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Corruption et gouvernance
Ayissi Lucien
L'HARMATTAN
21,50 €
Épuisé
EAN :9782296049840
Cet essai est une analyse phénoménologique et étiologique de la corruption. L'analyse phénoménologique de la corruption met en relief son aspect ludique et poétique: dans son aspect ludique, la corruption est un jeu cynique qui se déroule surtout dans les gouvernances dont la médiocrité et la permissivité s'expliquent par les multiples pannes institutionnelles, définies par les vides juridiques et la porosité d'une normativité qui fait le lit de la connivence et de l'impunité. Dans son aspect poétique, la corruption a la magie de transformer les corrompus et les corrupteurs en héros, le normal en pathologique, les crétins en surdoués, les vertueux en vauriens, les gagne-petit en richissimes, les valeurs épistémologiques en valeurs marchandes, l'Etat en un vaste système mafieux déterminé dans sa gouvernance par la volonté prébendière des truands. L'ampleur de ce phénomène dont les causes sont d'ordre économique, socio-politique, psychologique ou moral, peut être réduite par la promotion d'une éthique républicaine. Celle-ci doit être sous-tendue par une pédagogie citoyenne dont le principal objectif est de promouvoir l'existence de la raison dans les institutions publiques, afin qu'elles soient protégées contre l'expression néfaste des préférences appétitives des corrompus et des corrupteurs.
La réflexion philosophique qui se déploie dans cet essai porte sur la question de savoir si l'empirisme de Hume fait vraiment le deuil du sujet de la connaissance. Dans le cas contraire, quelle peut être la nature du rapport du sujet humien aux sujets cartésien et kantien ? D'après l'auteur de cet essai, l'empirisme de Hume ne sonne pas totalement le glas du sujet de la connaissance, car si le sujet y brille d'abord par sa passivité, il finit par donner la preuve de son dynamisme cognitif lorsqu'il fait valoir sa spontanéité, à travers l'exercice de son pouvoir d'anticiper le futur, d'élaborer des idées complexes, générales ou abstraites, et de construire des relations là où l'expérience ne donne que des perceptions atomisées et fluctuantes.
Quel est le fondement de la superstition ? Pourquoi l'homme, qu'il soit primitif ou civilisé, est-il prédisposé à la superstition ? Ce sont les principales questions auxquelles l'auteur de ce livre répond à partir de l'hypothèse selon laquelle la superstition est due à la crise. Il ressort de la vérification de cette hypothèse que l'homme est prédisposé à la superstition quand il n'arrive plus à relever les défis de la vie et de l'existence. C'est notamment le cas lorsque ses malheurs survivent à sa connaissance et à sa sagesse. Le fait que la maladie et la mort frappent impitoyablement, et à plusieurs reprises, à sa porte, avec un cynisme dont le niveau de cruauté est toujours très élevé, le prédispose à croire que des forces occultes sont déterminées à lui nuire. Aussi croit-il devoir solliciter, à coups de sacrifices rituels et de pratiques cultuelles, l'intervention bienveillante d'autres forces occultes pour le protéger.
Après avoir établi que le plagiat est l'appropriation crapuleuse des oeuvres d'autrui, l'auteur de cet essai a identifié le plagiaire comme un usurpateur et un imposteur. C'est dans le jeu de l'usurpation et de l'imposture que le plagiat apparaît comme le fait d'usurper le titre d'auteur après avoir friponné l'oeuvre d'autrui. Les conséquences du plagiat sur les scènes artistiques et intellectuelles sont si néfastes qu'il est aventureux de faire preuve de connivence, de laxisme ou de complaisance relativement à la crapulerie dont les plagiaires font cyniquement preuve dans leurs rapports aux oeuvres d'autrui. Aujourd'hui, une telle crapulerie est d'autant plus préoccupante qu'elle prospère davantage à la faveur de la révolution du numérique. Encadrer efficacement la création par une importante batterie de normes éthiques, déontologiques et juridiques revient à prendre des mesures de nature à restreindre, à défaut de l'étouffer totalement, l'expression des appétits prédateurs de plagiaires qui croient pouvoir compenser leur incapacité à créer en s'appropriant, à coups de larcins, les oeuvres d'autrui.
A l'époque où l'on se représentait le Blanc comme un être fantastique parce que n'étant ni tout à fait homme ni tout à fait dieu, mais quelque peu divin, Yakob Obama voulait faire de son fils un Blanc, un véritable Blanc capable de discuter d'égal à égal avec tous les Blancs de la terre et même du ciel. Il croyait en avoir les moyens, car en tant que forgeron, il avait déjà, à maintes reprises, donné la preuve de son pouvoir de dominer le fer qu'il transformait magistralement en houes, haches, lances et pioches. Forger un Blanc ne pouvait donc pas être au-dessus de ses capacités. Mais après de brillantes études au grand lycée d'Ongola et à la Sorbonne, son fils, Gaston Angoula, eut des problèmes d'identité. Il ne savait plus s'il était noir ou blanc, au moment où son épouse, Jacqueline Angoula, s'évertuait à s'identifier aux Négresses parce que son époux était un Noir. Les paradoxes politiques de son propre pays, dus au vent de pollution éthique qui y soufflait constamment, l'obligèrent à retourner, pour défaut d'adaptation à un système dominé par les parrainages sectaires et gangrené par une corruption systémique, dans cette France multicolore où il avait pourtant la malchance d'être, pour la police, l'objet d'une attention à la limite du harcèlement.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.