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Crise et superstition
Ayissi Lucien
L'HARMATTAN
31,50 €
Épuisé
EAN :9782343251875
Quel est le fondement de la superstition ? Pourquoi l'homme, qu'il soit primitif ou civilisé, est-il prédisposé à la superstition ? Ce sont les principales questions auxquelles l'auteur de ce livre répond à partir de l'hypothèse selon laquelle la superstition est due à la crise. Il ressort de la vérification de cette hypothèse que l'homme est prédisposé à la superstition quand il n'arrive plus à relever les défis de la vie et de l'existence. C'est notamment le cas lorsque ses malheurs survivent à sa connaissance et à sa sagesse. Le fait que la maladie et la mort frappent impitoyablement, et à plusieurs reprises, à sa porte, avec un cynisme dont le niveau de cruauté est toujours très élevé, le prédispose à croire que des forces occultes sont déterminées à lui nuire. Aussi croit-il devoir solliciter, à coups de sacrifices rituels et de pratiques cultuelles, l'intervention bienveillante d'autres forces occultes pour le protéger.
A l'époque où l'on se représentait le Blanc comme un être fantastique parce que n'étant ni tout à fait homme ni tout à fait dieu, mais quelque peu divin, Yakob Obama voulait faire de son fils un Blanc, un véritable Blanc capable de discuter d'égal à égal avec tous les Blancs de la terre et même du ciel. Il croyait en avoir les moyens, car en tant que forgeron, il avait déjà, à maintes reprises, donné la preuve de son pouvoir de dominer le fer qu'il transformait magistralement en houes, haches, lances et pioches. Forger un Blanc ne pouvait donc pas être au-dessus de ses capacités. Mais après de brillantes études au grand lycée d'Ongola et à la Sorbonne, son fils, Gaston Angoula, eut des problèmes d'identité. Il ne savait plus s'il était noir ou blanc, au moment où son épouse, Jacqueline Angoula, s'évertuait à s'identifier aux Négresses parce que son époux était un Noir. Les paradoxes politiques de son propre pays, dus au vent de pollution éthique qui y soufflait constamment, l'obligèrent à retourner, pour défaut d'adaptation à un système dominé par les parrainages sectaires et gangrené par une corruption systémique, dans cette France multicolore où il avait pourtant la malchance d'être, pour la police, l'objet d'une attention à la limite du harcèlement.
Cet essai est une analyse phénoménologique et étiologique de la corruption. L'analyse phénoménologique de la corruption met en relief son aspect ludique et poétique: dans son aspect ludique, la corruption est un jeu cynique qui se déroule surtout dans les gouvernances dont la médiocrité et la permissivité s'expliquent par les multiples pannes institutionnelles, définies par les vides juridiques et la porosité d'une normativité qui fait le lit de la connivence et de l'impunité. Dans son aspect poétique, la corruption a la magie de transformer les corrompus et les corrupteurs en héros, le normal en pathologique, les crétins en surdoués, les vertueux en vauriens, les gagne-petit en richissimes, les valeurs épistémologiques en valeurs marchandes, l'Etat en un vaste système mafieux déterminé dans sa gouvernance par la volonté prébendière des truands. L'ampleur de ce phénomène dont les causes sont d'ordre économique, socio-politique, psychologique ou moral, peut être réduite par la promotion d'une éthique républicaine. Celle-ci doit être sous-tendue par une pédagogie citoyenne dont le principal objectif est de promouvoir l'existence de la raison dans les institutions publiques, afin qu'elles soient protégées contre l'expression néfaste des préférences appétitives des corrompus et des corrupteurs.
Après avoir établi que le plagiat est l'appropriation crapuleuse des oeuvres d'autrui, l'auteur de cet essai a identifié le plagiaire comme un usurpateur et un imposteur. C'est dans le jeu de l'usurpation et de l'imposture que le plagiat apparaît comme le fait d'usurper le titre d'auteur après avoir friponné l'oeuvre d'autrui. Les conséquences du plagiat sur les scènes artistiques et intellectuelles sont si néfastes qu'il est aventureux de faire preuve de connivence, de laxisme ou de complaisance relativement à la crapulerie dont les plagiaires font cyniquement preuve dans leurs rapports aux oeuvres d'autrui. Aujourd'hui, une telle crapulerie est d'autant plus préoccupante qu'elle prospère davantage à la faveur de la révolution du numérique. Encadrer efficacement la création par une importante batterie de normes éthiques, déontologiques et juridiques revient à prendre des mesures de nature à restreindre, à défaut de l'étouffer totalement, l'expression des appétits prédateurs de plagiaires qui croient pouvoir compenser leur incapacité à créer en s'appropriant, à coups de larcins, les oeuvres d'autrui.
Après avoir traité du lien entre corruption et pouvoir, l'auteur s'attaque ici à l'idée dominante selon laquelle la corruption serait une stratégie vitale d'autoconservation. Il montre que, si la pauvreté matérielle constitue un terreau favorable, c'est surtout la pauvreté morale qui engendre la corruption, et ce dans toutes les classes de la société.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.