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La prière de Yakob. Roman
Ayissi Lucien
L'HARMATTAN
15,00 €
Épuisé
EAN :9782296122048
A l'époque où l'on se représentait le Blanc comme un être fantastique parce que n'étant ni tout à fait homme ni tout à fait dieu, mais quelque peu divin, Yakob Obama voulait faire de son fils un Blanc, un véritable Blanc capable de discuter d'égal à égal avec tous les Blancs de la terre et même du ciel. Il croyait en avoir les moyens, car en tant que forgeron, il avait déjà, à maintes reprises, donné la preuve de son pouvoir de dominer le fer qu'il transformait magistralement en houes, haches, lances et pioches. Forger un Blanc ne pouvait donc pas être au-dessus de ses capacités. Mais après de brillantes études au grand lycée d'Ongola et à la Sorbonne, son fils, Gaston Angoula, eut des problèmes d'identité. Il ne savait plus s'il était noir ou blanc, au moment où son épouse, Jacqueline Angoula, s'évertuait à s'identifier aux Négresses parce que son époux était un Noir. Les paradoxes politiques de son propre pays, dus au vent de pollution éthique qui y soufflait constamment, l'obligèrent à retourner, pour défaut d'adaptation à un système dominé par les parrainages sectaires et gangrené par une corruption systémique, dans cette France multicolore où il avait pourtant la malchance d'être, pour la police, l'objet d'une attention à la limite du harcèlement.
La réflexion philosophique qui se déploie dans cet essai porte sur la question de savoir si l'empirisme de Hume fait vraiment le deuil du sujet de la connaissance. Dans le cas contraire, quelle peut être la nature du rapport du sujet humien aux sujets cartésien et kantien ? D'après l'auteur de cet essai, l'empirisme de Hume ne sonne pas totalement le glas du sujet de la connaissance, car si le sujet y brille d'abord par sa passivité, il finit par donner la preuve de son dynamisme cognitif lorsqu'il fait valoir sa spontanéité, à travers l'exercice de son pouvoir d'anticiper le futur, d'élaborer des idées complexes, générales ou abstraites, et de construire des relations là où l'expérience ne donne que des perceptions atomisées et fluctuantes.
De quoi peut-il s'agir lorsqu'on entreprend de penser les représentations ? Pourquoi leur accorder un intérêt épistémologique aussi important qu'il faille s'y mettre à plusieurs dans le cadre d'un ouvrage collectif ? A quoi peut bien se destiner cette synergie ? C'est pour pouvoir résoudre le problème de pertinence et de sens que pose la réflexion sur les représentations que des univeristaires camerounais ont accepté de collaborer à cet ouvrage.
Dans le cadre de sa philosophie de la gouvernance, l'auteur de cette réflexion s'interroge sur la capacité de la gouvernance camerounaise actuelle à lutter efficacement contre la pauvreté. Pour lui, la médiocrité politique de cette gouvernance, remarquable à travers la prospérité des activités illicites désormais banalisées, ritualisées, moralisées et systématisées et le développement du phénomène de la pollution éthique, compromettent sa lutte contre la pauvreté. La pression que les prédateurs sociaux exercent sur les institutions soumet l'Etat camerounais à la logique d'une rationalité prédatrice qui s'accompagne de l'altération de sa substance politique et de l'appauvrissement de l'humanité et de la citoyenneté des Camerounais. Elle a aussi pour conséquence l'appauvrissement du Cameroun par une minorité avide et corrompue et la paupérisation des masses. Pour que soit corrigée la médiocrité politique de la gouvernance camerounaise actuelle, l'auteur suggère que l'Etat camerounais se libère de la pression usurière des institutions de Bretton Woods et qu'il éduque, par l'exercice constant et rigoureux des normes publiques de référence, les Camerounais à la citoyenneté, afin qu'ils puissent articuler, avec bonheur, l'expression de leurs préférences particulières autour de l'intérêt général.
Ossono Land est une chimérique République bananière, mais dont la dynamique politique rappelle métaphoriquement celle des pays effectivement très mal gouvernés et au sein desquels l'incompétence et la méchanceté fleurissent au préjudice de la compétence et de la vertu. C'est à Ossono Land, un espace politique qui n'a vraiment rien de républicain, que s'expriment, sur le mode d'une cupidité féroce, les appétits particuliers de la minorité régnante sous le haut patronage de Barthélémy Ossono qui se prend pour le vicaire moral et politique de l'Eternel. C'est également dans un tel pays que Laurandam Essamsegle, une jeune fille désespérée, met en valeur toutes ses vertus de prostituée pour avoir une place au soleil.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.