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CONTRE LES PAIENS. Edition bilingue français-grec, 3ème édition revue et corrigée
ATHANASE
CERF
24,99 €
Épuisé
EAN :9782204021234
Souvent présenté comme une seule oeuvre en deux volumes, le " Contra Gentes " et le " De Incarnatione ", datent sans doute du milieu du IVe siècle. Puisant largement dans la tradition apologétique et platonicienne, Athanase condamne l'idolâtrie et le polythéisme, et suggère la possibilité humaine de parvenir à la perfection grâce à la purification de l'âme, en soulignant la faiblesse humaine et l'initiative divine du Verbe incarné. Dans cet oeuvre apologétique Athanase réfute les erreurs de la religion païenne et répond aux calomnies et aux railleries des Grecs contre les croyances chrétiennes, surtout contre la Croix du Christ. La première partie est donc une réfutation du polythéisme et de l'idolâtrie, la seconde une démonstration positive de l'existence du vrai Dieu. Cette apologie décevra peut-être le lecteur moderne, mais il faut se rappeler qu'elle n'est que la première partie d'un ouvrage plus vaste consacré au mystère de l'Incarnation du Verbe (SC 199).
La paix de l'Eglise, édictée par Constantin, a mis un terme à la persécution des chrétiens par la puissance publique. Elle n'a en rien établi l'Eglise dans le calme parfait que l'on imagine. Le combat s'est déplacé. Autour de l'hérésie d'Arius, des luttes, aussi violentes que confuses, s'emparent de l'Orient et de l'Occident. L'ingérence impériale augmente encore le trouble. Athanase, le grand défenseur de la foi de Nicée, a été tout spécialement atteint par ces secousses. L'évêque d'Alexandrie a passé dix-sept ans en exil sur les quarante-cinq de son épiscopat. Et il a dû se défendre des calomnies lancées contre lui au sujet de ces absences forcées. Les deux Apologies donnent un aperçu direct sur l'âpreté des dissensions qui ont déchiré l'Eglise du IVe s. Elles sont de précieux documents pour la réflexion sur les rapports de l'Eglise et de l'Etat. Elles sont un témoignage de foi de la part d'un homme qui souffre violence pour la justice et d'un évêque que ne cesse de tenir éveillé le souci de ses fidèles.
Biographie de l'auteur Adelin ROUSSEAU, moine cistercien de l'abbaye d'Orval en Belgique, a acquis une renommée internationale de patrologue en publiant dans la collection des Sources chrétiennes une dizaine de volumes consacrés à l'Adversus haereses d'Irénée de Lyon. René LAFONTAINE, jésuite, est professeur de théologie dogmatique à la Faculté de la Compagnie de Jésus à Bruxelles (I.E.T.).
Le texte fondateur de la vie monastique a eu un impact considérable dans l'histoire. Premier exemple d'une sainteté reposant sur la persévérance et non sur le martyre. --Ce texte fait référence à l'édition Poche.
Résumé : Abus sexuels, concentration de la parole et du pouvoir, exclusion des femmes : comment ces faits ont-ils été rendus possibles au sein d'une institution née pour incarner la parole de Jésus ? Avec toute la vigueur de la colère et d'un attachement authentique au message évangélique, Loïc de Kerimel va à la racine du mal : l'Eglise ne produit pas privilèges et abus comme n'importe quelle institution de pouvoir le fait ; elle est fondée sur l'affirmation d'une différence essentielle entre une caste sacerdotale, sacrée, et le peuple des fidèles. Alors que Jésus dénonce le monopole des prêtres et de la hiérarchie lévitique du Temple dans l'accès au salut, l'Eglise chrétienne naissante se dote d'une organisation similaire. Alors même que le judaïsme naissant se convertit à une spiritualité sans prêtres ni sacrifices, l'Eglise donne au repas du Seigneur, l'eucharistie, une tournure sacrificielle. Or, c'est précisément autour du monopole sacerdotal, et masculin, de cette célébration que le cléricalisme a fait système et s'est installé dans l'histoire. Tenu à l'écart des réformes, il a généré les abus de pouvoir qui gangrènent l'Eglise aujourd'hui. Un livre passionnant et nécessaire. Loïc de Kerimel est agrégé de philosophie. Il a un rôle actif dans l'Amitié judéo-chrétienne de France et au sein de la Conférence catholique des Baptisé-e-s francophones
L'histoire de la papauté est complexe et ne se résume pas à l'histoire de la religion catholique. Institution globale, cherchant à guider les sociétés, la papauté doit être réinsérée dans un cycle historique de long terme, celui qui a vu un espace marginal, désigné d'abord comme "chrétienté" puis comme "Occident" , se développer avant de se projeter à la conquête du globe, jusqu'à la "mondialisation" actuelle. Son rôle a souvent été esquivé par un compromis historiographique entre auteurs laïcs, soucieux de faire un récit du progrès dégagé de l'Eglise, et auteurs catholiques, désireux de faire l'histoire irénique et morale d'une papauté humanitaire au-dessus des Etats, des frontières et des guerres. L'objet de cette réflexion sera au contraire d'envisager la papauté comme un acteur majeur à une échelle globale dans une histoire qui ne peut se réduire à un ordre linéaire et simpliste, celui d'un progrès scientifique, économique ou d'une sortie de la religion, une histoire dont on cherchera à redécouvrir toute la pluralité.
Résumé : Cette synthèse, remarquable et accessible, sur les débuts du christianisme nous conduit des années de prédication de Jésus en Galilée et en Judée, de sa mort ignominieuse, et de la diffusion complexe et diverse de son souvenir et de son héritage dans l'Empire romain, jusqu'à la constitution d'une "mémoire officielle" et institutionnelle qui donnera un corpus canonique d'écritures. Pour quelles raisons la mort infamante de Jésus n'a-t-elle pas mis fin à ce mouvement à l'intérieur du judaïsme de l'époque ni arrêté la diffusion de son message aux frontières d'Israël ? Comment, à partir du second siècle, s'est constitué un système doctrinal et spirituel qui a pu s'imposer à l'Empire romain ? Enrico Norelli montre la diversité étonnante des modèles de foi qui aura permis la naissance et surtout le développement de la doctrine chrétienne. Il explique pourquoi certains de ces modèles se sont imposés au détriment d'autres. Il aborde de nombreuses questions relatives à cette construction : la lecture de la Bible, la constitution de l'Eglise, Marcion, le judéo-christianisme, l'influence et le rôle de Paul, la constitution d'un canon écrit à la confluence de mémoires plurielles...
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.