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Le chant du berger. Edition bilingue français-arabe
Bontemps Nathalie ; Chèvre Mathilde ; Al Azmé Salm
PORT A JAUNI
12,00 €
Épuisé
EAN :9782919511150
Le chant du berger est un poème bilingue en français et en arabe, profondément inspiré et imprégné des codes et des images de la poésie arabe du désert. Il décrit la journée d'un berger au cours de laquelle rien ne se passe, aucun événement, seul le temps continu d'une journée qui s'égraine et d'un enfant berger dont le corps se confond avec les éléments. Le Chant du berger est un ouvrage destiné aux enfants et aux adultes. Dans Le chant du berger, les illustrations préexistent au texte. Le poème a été inspiré par les dessins, puis traduit en arabe. Le livre se lit à double sens, le début de l'un est la fin de l'autre. La traduction en arabe veille à conserver les images initialement présentes dans le texte, tout en recherchant une musicalité et un respect des codes de la métrique arabe. Les illustrations sont inspirées des paysages de la région volcanique du Sud de la Syrie, aux paysages arides mêlant les roches noires et chaotiques, les oliviers et la terre rouge brique d'argile.
Bontemps Nathalie ; Haji Golan ; Marquier Philippi
Ce poème est une réécriture de la Mu'allaqa d'Imru al-Qays, texte phare de la littérature arabe du désert (un siècle avant l'islam). L'objectif est de l'adapter pour le rendre accessible aux jeunes lecteurs contemporains. La matière principale de ce travail est donc l'original arabe dans ses différentes versions et les deux traductions de référence de Jacques Berque et de Pierre Larcher. Le texte final puise assez librement dans l'original arabe et ses traductions, respectant la progression et les thèmes du poème. Par moments, il reprend strictement la beauté visuelle de certaines images, par d'autres, il adapte d'autres images de façon à les rendre sensibles aujourd'hui. L'original arabe est une mine d'images poétiques que les traductions françaises ne sauraient épuiser et qui représentent pour nous une source d'inspiration. De tous les thèmes présents dans l'ode, nous privilégions la cosmogonie développée par le poète et les correspondances entre tous les éléments, qui constituent son univers : la nuit vue comme une étoffe, l'étoffe des vêtements effaçant les traces dans le sable comme l'aube efface les étoiles dans le ciel, l'humain partageant des caractéristiques animales et végétales, les animaux partageant des caractéristiques humaines... La vie nomade englobe nature et créatures, d'un seul tenant. La Mu'allaqa d'Imru al-Qays suit des thèmes qu'on peut qualifier de classiques, incontournables dans la poésie bédouine de l'époque : les lamentations sur les ruines, le festin, les amants, la description de l'amante, la nuit, la vie nomade, la description du cheval, la chasse, la tempête. Pour autant, un peu comme Caravage qui, peignant un sujet religieux, s'en affranchit complètement et donne l'impression de peindre ses contemporains, Imru al-Qays fait jaillir sa créativité à l'intérieur du cadre prédéfini.
Troisième titre de la nouvelle collection Racines autour d'un autre champ lexical et sonore : ici, nous avons choisi la racine H-D-D, qui nourrit les mots Houdoud (frontières), Haddad (forgeron), Hadîd (fer), Hidda (amertume), Hidâd (deuil). Où l'on entend que le champ des racines est plus ou moins léger et joyeux... Nous avons confié la liste de cette racine difficile et sombre à Golan Haji, poète syrien kurde en exil depuis 2012 à Saint-Denis, en France. Il a travaillé sur la résonance entre ces mots, dans leur sonorité et dans leur sens profond, pour écrire deux poèmes dans une langue arabe contemporaine et magnifique. Pour l'illustration, nous avons choisi une peinture de Mohamad Omran, peintre syrien venu en France pour y poursuivre ses études d'art en 2007. L'illustration des "Lettres du fer" est cadrée dans cette peinture de grande taille, réalisée à la plume et encre par l'artiste en 2013 (deuxième année de la guerre en Syrie). Des hommes machines font face à des hommes plantes : les hommes machines-hélicoptères charrient des têtes coupées et manipulent une marionnette de cheval mutilé à tête d'homme portant des attributs islamistes (métaphore du cheval Buraq, coursier fantastique venu du paradis selon la tradition islamique, et dont la fonction est d'être la monture des prophètes). Ces hommes machines, peints à la verticale, portent des lunettes noires et exhibent de gros sexes. Face à eux, les hommes plantes et arbres, peints à l'horizontale, se défendent avec leurs branches et leur masse protège un corps allongé, le corps d'un homme mort. Cette peinture traverse remarquablement tous les champs de la racine du fer ! D'une page à l'autre, on découvre cette peinture par morceaux, on la reconstitue mentalement, grâce aux fils de la racine !
LE POINT DE VUE DES ÉDITEURSCitoyen syrien d'origine arménienne, Aram militait dans les rangs d'une organisation communiste clandestine quand il fut arrêté, en 1987, par les services de renseignements. Il avait à l'époque vingt-neuf ans et travaillait comme aide-ingénieur dans la ville de Hassakeh, dans la Djézireh, au nord-est du pays. Après sept longues années passées dans la prison de Adra, à proximité de Damas, il fut enfin jugé par la Cour de sûreté de l'État et condamné à treize ans de détention, suivis de treize autres de déchéance de ses droits civils. Son attitude digne devant le tribunal et son refus de renier ses convictions politiques, malgré d'affreuses tortures physiques et morales, lui vaudront d'être transféré, un an plus tard, vers la terrible prison militaire de Palmyre, véritable camp de concentration où périrent au cours des années 1980 et 1990 des milliers de détenus politiques.Sur la nature du régime instauré par Hafez al-Assad et dévolu à son fils, ce récit publié en arabe en 2009 sous le titre Voyage vers l'inconnu nous informe bien plus qu'une savante étude de science politique.Né à Hassakeh (Syrie) en 1958, dans une famille de réfugiés arméniens, Aram Karabet réside actuellement en Suède.
En un seul thème, la maison, avec ses portes, ses murs, ses ombres et ses objets familiers, et en utilisant un vocabulaire délibérément répétitif, Bassam Hajjar a construit l?une des ?uvres poétiques les plus profondes et les plus exigeantes de la littérature arabe contemporaine. Poète de la solitude et du silence, il n?a cessé d?explorer son petit monde, son refuge, son exil désiré, et d?opposer la présence des choses à l?absence des êtres aimés, en attendant sa propre disparition qu?il savait proche. Ce maître de la langue arabe, féru de lexicographie, a tenu toute sa vie à tordre le cou à l?éloquence des Anciens mais aussi au verbalisme de bien des Modernes. Il se dépouillait devant la page blanche de son immense culture littéraire et philosophique pour aller à l?essentiel avec cinquante mots transparents qu?il excellait, dans chacun de ses poèmes, à doter de nouvelles résonances et d?une densité insoupçonnée.
Mo Abbas est un poète itinérant dans les villes où il observe et croque en détails et en jeux de mots les incongruités urbaines. Son écriture est fortement inspirée des poètes de l'Oulipo, l'Ouvroir de littérature potentielle, et l'on entend dans ses mots l'écho de Pérec ou de Calvino. Ses poèmes sur le macadam sont comme des regards d'enfants attentifs aux détails et cherchant les mots pour mieux les exprimer. Mo Abbas liste et consigne les panneaux de signalisation, les noms de rues insolites, les devantures de cafés, les cris des gabians et les cris des mamans, les bruits, les voix, les sons, les têtes, les bêtes, tout... Et tout cela ressurgit dans son écriture urbaine. A partir de ces chroniques poétiques, Julien Martinière a mis en scène un ours dans les rues de la ville, un ours avec un chapeau, des lunettes, une moto, un ours comme un homme, mais légèrement décalé... Un ours dans la ville avec la vie marseillaise qui tourne autour de lui, tout cela est-il bien urbain ?
Abracadabra est l'histoire d'un magicien peu commun. Pas un lapin ne sort de son chapeau, pas une colombe de sa manche. Le magicien Chahbandour n'a pas de chapeau mais sait des tours qu'aucun autre ne connaît... D'une boîte d allumettes, il fait surgir une palmeraie qui aussitôt se met à pousser, d'un mouchoir une autruche gigantesque ou un serpent à tête d'humain. Jamais il ne fait deux fois le même tour, toujours sa magie est renouvelée, alors une grande clameur s'élève pour le magicien Chahbandour... Le livre est bilingue en français et en arabe, il se lit à double sens, les tours de Chahbandour se croisent et la clameur s'élève, au début et à la fin. Ainsi un sens de lecture ne prévaut pas sur l'autre, et les illustrations, inspirées de l'art populaire soudanais, servent de support aux deux langues.