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Soliloques
AUGUSTIN D'HIPPONE
MIGNE
16,50 €
Épuisé
EAN :9782908587395
Collection : Les Pères dans la foi 76 - Que veux-tu savoir ? - Qui sont Dieu et l'âme. Augustin lui-même résume en cette phrase lapidaire l'objet et le sujet des Soliloques. L'enjeu de sa vie, de sa recherche, de sa conversion, en découvrant " la Beauté, tard aimée, si ancienne, si nouvelle ". Prélude aux fameuses Confessions, les Soliloques (terme qui signifie monologue), écrits en 387, l'année de son baptême, expriment le brûlant désir du néophyte à cerner le mystère de Dieu, pour mieux scruter le mystère du coeur humain. Fort lu, très apprécié, le livre a été en quelque sorte continué et achevé au moyen âge par un moine, disciple du maître d'Hippone, à l'aide de ses autres écrits, en particulier des Confessions. Le travail de cet imitateur anonyme, modeste, est une oeuvre remarquable, chef d'oeuvre de la maturité médiévale. Digne achévement d'une oeuvre de jeunesse. Traduction, introduction, annotations, guide thématique de Denis Marianelli
« Dans ce lycée de la banlieue parisienne, la réussite n'est pas au programme. Le chemin le plus normal: l'échec, la violence parfois, l'ennui souvent. Un jeune professeur de lettres a décidé de croire que la banlieue n'est pas une fatalité. "M'sieur d'Humières" a 37 ans. Il se bat pour le grec, le latin et le théâtre. On le prend pour un fou. Il continue. Avec un principe: viser haut. Ses élèves apprennent la langue d'Homère et jouent au théâtre dans celle de Shakespeare. Et quand leur vient l'envie de transmettre leur expérience aux plus jeunes, c'est un signe, un petit signe, que rien n'est encore perdu. »
Résumé : C'est quelqu'un de bien. Il est là, sur le terrain. Tous les jours. Il applique les consignes, il suit les programmes, il exécute. Souvent, on loue son dévouement. Et puis un jour sonne l'heure des comptes : vous avez contribué à instaurer un système injuste, inégalitaire, et absurde, qui n'a fait qu'engendrer l'ignorance, la violence, et le ressentiment. A présent, il faut répondre. Nous professeurs, nous savons que l'histoire n'a commencé ni à Racca ni à Mossoul ; elle commence chez nous, avec des familles et des enfants qui ne sont pas très riches, et auxquels nous n'avons rien transmis. Ni une langue, ni une histoire, ni des textes, ni des mots. Nous savons que nous avons construit une école qui perpétue les inégalités et même les amplifie, qui fait sortir de son sein des élèves chez lesquels nous n'avons rien fait retentir sinon la colère sourde et diffuse d'avoir été victimes d'un système qui sous couvert d'égalité des chances et de formation à la citoyenneté ne fait qu'amplifier les inégalités, et vise à n'apprendre strictement rien de clair et de précis à un élève.
Saint Augustin, souvent représenté avec un coeur enflammé dans la main, est reconnu comme le docteur par excellence de l'amour. Cette réputation, nullement usurpée, se fonde tout spécialement sur l'ouvrage ici édité. De fait, avec ces dix " traités " qui commentent verset par verset presque toute la " Première Epître de Jean " (I, 1 à 5, 3), l'évêque d'Hippone semble accéder à une plénitude dans la découverte de ce que recèle de merveilles la révélation chrétienne de l'amour. On le voit par comparaison non seulement avec les oeuvres antérieures, mais avec les grandes entreprises de la maturité composées, comme ce Commentaire, autour de 415 (" La Trinité ", " La Cité de Dieu ", " Homélies sur l'Evangile de Jean "), le texte johannique a porté notre auteur. N'y lit-on pas - et là seulement - l'audacieuse définition : " Dieu est amour " (I Jn 4, 8) ? Il est sûr que l'Eglise d'Afrique, secouée dans ces années par le schisme donatiste, avait besoin d'être enseignée sur les profondeurs divines de l'amour des ennemis. Il est non moins sûr que, aujourd'hui, nous avons besoin d'écouter Augustin pour ne pas nous tromper, théoriquement et pratiquement, sur ce qui est le plus grand bien pour l'homme de tous les temps.
En ce début de IVe siècle où règne une peur diffuse de fin des temps, où la question du salut est d'une actualité brûlante, le thème de la vision de Dieu revêt une importance cruciale. En effet, prétendre que l'être humain est capable de voir Dieu dès ici-bas par ses seules capacités, n'est-ce pas nier la primauté de l'initiative divine dans la vie spirituelle et le rôle salvifique de la grâce? Aussi, Augustin, en bon conseiller spirituel, va s'appliquer à détacher son interlocutrice d'une conception de la relation à Dieu qu'il juge fausse. Comme Platon, Sénèque et Paul, Augustin considère la lettre comme une conversation amicale dont le dessein est le profit spirituel tant pour le destinataire que pour lui-même. Augustin se présente ici à nous comme un chercheur de Dieu qui n'hésite pas à exprimer ses doutes... À travers son interlocutrice Pauline, c'est à chacun d'entre nous que saint Augustin s'adresse. Remise en valeur à cette occasion de la collection "Carnets DDB" qui a pour vocation de proposer des textes d'auteur fort et bref. Cette lettre de saint Augustin entre tout à fait dans ce cadre.
Quand un homme meurt, que se passe-t-il ? Subsiste-t-il de lui quelque chose, qu'on peut appeler " âme " ou disparaît-il totalement ? Ces questions, l'homme se les pose depuis qu'il est affronté à l'angoisse de voir mourir ceux qu'il aime. Les philosophes grecs ont répondu en distinguant le corps, qui se décompose une fois enfui ce qui le faisait vivre, et l'âme, entité mystérieuse qui fait qu'un homme vit et pense. L'âme, dit Platon, est immortelle. La mort n'est que la libération de cette âme emprisonnée un temps dans l'enveloppe misérable du corps. La révélation biblique a pressenti dans le Premier, et affirmé dans le Second Testament, que le corps fait partie intégrante de l'homme, qu'il fut créé par Dieu en un dessein bienveillant, et qu'ainsi il est appelé à revivre, en un mot à ressusciter. Affronté à son tour à ce mystère, à cause de la mort récente de son frère Basile et de celle, prochaine, de sa sœur Macrine, Grégoire de Nysse entame avec la mourante un dialogue, dans lequel les théories philosophiques sur l'âme sont confrontées aux données de la révélation sur la résurrection des corps. En même temps qu'une réfutation des objectifs à la résurrection, nous avons ici un exemple de dialogue entre la philosophie et la révélation. Immortalité de l'âme ou résurrection des morts ? Les deux affirmations sont-elles compatibles ? Grégoire tente de les concilier. Au passage, il aborde aussi d'autres thèmes très actuels, comme l'animation de l'embryon et le salut universel.