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Philosopher aujourd'hui, c'est philosopher autrement
Ayissi Lucien
L'HARMATTAN
24,50 €
Épuisé
EAN :9782343236223
L'auteur de cet essai pense que la philosophie ne peut contribuer à la résolution des problèmes de l'aujourd'hui que si elle se réforme thématiquement et se rénove conceptuellement. Elle ne saurait aider l'homme d'aujourd'hui à relever les défis de la mondialisation économique si elle continue d'avoir la nostalgie d'un Etre dont elle a du mal à déterminer précisément la référence. Elle se trahit quand elle soustraite la théologie, en discourant notamment sur l'immortalité de l'âme, la bonté et la perfection absolues de Dieu pendant que tout se vend et s'achète dans le vaste comptoir marchand que le monde est devenu et que les peuples et les Etats se trouvent engagés dans la réalisation des projets de guerres perpétuelles. La philosophie pose des problèmes de sens et de pertinence quand elle prétend pouvoir s'investir dans la métaphysique et l'épistémologie du paranormal. En croyant trouver, dans le positivisme et l'épistémologisme, les accréditations théoriques qui semblent lui faire désormais défaut, elle oublie son statut théorique pour jouer une fonction simplement ancillaire par rapport à la science. Pour l'auteur de cet essai, philosopher autrement revient à philosopher au présent dans la perspective d'un avenir véritablement humain.
A l'époque où l'on se représentait le Blanc comme un être fantastique parce que n'étant ni tout à fait homme ni tout à fait dieu, mais quelque peu divin, Yakob Obama voulait faire de son fils un Blanc, un véritable Blanc capable de discuter d'égal à égal avec tous les Blancs de la terre et même du ciel. Il croyait en avoir les moyens, car en tant que forgeron, il avait déjà, à maintes reprises, donné la preuve de son pouvoir de dominer le fer qu'il transformait magistralement en houes, haches, lances et pioches. Forger un Blanc ne pouvait donc pas être au-dessus de ses capacités. Mais après de brillantes études au grand lycée d'Ongola et à la Sorbonne, son fils, Gaston Angoula, eut des problèmes d'identité. Il ne savait plus s'il était noir ou blanc, au moment où son épouse, Jacqueline Angoula, s'évertuait à s'identifier aux Négresses parce que son époux était un Noir. Les paradoxes politiques de son propre pays, dus au vent de pollution éthique qui y soufflait constamment, l'obligèrent à retourner, pour défaut d'adaptation à un système dominé par les parrainages sectaires et gangrené par une corruption systémique, dans cette France multicolore où il avait pourtant la malchance d'être, pour la police, l'objet d'une attention à la limite du harcèlement.
Etablir que l'empirisme de David Hume est la formulation philosophique anticipée du positivisme qu'Auguste Comte va systématiser au XIX siècle, tel est le dessein de l'auteur de cet ouvrage. En effet, sous l'influence de John Locke et, dans une certaine mesure, de Georges Berkeley, David Hume repense la philosophie de la connaissance de manière à bien baliser le terrain épistémologique sur lequel se sont aisément déployés non seulement le positivisme de Comte, mais aussi et surtout le néopositivisme que le Cercle de Vienne a élaboré de telle sorte qu'Alain Boyer puisse, à juste titre, considérer ses membres comme "les fils de Hume".
Ossono Land est une chimérique République bananière, mais dont la dynamique politique rappelle métaphoriquement celle des pays effectivement très mal gouvernés et au sein desquels l'incompétence et la méchanceté fleurissent au préjudice de la compétence et de la vertu. C'est à Ossono Land, un espace politique qui n'a vraiment rien de républicain, que s'expriment, sur le mode d'une cupidité féroce, les appétits particuliers de la minorité régnante sous le haut patronage de Barthélémy Ossono qui se prend pour le vicaire moral et politique de l'Eternel. C'est également dans un tel pays que Laurandam Essamsegle, une jeune fille désespérée, met en valeur toutes ses vertus de prostituée pour avoir une place au soleil.
La rationalité prédatrice, qui se traduit effectivement par l'existence des collusions mafieuses, des prévarications en tout genre et des formes variées d'appropriation du bien commun et de privatisation des institutions publiques, prospère là où la rationalité politique de l'Etat de droit est en crise. L'auteur de cet ouvrage analyse le conflit sur le mode duquel s'opposent ces deux formes de rationalité, afin de mettre en évidence les dangers politiques dont s'accompagne inévitablement la prédation sociale. Parce qu'elle consiste en la subtilisation des biens de l'Etat ou en l'appropriation de sa substance politique et économique, la rationalité prédatrice met en péril les valeurs (la justice et la paix) à la protection desquelles la rationalité politique de l'Etat de droit se subordonne. Cette rationalité néfaste peut être prévenue ou évitée si le politique s'arme constamment de normes publiques de référence contre les actes prédateurs des citoyens voyous.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !