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Anthologie historique et critique de l'utilitarisme. Tome 1, Jeremy Bentham et ses précurseurs (1711
Audard Catherine
PUF
30,50 €
Épuisé
EAN :9782130495970
Qu'est-ce que l'utilitarisme ? Philosophie du bourgeois, philosophie de l'homo oeconomicus, dénoncée, entre autres, par Marx, Nietzsche et Foucault ? Ou la seule philosophie morale de taille à concurrencer le kantisme et l'une des bases de l'éthique appliquée contemporaine ? L'utilitarisme a cherché à constituer une morale purement rationnelle, critique des croyances religieuses et des conventions sociales. L'exemple le plus illustre est celui de la justice pénale. Bentham, dans des textes révolutionnaires, soutient, à la suite de Beccaria, que la peine doit être proportionnée au tort commis par le coupable, non au besoin de vengeance de la victime et de la société. Dans le premier volume de cette Anthologie, Bentham et ses précurseurs, la filiation entre Bentham et les philosophes des Lumières est établie. De Shaftesbury et Hume à Beccaria et William Paley, on pourra prendre la mesure des continuités, mais aussi du génie du fondateur de ce radicalisme philosophique. Surtout, le lecteur aura accès aux textes majeurs de Bentham qui n'avaient jamais été traduits, en dehors du Panoptique et des Sophismes anarchiques écrits directement en français. On pourra ainsi apprécier combien l'utilitarisme a été et demeure un outil d'analyse et de critique de la morale ordinaire.
Est-ce un abus de langage que d'utiliser le même terme de "libéralisme" pour les idées de Locke et celles du New Deal, pour les thèses de John Rawis et l'expérience économique des théories de Milton Friedman que fit le Chili de Pinochet? À la question "Qu'est-ce que le libéralisme?" il n'est qu'une réponse pertinente: mettre en évidence le noyau constitutif d'idées et de valeurs qui donne sa cohérence au libéralisme, à travers la reconstitution de ses débats et de ses crises dans l'histoire. Cette théorie définit ce qu'est la société "bonne" ou "juste": celle où chacun, tant qu'il ne nuit pas à autrui et n'attente aux intérêts vitaux de personne, est le meilleur juge, dans la liberté de sa conscience, de son bien et de ses intérêts, dont il peut être tenu pour responsable. Des origines à aujourd'hui, Catherine Audard tisse la toile des liens pour le moins contradictoires qu'ont entretenus cette théorie normative et la politique réelle. Où le lecteur découvrira alors les nombreuses limites, économiques, politiques et sociales, que l'éthique libérale a posées pour que chacun puisse être libre, sans oppression ni sujétion d'aucune sorte. Le libéralisme, en cela, n'est pas un système, mais une promesse.
Résumé : Le troisième volume de cette Anthologie historique et critique présente les thèmes et les débats de l'utilitarisme contemporain. La doctrine a connu un renouveau remarquable depuis le milieu du XXe siècle sous l'influence d'économistes comme John Harsanyi ou Amartya Sen. Elle a été profondément remaniée dans de nombreuses directions : la définition de l'utilité par les préférences et l'abandon de l'hédonisme psychologique, l'utilitarisme de la règle et les rapports avec la morale ordinaire, l'universalisation des maximes de la prudence. Ces remaniements n'ont toutefois pas mis un terme aux critiques centrées essentiellement autour du traitement par l'utilitarisme de la question des droits de la personne et de la justice. On pourra alors se demander pourquoi l'utilitarisme reste une philosophie morale aussi importante. En fait, l'utilitarisme est la doctrine morale qui continue, indirectement et de manière de plus en plus sophistiquée, à influencer nos décisions pratiques, que ce soit en matière de conflits juridiques ou de choix politiques et économiques. Elle est particulièrement importante pour les décisions en éthique appliquée, qu'il s'agisse de l'euthanasie, de l'avortement, des droits des générations futures, de l'environnement ou des animaux ou même, de la guerre et de la dissuasion nucléaire. Le fait que les croyances traditionnelles et les différences culturelles soient exclues par le raisonnement utilitariste pour laisser la place aux seuls faits observables est un progrès sur lequel aucun agent moral ne peut revenir.
Habermas ou Rawls? De Locke à Rawls et de Kant à Habermas, deux traditions démocratiques trouvent une nouvelle actualité dans la discussion directe qui nous est livrée ici. Au "libéralisme politique" revendiqué par John Rawls au nom d'une conception "pratique" de la justice politique, Jürgen Habermas oppose un "républicanisme kantien" pour lequel la référence centrale n'est plus la liberté négative des individus mais l'"autolégislation démocratique" de citoyens formant ensemble leur volonté politique. Tous deux se réclament cependant du principe kantien de Publicité ou "usage public de la raison". Pierre de touche de leur divergence philosophique quel est aujourd'hui le statut de cette "raison publique"; sa fonction par rapport à la constitution et à la validation des normes?
Résumé : Le respect, une vertu certes, mais seulement si son objet en est vraiment digne. Il existe, en effet, une forme de respect, faite de conformité sociale ou de soumission aux hiérarchies qui relève purement du dressage. Lorsqu'il justifie une obéissance sans réflexion, sans discussion, le respect est la porte ouverte à l'irresponsabilité et à l'inhumanité. Ce n'est pas de ce respect-là dont il est question dans cet ouvrage. Il s'agit, au contraire, d'une prise de conscience qui me fait " reconnaître l'humanité dans la personne d'autrui comme en moi-même " selon Kant ou " le visage de l'autre qui m'oblige " pour reprendre les mots d'Emmanuel Lévinas. Ce respect-là est retenue, suspension de l'acte insolent, blasphématoire, violent ou destructeur. Il pose silencieusement, par un accord tacite, une limite à ne pas franchir : auto-limitation de notre pouvoir d'agir en reconnaissance d'une valeur absolue. Mais qui décide de ce qui a de la valeur ? Par cette question, nous voilà renvoyés aux racines mêmes du problème moral. Respect d'autrui, de soi, respect des droits et de la dignité de chacun, respect de la différence, de la vérité, de la loi ; autant de champs qui interrogent la morale, le droit, la politique, l'expérience littéraire, le sentiment du sacré. Dans cet ouvrage, on découvre à la fois la nécessité existentielle du respect et sa fragilité, ce qui l'asservit et l'aliène ; ce sentiment indispensable à notre vivre-ensemble, qui peut si aisément se dégrader en dépendance et en soumission, suscite ici une réflexion vigilante et sans concession.
Les enseignants et formateurs du XXIe siècle peuvent-ils espérer que la psychologie scientifique les aide dans leur pratique? Cet ouvrage prend le parti d'affirmer que, même si la science ne peut apporter toutes les réponses attendues, elle peut identifier des conditions nécessaires mais non suffisantes! pour « apprendre et faire apprendre »: des conditions liées aux caractéristiques des apprenants en interaction avec celles de leur environnement d'apprentissage. Les psychologues d'aujourd hui n'étudient plus l"« Apprentissage » avec un grand « A », comme s'il s'agissait d'un objet défini et statique. Ils préfèrent en décrypter les mécanismes et les dynamiques spécifiques. Leur objet est donc moins « l'apprentissage » qu" « apprendre », verbe d'action qui permet d'intégrer les facettes cognitives, affectives et sociales en jeu. L'expression « faire apprendre » rappelle par ailleurs que l'action ne se déclenche pas nécessairement d'elle-même. Elle nécessite une implication de l'apprenant lui-même, mais aussi de celui qui lui transmet connaissances et compétences: l'enseignant, le formateur ou tout autre éducateur. Les auteurs ont dès lors choisi de convoquer les sous-disciplines de la psychologie qui, en 2006, peuvent l'éclairer: les neurosciences cognitives, dont fait partie la psychologie cognitive, la psychologie différentielle, qui cherche à comprendre les spécificités individuelles, la psychologie du développement, mais aussi la psychologie sociale et la psychologie de la motivation. En plus d'être collectif, cet ouvrage est donc pluridisciplinaire et fondé sur les travaux de recherche les plus récents, tout particulièrement dans les différents pays francophones.
Résumé : L'ouvrage est destiné à tous ceux qui s'intéressent à la question fondamentale : " Est-ce que j'éduque bien ? " Parents, enseignants, éducateurs, responsables politiques, travailleurs sociaux, chercheurs peuvent y trouver matière à réflexion. Un modèle de besoins psychopédagogiques fondamentaux est présenté. Il tente de prendre en compte les dimensions les plus importantes entrant en jeu dans la construction de l'identité d'un individu : besoins affectifs, cognitifs, sociaux, idéologiques. Il donne donc un contenu - et, en cela, il constitue une véritable innovation - à la réponse à la question précitée. Par ailleurs, les auteurs s'interrogent : " Comment, concrètement, répondre au mieux à ces différents besoins ? " Pour cela, ils proposent un " système pédagogique multiréférentiel et intégré " car ils se sont aperçus que les divers courants de pensée pédagogique développent spécifiquement un besoin particulier. Ainsi, ils font correspondre une pédagogie à chaque besoin fondamental. Leur proposition - et c'est en cela que leurs propos sont " postmodernes " - est de ne pas privilégier un courant au détriment des autres. Chaque courant apporte des éléments importants. La multiréférence que chaque adulte doit intégrer dans un modèle pédagogique propre est, selon eux, une démarche incontournable. Leur conception de la formation des adultes est de faire de ceux-ci des sujets-acteurs, voire, mieux, des sujets-auteurs de leur projet éducatif. En d'autres termes, on peut dire que complexité éducative et agir communicationnel sont ici au c?ur des propositions.
Dans ce volume, le premier d'une trilogie, John Bowlby examine à la lumière de travaux récents les processus qui sous-tendent la relation de l'enfant à sa mère. L'attachement chez le petit de l'homme est considéré comme un schème de comportement instinctif, ayant pour fonction de protéger l'enfant des dangers, en particulier des prédateurs. Son importance est donc équivalente à celle des schèmes aboutissant à la nutrition ou à la reproduction. Biographie de l'auteur De 1946 à 1972, Le Dr Bowlby travailla à plein temps comme psychiatre consultant à la Tavistock Clinic et au Tavistock Institute of Human Relations - pour une grande part sous les auspices du National Health Service joint au Medical Research Council. Il poursuit son oeuvre dans les deux institutions, à la fois comme chercheur et comme enseignant. Il a été président de la Société britannique de Psychanalyse et de l'Association internationale de Psychiatrie infantile et des Professions associées.
Ce vocabulaire est un succès inégalé depuis sa première édition en fascicules dans le Bulletin de la Société française de philosophie, de 1902 à 1923 puis en volume (18 éditions reliées, 2 éditions en poche). Le but originel de l'auteur était de contribuer à l'unité de la philosophie à travers la définition d'un langage philosophique commun, ce vocabulaire est ainsi devenu un manuel du « bon usage du langage philosophique permettant l'accord des esprits ».