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Mu'allaqa. Un poème suspendu, Edition bilingue français-arabe
Bontemps Nathalie ; Haji Golan ; Marquier Philippi
PORT A JAUNI
12,00 €
Épuisé
EAN :9782919511457
Ce poème est une réécriture de la Mu'allaqa d'Imru al-Qays, texte phare de la littérature arabe du désert (un siècle avant l'islam). L'objectif est de l'adapter pour le rendre accessible aux jeunes lecteurs contemporains. La matière principale de ce travail est donc l'original arabe dans ses différentes versions et les deux traductions de référence de Jacques Berque et de Pierre Larcher. Le texte final puise assez librement dans l'original arabe et ses traductions, respectant la progression et les thèmes du poème. Par moments, il reprend strictement la beauté visuelle de certaines images, par d'autres, il adapte d'autres images de façon à les rendre sensibles aujourd'hui. L'original arabe est une mine d'images poétiques que les traductions françaises ne sauraient épuiser et qui représentent pour nous une source d'inspiration. De tous les thèmes présents dans l'ode, nous privilégions la cosmogonie développée par le poète et les correspondances entre tous les éléments, qui constituent son univers : la nuit vue comme une étoffe, l'étoffe des vêtements effaçant les traces dans le sable comme l'aube efface les étoiles dans le ciel, l'humain partageant des caractéristiques animales et végétales, les animaux partageant des caractéristiques humaines... La vie nomade englobe nature et créatures, d'un seul tenant. La Mu'allaqa d'Imru al-Qays suit des thèmes qu'on peut qualifier de classiques, incontournables dans la poésie bédouine de l'époque : les lamentations sur les ruines, le festin, les amants, la description de l'amante, la nuit, la vie nomade, la description du cheval, la chasse, la tempête. Pour autant, un peu comme Caravage qui, peignant un sujet religieux, s'en affranchit complètement et donne l'impression de peindre ses contemporains, Imru al-Qays fait jaillir sa créativité à l'intérieur du cadre prédéfini.
Résumé : Anthologie couvrant cinq recueils de poèmes dont la publication s'est étalée de 2008 à 2019 : Une carte pour deux personnes (2009), Prière pour les prémices du gel (2014), La Métaphysique du renard (2016), Morts sur mesure (2017), Deuil sans couronne (2019). Accablé au cours de ces années par la disparition, l'un après l'autre, de ses proches amis, notamment le poète Bassam Hajjar (l'auteur de Tu me survivras) et l'écrivaine et éditrice Mayy Ghoussoub, et grièvement blessé lui-même dans un accident de la route qui l'a plongé deux semaines dans le coma, le poète donne libre cours dans ces recueils au même sentiment de perte, mais avec des tonalités très variées allant du cri de douleur à la méditation métaphysique chuchotée. Il confirme avec brio sa renommée comme l'un des plus grands poètes arabes contemporains
En un seul thème, la maison, avec ses portes, ses murs, ses ombres et ses objets familiers, et en utilisant un vocabulaire délibérément répétitif, Bassam Hajjar a construit l?une des ?uvres poétiques les plus profondes et les plus exigeantes de la littérature arabe contemporaine. Poète de la solitude et du silence, il n?a cessé d?explorer son petit monde, son refuge, son exil désiré, et d?opposer la présence des choses à l?absence des êtres aimés, en attendant sa propre disparition qu?il savait proche. Ce maître de la langue arabe, féru de lexicographie, a tenu toute sa vie à tordre le cou à l?éloquence des Anciens mais aussi au verbalisme de bien des Modernes. Il se dépouillait devant la page blanche de son immense culture littéraire et philosophique pour aller à l?essentiel avec cinquante mots transparents qu?il excellait, dans chacun de ses poèmes, à doter de nouvelles résonances et d?une densité insoupçonnée.
Résumé : Ce n'est pas une autobiographie comme une autre que nous offre le poète libanais Abbas Beydoun dans ce livre, bien qu'il respecte scrupuleusement le fameux pacte qui consiste à se raconter dans un esprit de vérité. Ce sont plutôt onze miroirs où il se contemple, et qui se succèdent sans souci chronologique pour refléter chaque fois un moment de sa vie et ajouter une touche à son portrait. S'il commence ainsi par nous dire comment il a constaté, à l'âge de treize ans, que sa voix enregistrée dans un magnétophone ne ressemblait nullement à celle qu'il croyait avoir, il poursuit par sa découverte, à vingt-sept ans, de la fête de la Saint-Sylvestre, quand il s'est retrouvé par hasard dans une société beyrouthine occidentalisée dont il ne soupçonnait pas l'existence. Son aventure avec une parente délurée bien que voilée ou sa proverbiale maladresse nous valent des pages truculentes tranchant avec celles, poignantes, qu'il consacre à son insomnie chronique ou à son hospitalisation en France à la suite d'une dépression nerveuse...
Troisième titre de la nouvelle collection Racines autour d'un autre champ lexical et sonore : ici, nous avons choisi la racine H-D-D, qui nourrit les mots Houdoud (frontières), Haddad (forgeron), Hadîd (fer), Hidda (amertume), Hidâd (deuil). Où l'on entend que le champ des racines est plus ou moins léger et joyeux... Nous avons confié la liste de cette racine difficile et sombre à Golan Haji, poète syrien kurde en exil depuis 2012 à Saint-Denis, en France. Il a travaillé sur la résonance entre ces mots, dans leur sonorité et dans leur sens profond, pour écrire deux poèmes dans une langue arabe contemporaine et magnifique. Pour l'illustration, nous avons choisi une peinture de Mohamad Omran, peintre syrien venu en France pour y poursuivre ses études d'art en 2007. L'illustration des "Lettres du fer" est cadrée dans cette peinture de grande taille, réalisée à la plume et encre par l'artiste en 2013 (deuxième année de la guerre en Syrie). Des hommes machines font face à des hommes plantes : les hommes machines-hélicoptères charrient des têtes coupées et manipulent une marionnette de cheval mutilé à tête d'homme portant des attributs islamistes (métaphore du cheval Buraq, coursier fantastique venu du paradis selon la tradition islamique, et dont la fonction est d'être la monture des prophètes). Ces hommes machines, peints à la verticale, portent des lunettes noires et exhibent de gros sexes. Face à eux, les hommes plantes et arbres, peints à l'horizontale, se défendent avec leurs branches et leur masse protège un corps allongé, le corps d'un homme mort. Cette peinture traverse remarquablement tous les champs de la racine du fer ! D'une page à l'autre, on découvre cette peinture par morceaux, on la reconstitue mentalement, grâce aux fils de la racine !
Abracadabra est l'histoire d'un magicien peu commun. Pas un lapin ne sort de son chapeau, pas une colombe de sa manche. Le magicien Chahbandour n'a pas de chapeau mais sait des tours qu'aucun autre ne connaît... D'une boîte d allumettes, il fait surgir une palmeraie qui aussitôt se met à pousser, d'un mouchoir une autruche gigantesque ou un serpent à tête d'humain. Jamais il ne fait deux fois le même tour, toujours sa magie est renouvelée, alors une grande clameur s'élève pour le magicien Chahbandour... Le livre est bilingue en français et en arabe, il se lit à double sens, les tours de Chahbandour se croisent et la clameur s'élève, au début et à la fin. Ainsi un sens de lecture ne prévaut pas sur l'autre, et les illustrations, inspirées de l'art populaire soudanais, servent de support aux deux langues.
Chèvre Mathilde ; Al Azmeh Salma ; Daaboul Georges
La lettre d'amour est l'histoire d'une quête amoureuse dans de grands paysages peints au pastel gras. Page après page, Zayn collecte sa lettre d'amour qu'il agrémentera de trois petits caillloux, de feuilles d'arbre, quelques fleurs. C'est l'histoire bucolique d'une cueillette méthodique et amoureuse. Le livre est bilingue en français et en arabe, il se lit à double sens, la lecture dans les deux langues se croise au centre de l'ouvrage. Ainsi un sens de lecture ne prévaut pas sur l'autre. Le livre a deux couvertures, l'une en français, l'autre en arabe. Les illustrations, de grands arbres peints à différentes saisons, servent de support aux deux langues. La lettre n'est pas adressée, chacun peut y retrouver son amour.
Mo Abbas est un poète itinérant dans les villes où il observe et croque en détails et en jeux de mots les incongruités urbaines. Son écriture est fortement inspirée des poètes de l'Oulipo, l'Ouvroir de littérature potentielle, et l'on entend dans ses mots l'écho de Pérec ou de Calvino. Ses poèmes sur le macadam sont comme des regards d'enfants attentifs aux détails et cherchant les mots pour mieux les exprimer. Mo Abbas liste et consigne les panneaux de signalisation, les noms de rues insolites, les devantures de cafés, les cris des gabians et les cris des mamans, les bruits, les voix, les sons, les têtes, les bêtes, tout... Et tout cela ressurgit dans son écriture urbaine. A partir de ces chroniques poétiques, Julien Martinière a mis en scène un ours dans les rues de la ville, un ours avec un chapeau, des lunettes, une moto, un ours comme un homme, mais légèrement décalé... Un ours dans la ville avec la vie marseillaise qui tourne autour de lui, tout cela est-il bien urbain ?
Cet album est l?histoire d?un voyage, un train, une nuit, un rêve. Qui sait quand il commence, qui sait quand il finit ? Le voyage est annoncé par maman Bakhita, un grand voyage pour Mansour qui n?a jamais rencontré sa grand-mère Jidda de la ville de Halfa, au Soudan. Le voyage commencera demain, il faut aller se coucher. Le voyage débute, merveilleux, peuplé d?oiseaux étranges et d?être magnifiques. Au petit matin, maman Bakhita éveille son garçon car il faut partir à la gare ! De beaux rêves (d?autres rêves !) l?attendent par la fenêtre du train. Les scènes du rêve de Mansour sont profondément inspirées par la vie quotidienne des bords du Nil, lorsqu?on le remonte vers le Soudan. L?illustration de Salah Elmour est marquée par ses sources d?inspiration : la photographie et la peinture murale du Soudan, l?art d?Afrique de l?Est plus généralement.