au cours de laquelle rien ne se passe, aucun événement, seul le temps continu d'une journée qui s'égraine et d'un enfant berger dont le corps se confond avec les éléments. Le Chant du berger est un ouvrage destiné aux enfants et aux adultes. Dans Le chant du berger, les illustrations préexistent au texte. Le poème a été inspiré par les dessins, puis traduit en arabe. Le livre se lit à double sens, le début de l'un est la fin de l'autre. La traduction en arabe veille à conserver les images initialement présentes dans le texte, tout en recherchant une musicalité et un respect des codes de la métrique arabe. Les illustrations sont inspirées des paysages de la région volcanique du Sud de la Syrie, aux paysages arides mêlant les roches noires et chaotiques, les oliviers et la terre rouge brique d'argile.
Salamé Ghassan ; Al-Azmeh Aziz ; Bayart Jean-Franç
Elections interrompues en Algérie, scrutins sous contrôle en Iran, représentation bridée en Egypte, "parlements" nommés en Arabie : le monde arabe et islamique s'ouvre à une démocratisation vulnérable, ambiguë, réversible. Ici et là, les régimes empruntent les institutions pluralistes, les mécanismes politiques, les pratiques électorales qui relèvent de la démocratie libérale. Mais est-ce bien le signe d'un engagement durable des gouvernants, d'une exigence démocratique largement partagée dans la population ? Souvent, en s'ouvrant, ils répondent à une requête externe conditionnant une aide financière, cherchent un moyen pour gagner l'adhésion à une politique d'austérité ou pour remédier à un déficit passager de légitimité. Les régimes autoritaires autant que les forces d'opposition (en général aussi peu attachées aux vertus de la démocratie) peuvent ainsi jouer un jeu qu'ils n'ont pas vraiment voulu. Cet ouvrage analyse l'évolution récente des pays arabes et islamiques, et en particulier les liens entre libéralisation économique et démocratisation politique. Il dresse un bilan contrasté : devant la crise générale de l'autoritarisme, chacun reconnaît volontiers les vertus thérapeutiques du pluralisme politique. Mais les chances d'une véritable transition vers la démocratie, incertaines ici, prometteuses là, sont presque partout laborieuses.
Dirigé à la fois contre les thuriféraires de l'islamisme politique et contre ceux qui, stratèges ou idéologues, prétendent le combattre au nom de "la guerre entre civilisations", cet essai réfute avec force les deux présuppositions sur lesquelles ces ennemis apparemment irréductibles semblent s'accorder : la première, c'est de considérer l'islamisme comme la quintessence de l'islam, et la seconde de penser l'islam lui-même comme une culture homogène et atemporelle qui aurait déterminé à travers l'histoire et jusqu'à nos jours la pensée et l'action de tous les musulmans. La méconnaissance des sociétés dites par commodité "musulmanes" provient justement du fait qu'on les approche à travers le seul prisme de la religion. On en fait ainsi une entité radicalement différente des sociétés occidentales, inaccessible aux concepts communs des sciences sociales. Or ces concepts permettent notamment de souligner la troublante parenté entre l'islamisme radical et les idéologies réactionnaires en Occident.
Le Grand Remplacement est à nos portes ! ", "La civilisation européenne est menacée ! ", "Le féminisme a proclamé la fin des hommes ! ", "Les valeurs de la nation sont bafouées ! "... Ce bref florilège serait risible par son absurdité s'il ne cachait pas des croyances bien réelles et une percée idéologique virulente, appelant à un nécessaire retour aux sources du "roman national". C'est donc à déjouer les pièges de cette fiction que s'emploie Elise Thiébaut. Elle s'interroge d'abord sur sa propre "identité" : qu'est-ce que l'histoire de cette Française dite "de souche" a-t-elle à nous dire de l'histoire de France ? En se livrant à des tests ADN, à des recherches généalogiques et archivistiques, elle pose des questions qui révèlent des tabous et impensés de la mémoire collective. Que nous apprend la génétique ? Quels sont les liens entre généalogie et patriarcat ? Quel impact la traite négrière et la colonisation ont-elles eu sur sa famille et plus largement sur son pays ? Quel rôle les cocottes et courtisanes du XIXe siècle ont-elles joué dans le mythe de la séduction à la française ? Avec un plaisir aigu et une vivacité pugnace, l'autrice livre une autobiographie de la France singulière comme antidote au roman national.
Composée de plus de 1,3 milliard d'habitants, la société chinoise fascine ou effraie. Depuis 1949, elle a connu l'arrivée des communistes au pouvoir, le maoïsme, les réformes à partir de Deng Xiaoping et la reprise en main du pays dès 2013 par Xi Jinping. De manière inédite dans l'histoire du capitalisme, elle concilie un libéralisme économique d'Etat et un régime officiellement de " dictature démocratique du peuple ". Concrètement, comment la Chine en est-elle arrivée à cette modernité contrastée et quels sont les effets d'un régime autoritaire sur les différentes strates de la société chinoise ? La trame chronologique suivie dans ce livre permet d'analyser la société chinoise sous de multiples angles : éducation, travail, santé, appartenance ethnique, migrations, rapports hommes-femmes, jeunesse, religion, inégalités sociales, mouvements de contestation, questions sociales et environnementales. Les nombreux encadrés apportent des éclairages précis et des données récentes sur des aspects souvent méconnus de la société et de ses acteurs, au-delà des clichés sur la modernisation chinoise en ce début de XXIe siècle.
Harper Kyle ; Pignarre Philippe ; Rossignol Benoît
Comment Rome est-elle passée d'un million d'habitants à 20 000 (à peine de quoi remplir un angle du Colisée) ? Que s'est-il passé quand 350 000 habitants sur 500 000 sont morts de la peste bubonique à Constantinople ? On ne peut plus désormais raconter l'histoire de la chute de Rome en faisant comme si l'environnement (climat, bacilles mortels) était resté stable. L'Empire tardif a été le moment d'un changement décisif : la fin de l'Optimum climatique romain qui, plus humide, avait été une bénédiction pour toute la région méditerranéenne. Les changements climatiques ont favorisé l'évolution des germes, comme Yersinia pestis, le bacille de la peste bubonique. Mais "les Romains ont été aussi les complices de la mise en place d'une écologie des maladies qui ont assuré leur perte". Les bains publics étaient des bouillons de culture ; les égouts stagnaient sous les villes ; les greniers à blé étaient une bénédiction pour les rats ; les routes commerciales qui reliaient tout l'Empire ont permis la propagation des épidémies de la mer Caspienne au mur d'Hadrien avec une efficacité jusque-là inconnue. Le temps des pandémies était arrivé. Face à ces catastrophes, les habitants de l'Empire ont cru la fin du monde arrivée. Les religions eschatologiques, le christianisme, puis l'islam, ont alors triomphé des religions païennes.
La drogue est la continuation de la politique par d'autres moyens : telle est sans doute l'une des leçons les plus méconnues du IIIe Reich... Découverte au milieu des années 1930 et commercialisée sous le nom de pervitine, la méthamphétamine s'est bientôt imposée à toute la société allemande. Des étudiants aux ouvriers, des intellectuels aux dirigeants politiques et aux femmes au foyer, les petites pilules ont rapidement fait partie du quotidien, pour le plus grand bénéfice du régime : tout allait plus vite, on travaillait mieux, l'enthousiasme était de retour, un nouvel élan s'emparait de l'Allemagne. Quand la guerre a éclaté, trente-cinq millions de doses de pervitine ont été commandées pour la Wehrmacht : le Blitzkrieg fut littéralement une guerre du "speed". Mais si la drogue peut expliquer les premières victoires allemandes, elle a aussi accompagné les désastres militaires. La témérité de Rommel, l'aveuglement d'un Göring morphinomane et surtout l'entêtement de l'état-major sur le front de l'Est ont des causes moins idéologiques que chimiques. Se fondant sur des documents inédits, Norman Ohler explore cette intoxication aux conséquences mondiales. Il met notamment en lumière la relation de dépendance réciproque qui a lié le Dr Morell à son fameux "Patient A", Adolf Hitler, qu'il a artificiellement maintenu dans ses rêves de grandeur par des injections quotidiennes de stéroïdes, d'opiacés et de cocaïne. Au-delà de cette histoire, c'est toute celle du IIIe Reich que Ohler invite à relire à la lumière de ses découvertes.