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Biblia N° 66, Février 2008 : Lamentations sur Jérusalem
Asurmendi Jesus
CERF
7,00 €
Épuisé
EAN :9772204820661
Ce numéro est original puisque, à partir d'un commentaire des Lamentations de Jérémie, dont Jesus Asurmendi fait ressortir la poésie et la portée théologique, il est consacré, grâce à la contribution de Philippe Abadie, au récit de l'histoire heureuse et malheureuse de Jérusalem, Jacques Vermeylen montre ensuite comment Jérusalem a hanté l'imaginaire occidental. Grégoire Aslanoff, enfin, rappelle comment les artistes ont traduit en images " Jérusalem centre du monde ". Nicole Fabre nous fait part de son écoute des souffrants. Ce numéro, idéal pour pèlerins et voyageurs, est aussi une occasion rare de connaître un livre biblique souvent utilisé en liturgie, mais rarement commenté. Et, dans Bibl'actu : La lecture figurative de la Bible / Une exposition sur l'art guarani au musée de Fourvière, à Lyon. Dans la Bibl'en main : le texte du livre des Lamentations est fourni, selon la traduction de la Bible de Jérusalem.
Peu de chrétiens ont lu Ezéchiel. En dehors de quelques textes comme la vision des ossements desséchés, la parabole des mauvais bergers ou l'oracle sur le coeur nouveau, son oeuvre reste pratiquement inconnue. Et pourtant Ezéchiel est un prophète passionné et passionnant. Le tiraillement entre son métier sacerdotal et sa mission prophétique rejoint l'expérience actuelle de nombreux chrétiens qui, fidèles aux richesses du passé, s'efforcent de percevoir la nouveauté de Dieu dans les événements d'aujourd'hui. Dans un précédent " Cahier Evangile " fort apprécié, Jésus-Maria Asurmendi nous avait déjà présenté le prophète Isaïe. Il nous aide ici, avec science et pédagogie, à mieux connaître Ezéchiel, ce prêtre devenu prophète.
Job... un livre de la Bible qui dévoile un personnage hors du commun. "Pauvre comme Job", l'adage populaire en a fait un homme résigné. Et si c'était justement le contraire? Quand les justes sont persécutés et que les méchants se pavanent, une voix se lève: mais que fait donc Dieu? Jesus Asurmendi, bibliste, présente ce cri de Job dans toute sa richesse et ses contradictions apparentes: un homme fidèle à Dieu prend la responsabilité de l'interpeller devant l'injustice de sa souffrance. Au fil des pages, se révèle un autre visage de Dieu, plus apte à la compassion qu'à l'exercice d'un pouvoir. Ecrit avec une grande verve, cet ouvrage rejoint chacun au plus profond de sa propre révolte: comment croire quand le mal triomphe et que Dieu demeure silencieux?
En étudiant avec beaucoup de finesse les textes les plus célèbres d'Isaïe, c'est une véritable introduction à la lecture des prophètes que nous offre Jesús-Maria Asurmendi, exégète basque, professeur à l'Institut Catholique de Paris. Avec ce guide très sûr, nous sommes conviés à " lire " les textes, resitués dans un contexte historique et invités à les " relire " en fonction de notre propre vie.
Deux fois millénaire, le christianisme implique un cinquième de l'humanité. Ce volume en offre d'abord un survol historique ("Le Christianisme raconté"), de Jésus à Jean-Paul II, en passant par l'apogée du Moyen Âge et Vatican II. Suit l'abécédaire proprement dit (70 notices). On s'y repère par des carrés de couleurs indiquant s'il s'agit de doctrine (Apocalypse, Docteurs de l'Église, Péché...), de rituel (Musique sacrée, Reliques, Saints...), ou d'histoire (Hérésies, Judaïsme, Oecuménisme...). Des renvois par astérisques incitent aussi aux chemins de traverse. Les 100 illustrations, presque toutes en couleurs, font ressentir l'impact considérable du christianisme sur la culture occidentale. Chronologie, bibliographie sélective et index des noms viennent s'y ajouter. Très maniable, concis, suggestif, d'une présentation agréable sur papier glacé, ce livre présente les qualités de la collection ABCdaire. Ancien rédacteur en chef du quotidien La Croix, Jean Potin a écrit maints ouvrages sur l'Écriture Sainte. Pierre Chavot a collaboré à de nombreux travaux sur le christianisme. Colette-Rebecca Estin
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Résumé : Cette synthèse, remarquable et accessible, sur les débuts du christianisme nous conduit des années de prédication de Jésus en Galilée et en Judée, de sa mort ignominieuse, et de la diffusion complexe et diverse de son souvenir et de son héritage dans l'Empire romain, jusqu'à la constitution d'une "mémoire officielle" et institutionnelle qui donnera un corpus canonique d'écritures. Pour quelles raisons la mort infamante de Jésus n'a-t-elle pas mis fin à ce mouvement à l'intérieur du judaïsme de l'époque ni arrêté la diffusion de son message aux frontières d'Israël ? Comment, à partir du second siècle, s'est constitué un système doctrinal et spirituel qui a pu s'imposer à l'Empire romain ? Enrico Norelli montre la diversité étonnante des modèles de foi qui aura permis la naissance et surtout le développement de la doctrine chrétienne. Il explique pourquoi certains de ces modèles se sont imposés au détriment d'autres. Il aborde de nombreuses questions relatives à cette construction : la lecture de la Bible, la constitution de l'Eglise, Marcion, le judéo-christianisme, l'influence et le rôle de Paul, la constitution d'un canon écrit à la confluence de mémoires plurielles...