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Rationalité prédatrice et crise de l'Etat de droit
Ayissi Lucien
L'HARMATTAN
21,50 €
Épuisé
EAN :9782296553873
La rationalité prédatrice, qui se traduit effectivement par l'existence des collusions mafieuses, des prévarications en tout genre et des formes variées d'appropriation du bien commun et de privatisation des institutions publiques, prospère là où la rationalité politique de l'Etat de droit est en crise. L'auteur de cet ouvrage analyse le conflit sur le mode duquel s'opposent ces deux formes de rationalité, afin de mettre en évidence les dangers politiques dont s'accompagne inévitablement la prédation sociale. Parce qu'elle consiste en la subtilisation des biens de l'Etat ou en l'appropriation de sa substance politique et économique, la rationalité prédatrice met en péril les valeurs (la justice et la paix) à la protection desquelles la rationalité politique de l'Etat de droit se subordonne. Cette rationalité néfaste peut être prévenue ou évitée si le politique s'arme constamment de normes publiques de référence contre les actes prédateurs des citoyens voyous.
Dans le cadre de sa philosophie de la gouvernance, l'auteur de cette réflexion s'interroge sur la capacité de la gouvernance camerounaise actuelle à lutter efficacement contre la pauvreté. Pour lui, la médiocrité politique de cette gouvernance, remarquable à travers la prospérité des activités illicites désormais banalisées, ritualisées, moralisées et systématisées et le développement du phénomène de la pollution éthique, compromettent sa lutte contre la pauvreté. La pression que les prédateurs sociaux exercent sur les institutions soumet l'Etat camerounais à la logique d'une rationalité prédatrice qui s'accompagne de l'altération de sa substance politique et de l'appauvrissement de l'humanité et de la citoyenneté des Camerounais. Elle a aussi pour conséquence l'appauvrissement du Cameroun par une minorité avide et corrompue et la paupérisation des masses. Pour que soit corrigée la médiocrité politique de la gouvernance camerounaise actuelle, l'auteur suggère que l'Etat camerounais se libère de la pression usurière des institutions de Bretton Woods et qu'il éduque, par l'exercice constant et rigoureux des normes publiques de référence, les Camerounais à la citoyenneté, afin qu'ils puissent articuler, avec bonheur, l'expression de leurs préférences particulières autour de l'intérêt général.
Après avoir établi que le plagiat est l'appropriation crapuleuse des oeuvres d'autrui, l'auteur de cet essai a identifié le plagiaire comme un usurpateur et un imposteur. C'est dans le jeu de l'usurpation et de l'imposture que le plagiat apparaît comme le fait d'usurper le titre d'auteur après avoir friponné l'oeuvre d'autrui. Les conséquences du plagiat sur les scènes artistiques et intellectuelles sont si néfastes qu'il est aventureux de faire preuve de connivence, de laxisme ou de complaisance relativement à la crapulerie dont les plagiaires font cyniquement preuve dans leurs rapports aux oeuvres d'autrui. Aujourd'hui, une telle crapulerie est d'autant plus préoccupante qu'elle prospère davantage à la faveur de la révolution du numérique. Encadrer efficacement la création par une importante batterie de normes éthiques, déontologiques et juridiques revient à prendre des mesures de nature à restreindre, à défaut de l'étouffer totalement, l'expression des appétits prédateurs de plagiaires qui croient pouvoir compenser leur incapacité à créer en s'appropriant, à coups de larcins, les oeuvres d'autrui.
Après avoir traité du lien entre corruption et pouvoir, l'auteur s'attaque ici à l'idée dominante selon laquelle la corruption serait une stratégie vitale d'autoconservation. Il montre que, si la pauvreté matérielle constitue un terreau favorable, c'est surtout la pauvreté morale qui engendre la corruption, et ce dans toutes les classes de la société.
L'auteur de cet essai pense que la philosophie ne peut contribuer à la résolution des problèmes de l'aujourd'hui que si elle se réforme thématiquement et se rénove conceptuellement. Elle ne saurait aider l'homme d'aujourd'hui à relever les défis de la mondialisation économique si elle continue d'avoir la nostalgie d'un Etre dont elle a du mal à déterminer précisément la référence. Elle se trahit quand elle soustraite la théologie, en discourant notamment sur l'immortalité de l'âme, la bonté et la perfection absolues de Dieu pendant que tout se vend et s'achète dans le vaste comptoir marchand que le monde est devenu et que les peuples et les Etats se trouvent engagés dans la réalisation des projets de guerres perpétuelles. La philosophie pose des problèmes de sens et de pertinence quand elle prétend pouvoir s'investir dans la métaphysique et l'épistémologie du paranormal. En croyant trouver, dans le positivisme et l'épistémologisme, les accréditations théoriques qui semblent lui faire désormais défaut, elle oublie son statut théorique pour jouer une fonction simplement ancillaire par rapport à la science. Pour l'auteur de cet essai, philosopher autrement revient à philosopher au présent dans la perspective d'un avenir véritablement humain.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.