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L'INDE FABULEUSE. Le charme discret de l'exotisme français (XVIIe - XXe siècles)
Assayag Jacky
KIME
24,40 €
Épuisé
EAN :9782841741571
En dépit de la mondialisation et des autoroutes de l'information, de la circulation accrue des idées, des marchandises et des hommes, mais aussi des progrès de l'orientalisme, l'Inde reste trop souvent ce qu'elle fut depuis l'Antiquité : une terre d'affabulation et l'horizon d'exotisme par excellence. C'est en réalité au cours de l'histoire turbulente de la colonisation, notamment de la rivalité avec les Britanniques, que s'est construit l'exotisme français des Indes orientales jusqu'au XVIIIe siècle. Et c'est à travers la réfraction de la défaite (face à la " perfide Albion ") dans l'imaginaire de " passeurs d'Orient " de second rang qu'il s'est perpétué jusqu'à nos jours sur un mode nostalgique ou révulsé, mais la plupart du temps désabusé et revanchard. De fait, l'exotisme français sacrifia trois siècles durant aux poncifs sur la romance coloniale et les (dés) unions raciales, les rapports tumultueux entre religions, le despotisme oriental et les coutumes barbares, les vocations comparées des puissances colonisatrices, enfin les vagues successives de fascination et de désenchantement qui accompagnèrent expansions et replis de la France outre-mer. C'est à ce processus au long court d'" exotisation ", déclinant les formes à la fois profuses et répétitives de l'altérité, qu'invite cette " Inde fabuleuse " à partir d'?uvres mal connues ou inédites dans les genres de l'opéra, du théâtre, du roman, de la littérature de voyage, de la philosophie, de l'anthropologie, de la bande dessinée et du cinéma.
Biographie de l'auteur Jackie Assayag est directeur de recherchera au CNRS. Parmi ses récentes publications : L'Inde. Désir de nation, Odile Jacob, (2001), La Mondialisation vue d'ailleurs. L'Inde désorientée, Le Seuil (2005), Penser les sciences sociales 1. Anthropologie, histoire, politique, Aux Lieux d'être (2008).
Assayag-Ghanem Karen ; Chamak Marion ; Cholewa Lau
Résumé : Après un merveilleux séjour à Montréal, Karen arrive toute pimpante à Villejuif pour son scanner de contrôle. Ses marqueurs tumoraux sont normaux, ce qui indique que la chimio médicamenteuse lui convient bien, et ses cheveux ont repoussé. Pour la première fois en deux ans, elle se sent éblouissante. Son ange gardien, le professeur Cherqui, est stupéfait. ?Vous êtes superbe, dit-il en la prenant dans ses bras. Comment allez-vous ? Racontez-moi. ?Tout va bien ! J'ai repris ma vie en main. J'ai fait une très belle rencontre avec un auteur, et j'ai écrit un livre : un témoignage sur le cancer du pancréas ! ?Ca ne m'étonne pas. Tout est exceptionnel avec vous, car vous êtes quelqu'un d'exceptionnel ! Je suis fier de vous. En attendant le compte-rendu du scanner par son sauveur, le professeur Morère, Karen savoure sa victoire contre la maladie. Elle a souvent rêvé de ce moment magique, ce retour à Villejuif en vainqueur, avec ces francs sourires sur le visage de ses médecins, d'ordinaire si sérieux. Enfin, le professeur ouvre la porte et l'appelle.
Le premier devoir de l'homme est de combattre l'obscurantisme. Dans ce 21ème siècle troublé, l'ignorance progresse à grands pas et cette situation n'est pas prête de s'arrêter de s'étendre. La 3ème guerre, ce sera Gogh et Magog : La Lumière contre les ténèbres ! Le Rayonnement Libérateur contre l'obscurantisme rétrograde, fossoyeur de l'Humanité ! Laïcité, monothéisme, liberté, égalité, fraternité, république et démocratie sont en danger. Des peuples s'entre déchirent pour une idée, un lopin de terre, pendant que des idéologies malveillantes en tirent profit et rongent l'Humanité ! Dieu a créé l'Homme, non Juif, non Chrétien, non Musulman, non Bouddhiste, ni Athée, ni Capitaliste, ni Communiste ! Simplement un Homme ! La vraie Religion c'est le lien Universel qui doit unir tous les êtres humains, quels que soient leurs confessions, leurs croyances et toute notion de Dieu mise à part. Entre complotisme et désinformation, l'homme pourra-t-il continuer à poursuivre sa mission ? "Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les regardent sans rien faire". (Albert Einstein) Mais quoiqu'il arrive, cela n'empêchera pas notre belle Terre d'exploser un (beau ? ) jour ! Sauf si...
Faye Emmanuel ; Lassègue Jean ; Rastier François ;
Bien au-delà de la seule philosophie, le débat à Davos en 1929 entre Cassirer et Heidegger a marqué l'histoire des idées. Il a même donné naissance à des récits passablement légendaires qui négligeaient le contexte historique précis. Un nouveau regard s'impose, à la lumière des oeuvres publiées depuis lors. Les vingt-cinq tomes de l'édition allemande de référence de Cassirer ne sont disponibles que depuis 2007. S'y s'ajoutent les dix-sept tomes du Nachlass depuis 2017. Des 102 volumes de la Gesamtausgabe de Heidegger, édition de référence mais sans garantie scientifique, moins d'une dizaine reste programmée, mais d'ores et déjà la publication des cinq premiers volumes des Cahiers noirs a permis d'engager une relecture critique de l'ensemble. C'est donc à présent seulement que l'on peut véritablement évaluer les projets contrastés des deux auteurs. Leurs enjeux intéressent notamment le statut de la rationalité et des sciences, en particulier celles de la culture, aussi bien que le statut de la technique parmi les formes symboliques. Et tout autant, l'opposition entre la démocratie et la théologie politique ; entre la légitimité du cosmopolitisme et l'ontologie identitaire ; enfin, entre la possibilité même d'une éthique ou son rejet de principe. Tous ces thèmes contradictoires exigent aujourd'hui une révision critique, non seulement rétrospective, mais aussi ancrée dans le présent. Car au-delà même de la philosophie, des courants de pensée et des forces politiques en Europe et dans le monde poursuivent ces deux voies qui s'opposent aujourd'hui.
Dans le sillage de Flaubert sont nées, dans tous les domaines artistiques, des adaptations et des créations multiples, reflétant la réception contrastée de son oeuvre de par le monde : le cinéma, le théâtre, la musique, l'opéra, la bande dessinée, nous offrent aujourd'hui une très large palette d'intertextes attestant la vitalité d'une oeuvre constamment lue, relue, réécrite, traduite, retraduite, bref, constamment (ré)interprétée, en vertu d'intentions parfois contrastées, méritant une étude attentive, en vertu peut-être aussi de l'inquiétude fondamentale qui traverse l'oeuvre de Flaubert et dont ces postérités sont, chacune à leur manière, les échos entêtants. L'étude de ces "dérivés" flaubertiens révèle aussi bien les procédés d'actualisation de la filiation ainsi revendiquée, que les singulières métamorphoses induites par les lectures de Flaubert en d'autres langues et au sein d'autres cultures. Ce volume rassemble les travaux de chercheurs internationaux, qui, à l'étranger et en France, nous offrent un vaste panorama de ces créations.
Le philosophe Charles Appuhn s'est adonné à l'ingrate lecture de la "Bible du peuple allemand" , selon l'auréole de la propagande officielle de 1933 car Mein Kampf offre une vue sans égal non pas seulement sur Hitler, mais sur l'idéologie et les projets politiques de l'hitlérisme. La "destruction des Juifs d'Europe" (selon le titre que Raul Hilberg donna à la somme qu'il consacra à cette destruction) n'est pas seule à y être programmée mais de façon fanatiquement répétée, celle de l' "ennemi de toujours" , la France. Quant à l'Est et aux peuples Slaves, le sort que Hitler annonce constituer également une nécessité vitale pour l'Allemagne, revient à les anéantir aussi afin que la population allemande puisse s'approprier leurs territoires (Drang nach Osten). Il s'agit bien, là ou jamais, de ce que Alexandre Koyré a appelé dans ses Réflexions sur le mensonge une "conspiration en plein jour" . La traduction et la présentation des extraits les plus "significatifs" , selon les termes de Charles Appuhn permettent de disposer en France dès 1933 de cent soixante-dix pages lumineuses en lieu et place des quelque huit cents pages de l'allemand verbeux de Hitler. Aussi bien, il faut y insister, cet Hitler par lui-même est en France la première divulgation autorisée. Elle ne sera interdite qu'en 1943. Sans entrer dans le labyrinthe des avatars éditoriaux, l'originalité courageuse de l'éditeur Jacques Haumont apparaît d'autant mieux qu'en 1933 on disposait certes de nombreux articles en français consacrés au parti national-socialiste, à la montée du nazisme et à la politique allemande, en général tout en ignorant ce manifeste nazi qu'est Mein Kampf. Rappelons que le premier volume, dans lequel Hitler se livre à son autobiographie, fut publié à Munich en 1925, suivi en 1926 du second qui, cette fois, expose les idées et le programme hitlériens. Or, Hitler, en accord avec Eher Verlag, son éditeur, en interdit toute traduction française.
Qui était vraiment Gustave Flaubert ? On le savait en proie à de grandes contradictions, mais qui aurait pu dire que cette critique permanente de la Bêtise, cette souffrance de l'écrivain à la tâche, cette obsession du style étaient le résultat de névroses, d'un rapport des forces psychiques entre revendications pulsionnelles et inhibitions ? Et si la "grande synthèse" poétique à laquelle il aspirait tant n'était que le regret ou le constat de l'absence d'un Moi unifié ? Patrick Mathieu, en étudiant la Correspondance et les oeuvres de Flaubert, nous fait découvrir un auteur en constant décalage avec lui-même, jouant double-jeu dans le théâtre de la vie, et dont la souffrance affichée, revendiquée, n'est pas qu'artistique : elle puise ses origines au fond de son être, dès son plus jeune âge, dans un dégoût permanent de la vie qu'il tentera difficilement de masquer avec sa "marotte" , la littérature. C'est que Flaubert porte en lui le faix de secrets, selon lui "indisables" , de nature sexuelle, et il a choisi de les révéler de façon cryptée par le biais de la médiation littéraire : pour ce faire, il portera publiquement une autre croix, celle de la Littérature, maîtresse exigeante, fondant ainsi malgré lui le nouveau mythe de l'écrivain dévoué au labeur du style et vivant en martyr la Passion de l'Art.