Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
DEUX APOLOGIES A L'EMPEREUR CONSTANCE POUR SA FUITE. Edition bilingue français-grec, Edition revue e
ATHANASE
CERF
34,00 €
Épuisé
EAN :9782204026956
La paix de l'Eglise, édictée par Constantin, a mis un terme à la persécution des chrétiens par la puissance publique. Elle n'a en rien établi l'Eglise dans le calme parfait que l'on imagine. Le combat s'est déplacé. Autour de l'hérésie d'Arius, des luttes, aussi violentes que confuses, s'emparent de l'Orient et de l'Occident. L'ingérence impériale augmente encore le trouble. Athanase, le grand défenseur de la foi de Nicée, a été tout spécialement atteint par ces secousses. L'évêque d'Alexandrie a passé dix-sept ans en exil sur les quarante-cinq de son épiscopat. Et il a dû se défendre des calomnies lancées contre lui au sujet de ces absences forcées. Les deux Apologies donnent un aperçu direct sur l'âpreté des dissensions qui ont déchiré l'Eglise du IVe s. Elles sont de précieux documents pour la réflexion sur les rapports de l'Eglise et de l'Etat. Elles sont un témoignage de foi de la part d'un homme qui souffre violence pour la justice et d'un évêque que ne cesse de tenir éveillé le souci de ses fidèles.
Les trois Traités contre les ariens d'Athanase, rédigés vers le milieu du ive siècle, sont non seulement la plus grande oeuvre théologique qu'il nous a laissée, mais l'une des pièces majeures du grand débat trinitaire du temps. Arius faisait du Fils de Dieu la première des créatures, et non l'égal du Père. Athanase prend au sérieux cette position et entreprend, l'un des tout premiers, de la démonter pièce par pièce. Reprenant tout le dossier biblique sur lequel Arius s'appuyait, il réinterprète chaque verset et montre les enjeux du débat : si le Fils venu nous sauver n'est pas Dieu, alors nous ne sommes pas sauvés. Tout en réfutant Arius avec véhémence, Athanase construit une catéchèse biblique et dogmatique très cohérente, dans la ligne d'Irénée et d'Origène. Ce premier volume fournit l'introduction générale et le premier Traité, où sont combattus les grands slogans ariens comme : "Dieu n'était pas Père depuis toujours" et "Il y eut une fois où le Fils n'était pas" . Qu'est-ce qu'engendrer, pour Dieu ? Comment comprendre l'Ecriture quand elle parle de l'abaissement du Fils de Dieu et de son exaltation ? L' Epître aux Hébreux fait-elle du Christ un ange ? Athanase guide ainsi son lecteur dans les méandres des versets bibliques et de leur interprétation. Charles Kannengiesser (1926-2018) était professeur émérite à l'Université Concordia (Montréal), après avoir enseigné à Paris et aux Etats-Unis. Spécialiste d'Athanase, auquel il a consacré plusieurs livres, il avait publié dans la collection son traité Sur l'incarnation du Verbe (SC 199). Adriana Bara, professeure à l'Université Concordia (Montréal), est Directrice générale du Centre canadien d'oecuménisme. Lucian Dînca a consacré sa thèse à Athanase : Le Christ et la Trinité chez Athanase d'Alexandrie (Cerf, 2012). Il dirige l'Ecole doctorale de théologie et sciences religieuses à la Faculté de théologie catholique de l'Université de Bucarest, ainsi que la bibliothèque byzantine du Centre oecuménique "Saint Pierre et Saint André" de Bucarest.
Les fantômes n'existent pas ! " Aucun doute qu'Arthur changera d'avis à la fin de cette aventure. Entraîné avec sa soeur Lena dans une quête de justice, les deux jeunes adolescents vont faire preuve de courage pour déloger un revenant du vieux manoir abandonné. Enfin, pas si abandonné que cela ! Car ils pourront compter sur le soutien de Rosie, qui hante elle aussi la grande demeure. Entre chasse aux objets, énigmes, étranges rencontres et révélations, Arthur et Lena vont petit à petit lever le voile sur l'histoire des deux fantômes et le mystère qui les entoure. Mais seront-ils à la hauteur ? Et cette aventure est-elle vraiment un pur hasard ?
Résumé : Les trois Traités contre les ariens d'Athanase, rédigés vers le milieu du ive siècle, sont non seulement la plus grande oeuvre théologique qu'il nous a laissée, mais l'une des pièces majeures du grand débat trinitaire du temps. Arius faisait du Fils de Dieu la première des créatures, et non l'égal du Père. Athanase prend au sérieux cette position et entreprend, l'un des tout premiers, de la démonter pièce par pièce. Reprenant tout le dossier biblique sur lequel Arius s'appuyait, il réinterprète chaque verset et montre les enjeux du débat : si le Fils venu nous sauver n'est pas Dieu, alors nous ne sommes pas sauvés. Tout en réfutant Arius avec véhémence, Athanase construit une catéchèse biblique et dogmatique très cohérente, dans la ligne d'Irénée et d'Origène. Dans ce second volume se trouvent les deux derniers Traités (II et III). Le Traité II poursuit l'examen des citations bibliques des ariens, en particulier du fameux verset de Proverbes 8, 22 : Le Seigneur me créa... Le Traité III se saisit ensuite du dossier biblique johannique avant d'approfondir la notion d'incarnation du Verbe, puis de disputer pied à pied la thèse arienne du Fils issu, non de la substance du Père, mais de sa volonté. Charles Kannengiesser (1926-2018) était professeur émérite à l'Université Concordia (Montréal), après avoir enseigné à Paris et aux Etats-Unis. Spécialiste d'Athanase, auquel il a consacré plusieurs livres, il avait publié dans la collection son traité Sur l'incarnation du Verbe (SC 199). Adriana Bara, professeure à l'Université Concordia (Montréal), est Directrice générale du Centre canadien d' oecuménisme. Lucian Dînca a consacré sa thèse à Athanase : Le Christ et la Trinité chez Athanase d'Alexandrie (Cerf, 2012). Il dirige l'Ecole doctorale de théologie et sciences religieuses à la Faculté de théologie catholique de l'Université de Bucarest, ainsi que la bibliothèque byzantine du Centre oecuménique "Saint Pierre et Saint André" de Bucarest.
Souvent présenté comme une seule oeuvre en deux volumes, le " Contra Gentes " et le " De Incarnatione ", datent sans doute du milieu du IVe siècle. Puisant largement dans la tradition apologétique et platonicienne, Athanase condamne l'idolâtrie et le polythéisme, et suggère la possibilité humaine de parvenir à la perfection grâce à la purification de l'âme, en soulignant la faiblesse humaine et l'initiative divine du Verbe incarné. Dans cet oeuvre apologétique Athanase réfute les erreurs de la religion païenne et répond aux calomnies et aux railleries des Grecs contre les croyances chrétiennes, surtout contre la Croix du Christ. La première partie est donc une réfutation du polythéisme et de l'idolâtrie, la seconde une démonstration positive de l'existence du vrai Dieu. Cette apologie décevra peut-être le lecteur moderne, mais il faut se rappeler qu'elle n'est que la première partie d'un ouvrage plus vaste consacré au mystère de l'Incarnation du Verbe (SC 199).
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Deux fois millénaire, le christianisme implique un cinquième de l'humanité. Ce volume en offre d'abord un survol historique ("Le Christianisme raconté"), de Jésus à Jean-Paul II, en passant par l'apogée du Moyen Âge et Vatican II. Suit l'abécédaire proprement dit (70 notices). On s'y repère par des carrés de couleurs indiquant s'il s'agit de doctrine (Apocalypse, Docteurs de l'Église, Péché...), de rituel (Musique sacrée, Reliques, Saints...), ou d'histoire (Hérésies, Judaïsme, Oecuménisme...). Des renvois par astérisques incitent aussi aux chemins de traverse. Les 100 illustrations, presque toutes en couleurs, font ressentir l'impact considérable du christianisme sur la culture occidentale. Chronologie, bibliographie sélective et index des noms viennent s'y ajouter. Très maniable, concis, suggestif, d'une présentation agréable sur papier glacé, ce livre présente les qualités de la collection ABCdaire. Ancien rédacteur en chef du quotidien La Croix, Jean Potin a écrit maints ouvrages sur l'Écriture Sainte. Pierre Chavot a collaboré à de nombreux travaux sur le christianisme. Colette-Rebecca Estin
L'histoire de la papauté est complexe et ne se résume pas à l'histoire de la religion catholique. Institution globale, cherchant à guider les sociétés, la papauté doit être réinsérée dans un cycle historique de long terme, celui qui a vu un espace marginal, désigné d'abord comme "chrétienté" puis comme "Occident" , se développer avant de se projeter à la conquête du globe, jusqu'à la "mondialisation" actuelle. Son rôle a souvent été esquivé par un compromis historiographique entre auteurs laïcs, soucieux de faire un récit du progrès dégagé de l'Eglise, et auteurs catholiques, désireux de faire l'histoire irénique et morale d'une papauté humanitaire au-dessus des Etats, des frontières et des guerres. L'objet de cette réflexion sera au contraire d'envisager la papauté comme un acteur majeur à une échelle globale dans une histoire qui ne peut se réduire à un ordre linéaire et simpliste, celui d'un progrès scientifique, économique ou d'une sortie de la religion, une histoire dont on cherchera à redécouvrir toute la pluralité.
Dans notre société laïque, la chrétienté constitue-t-elle encore un sujet pertinent pour l'histoire ? Plus que jamais, répond Françoise Hildesheimer. En explorant celle de l'Eglise sur le temps long, l'historienne retrace les origines et les développements du conflit d'influence entre religion et Etat qui a enfiévré l'Occident des siècles durant. Or c'est en France qu'il a connu son paroxysme. Doctrine politique originale, le gallicanisme a prôné dès le XIIIe siècle l'indépendance temporelle de l'Eglise de France vis-à-vis du pape ; une spécificité qui, via la rupture de la Séparation, a durablement marqué notre histoire. La France, fille aînée de l'Eglise ? De Clovis à Aristide Briand en passant par Charlemagne, Charles VII et Jeanne d'Arc, Louis XIV et Bossuet ou Napoléon, ce parcours passionnant entrecroise théologie, politique, récit historique et débats d'idées pour proposer une vision inédite de l'histoire de l'Eglise catholique en France.