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Traités contre les Ariens. Tome 1
ATHANASE
CERF
32,00 €
Épuisé
EAN :9782204131544
Les trois Traités contre les ariens d'Athanase, rédigés vers le milieu du ive siècle, sont non seulement la plus grande oeuvre théologique qu'il nous a laissée, mais l'une des pièces majeures du grand débat trinitaire du temps. Arius faisait du Fils de Dieu la première des créatures, et non l'égal du Père. Athanase prend au sérieux cette position et entreprend, l'un des tout premiers, de la démonter pièce par pièce. Reprenant tout le dossier biblique sur lequel Arius s'appuyait, il réinterprète chaque verset et montre les enjeux du débat : si le Fils venu nous sauver n'est pas Dieu, alors nous ne sommes pas sauvés. Tout en réfutant Arius avec véhémence, Athanase construit une catéchèse biblique et dogmatique très cohérente, dans la ligne d'Irénée et d'Origène. Ce premier volume fournit l'introduction générale et le premier Traité, où sont combattus les grands slogans ariens comme : "Dieu n'était pas Père depuis toujours" et "Il y eut une fois où le Fils n'était pas" . Qu'est-ce qu'engendrer, pour Dieu ? Comment comprendre l'Ecriture quand elle parle de l'abaissement du Fils de Dieu et de son exaltation ? L' Epître aux Hébreux fait-elle du Christ un ange ? Athanase guide ainsi son lecteur dans les méandres des versets bibliques et de leur interprétation. Charles Kannengiesser (1926-2018) était professeur émérite à l'Université Concordia (Montréal), après avoir enseigné à Paris et aux Etats-Unis. Spécialiste d'Athanase, auquel il a consacré plusieurs livres, il avait publié dans la collection son traité Sur l'incarnation du Verbe (SC 199). Adriana Bara, professeure à l'Université Concordia (Montréal), est Directrice générale du Centre canadien d'oecuménisme. Lucian Dînca a consacré sa thèse à Athanase : Le Christ et la Trinité chez Athanase d'Alexandrie (Cerf, 2012). Il dirige l'Ecole doctorale de théologie et sciences religieuses à la Faculté de théologie catholique de l'Université de Bucarest, ainsi que la bibliothèque byzantine du Centre oecuménique "Saint Pierre et Saint André" de Bucarest.
Biographie de l'auteur Adelin ROUSSEAU, moine cistercien de l'abbaye d'Orval en Belgique, a acquis une renommée internationale de patrologue en publiant dans la collection des Sources chrétiennes une dizaine de volumes consacrés à l'Adversus haereses d'Irénée de Lyon. René LAFONTAINE, jésuite, est professeur de théologie dogmatique à la Faculté de la Compagnie de Jésus à Bruxelles (I.E.T.).
Après avoir réfuté le polythéisme et l'idolâtrie, et démontré positivement l'existence du vrai Dieu, dans son discours Contre les païens (SC n° 18 bis), Athanase poursuit son apologie, en apportant la preuve que l'incarnation du Verbe constitue le seul remède capable de rétablir l'humanité déchue dans sa condition première. Les deux traités forment en réalité un ouvrage unique. On hésite sur là dite Lie sa composition : est-il antérieur aux débuts de la crise arienne, comme on l'a longtemps cru, ou plutôt contemporain de l'exil à Trèves (335-337) ? La question de la double recension du discours Sur l'Incarnation est en revanche clairement tranchée ici : la recension courte est un remaniement post-athanasien, dont les enjeux théologiques sont évidents. Le titre complet du discours, Sur l'incarnation du Verbe et sur sa manifestation corporelle en notre faveur, souligne avec insistance les deux aspects fondamentaux du mystère : la manifestation du Verbe dans la chair. Les thèmes de la création, de la chute et de la restauration de l'homme servent de point de départ au traité ; le reste de l'ouvrage est un effort de la foi et de l'intelligence pour atteindre la réalité profonde des liens qui unissent le Verbe au corps qu'il a assumé. Sans abandonner totalement la polémique contre les païens et les juifs, Athanase présente ici aux chrétiens de son temps une catéchèse vigoureuse, centrée sur le mystère de l'Incarnation, fondement de la foi chrétienne.
Les fantômes n'existent pas ! " Aucun doute qu'Arthur changera d'avis à la fin de cette aventure. Entraîné avec sa soeur Lena dans une quête de justice, les deux jeunes adolescents vont faire preuve de courage pour déloger un revenant du vieux manoir abandonné. Enfin, pas si abandonné que cela ! Car ils pourront compter sur le soutien de Rosie, qui hante elle aussi la grande demeure. Entre chasse aux objets, énigmes, étranges rencontres et révélations, Arthur et Lena vont petit à petit lever le voile sur l'histoire des deux fantômes et le mystère qui les entoure. Mais seront-ils à la hauteur ? Et cette aventure est-elle vraiment un pur hasard ?
Athanase Kircher est un savant jésuite du XVIIe siècle, il est l'auteur d'une oeuvre immense uniquement en latin. Son principal ouvrage est l'OEdipus Ægyptiacus qui traite de cabale. Le présent ouvrage est la traduction de la partie consacrée à la magie ar
L'histoire de la papauté est complexe et ne se résume pas à l'histoire de la religion catholique. Institution globale, cherchant à guider les sociétés, la papauté doit être réinsérée dans un cycle historique de long terme, celui qui a vu un espace marginal, désigné d'abord comme "chrétienté" puis comme "Occident" , se développer avant de se projeter à la conquête du globe, jusqu'à la "mondialisation" actuelle. Son rôle a souvent été esquivé par un compromis historiographique entre auteurs laïcs, soucieux de faire un récit du progrès dégagé de l'Eglise, et auteurs catholiques, désireux de faire l'histoire irénique et morale d'une papauté humanitaire au-dessus des Etats, des frontières et des guerres. L'objet de cette réflexion sera au contraire d'envisager la papauté comme un acteur majeur à une échelle globale dans une histoire qui ne peut se réduire à un ordre linéaire et simpliste, celui d'un progrès scientifique, économique ou d'une sortie de la religion, une histoire dont on cherchera à redécouvrir toute la pluralité.
Résumé : Abus sexuels, concentration de la parole et du pouvoir, exclusion des femmes : comment ces faits ont-ils été rendus possibles au sein d'une institution née pour incarner la parole de Jésus ? Avec toute la vigueur de la colère et d'un attachement authentique au message évangélique, Loïc de Kerimel va à la racine du mal : l'Eglise ne produit pas privilèges et abus comme n'importe quelle institution de pouvoir le fait ; elle est fondée sur l'affirmation d'une différence essentielle entre une caste sacerdotale, sacrée, et le peuple des fidèles. Alors que Jésus dénonce le monopole des prêtres et de la hiérarchie lévitique du Temple dans l'accès au salut, l'Eglise chrétienne naissante se dote d'une organisation similaire. Alors même que le judaïsme naissant se convertit à une spiritualité sans prêtres ni sacrifices, l'Eglise donne au repas du Seigneur, l'eucharistie, une tournure sacrificielle. Or, c'est précisément autour du monopole sacerdotal, et masculin, de cette célébration que le cléricalisme a fait système et s'est installé dans l'histoire. Tenu à l'écart des réformes, il a généré les abus de pouvoir qui gangrènent l'Eglise aujourd'hui. Un livre passionnant et nécessaire. Loïc de Kerimel est agrégé de philosophie. Il a un rôle actif dans l'Amitié judéo-chrétienne de France et au sein de la Conférence catholique des Baptisé-e-s francophones
L'histoire du christianisme commence par l'acte de foi des disciples juifs de Jésus devant son tombeau vide: ils croient en sa résurrection et le reconnaissent comme le Messie annoncé dans la Bible. Le christianisme n'est alors qu'une de ces nombreuses religions de salut, qui multiplient les adeptes dans le monde gréco-romain. Mais d'emblée, il définit le salut comme un événement historique unique et non comme le résultat d'initiations individuelles à la façon des religions à mystères; il donne à cet événement uneportée universelle, et ouvre la communauté de Jérusalem au monde polyglotte et diversifié que vient d'unifier l'empire romain. Par là, il lie son destin à celui de Rome, ce qu'affirment très tôt les auteurs chrétiens: l'Église et l'Empire sont les deux seules structures de l'Antiquité à penser la mondialisation, ce qui facilitera la christianisation de l'État et du pouvoir au IVe siècle, après celle de la société. Or, quoi qu'on en ait, il est impossible de restituer une histoire linéaire et complète de l'Église primitive, de Jésus à saint Augustin, non plus qu'une histoire complète de la christianisation de l'Empire. La nature des sources - le plus souvent indirectes, apologétiques ou postérieures aux événements - ne permet que des approches ponctuelles, diversifiées, particulièrementriches pour certaines régions comme la Palestine, Rome et, plus encore, l'Asie Mineure. C'est donc une histoire partielle, en kaléidoscope, à travers une Bible plurielle et des groupes éclatés, très personnalisés, que retracent une soixantaine d'historiens, archéologues et biblistes, tous spécialistes de ces cinq siècles décisifs. Les chapitres de cet ouvrage, remis à jour et complétés pour ce volume, ont initialement paru dans la revue Le monde de la Bible. Il est le troisième et dernier volume du triptyque commencé, dans cette même collection, avec Le monde de la Bible (n° 88) et Aux origines du christianisme (n° 98).
En ces temps de crise profonde, la relation entre les hommes et les femmes à l'intérieur de l'institution ecclésiale impose plus que jamais son actualité. Certes, le magistère entend, depuis quelques décennies, valoriser la part féminine de l'Eglise. Mais le constat s'impose : stéréotypes et préjugés sont demeurés intacts, tout comme des pratiques de gouvernance qui maintiennent les femmes sous le pouvoir d'hommes - des clercs en l'occurrence. Sortant de ces ornières, il s'agit d'éprouver ce que le " temps des femmes " qui cherche à advenir peut apporter de renouvellement dans l'intelligence des textes scripturaires qui ont modelé l'imaginaire en monde chrétien. Il s'agit aussi de montrer combien la prise en compte des femmes questionne à frais nouveaux l'identité de l'Eglise, l'économie en son sein du sacerdoce des baptisés et du ministère presbytéral, donc également les modalités de sa gouvernance. Un livre qui nous montre une série d'" éclats de féminin " pour suggérer les gains qui seraient ceux de cette ouverture. Et si, la femme était l'avenir de... l'église !