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La Littérature à contre-nuit
Asensio Juan
SULLIVER
26,00 €
Épuisé
EAN :9782351220276
Qu'est-ce donc que ce livre, bizarrement intitulé La Littérature à contre-nuit ? Un essai regroupant des études, dont les angles d'attaque et l'écriture varient, consacrées aux liens que la littérature a. tissés, de très longue date (peut-être même depuis ses origines), avec le Mal ? Un ouvrage évoquant parmi bien d'autres noms, des auteurs tels que Georg Trakl, Joseph de Maistre, Ernesto Sàbato, Georges Bernanos, Cormac McCarthy, Paul Gadenne, Ernest Hello ou encore Arthur Rimbaud ? Ce livre est d'abord une plongée dans le gouffre: pour y chercher, fidèle au mot d'ordre de l'intrépide poète, quelque nouveauté et surtout, tenter de rapporter celle-ci pour l'exposer sous la lumière crue du jour. Car, si facile est la descente. nous savons quel terrible prix Orphée dut payer aux gardiens intraitables des Enfers pour en revenir : Il s'arrêta écrit Virgile dans ses Géorgiques. et au moment où ils atteignaient déjà la lumière, oubliant tout, hélas et vaincu dans son coeur, il se retourna pour regarder Eurydice. Aussitôt s'évanouit le résultat de tous ses efforts. Que nous désirions, à notre tour, nous retourner pour contempler, une dernière fois, ce que nous n'avons pu sauver des feux dévorants, jamais piège plus diabolique ne nous fût tendu.Juan Asensio, essayiste et critique littéraire collaborant à plusieurs revues (L 'Atelier du roman, Liberté politique, Libres, Nunc, etc.), est l'auteur de deux ouvrages : un essai sur George Steiner (La Parole souffle se- notre poussière, L'Harmattan, 2001) et La Critique meurt jeune (Le Rocher, 2006). Il a en outre participé à plusieurs ouvrages collectifs comme le Cahier de l 'Herne sur George Steiner, les Dossiers H sur Joseph de Maistre et Pierre Boutang, l'Enquête surale roman parue aux Éditions du Grand Souffle et dirigé un numéro hors série de La presse Littéraire évoquant les' écrivains infréquentables. Spécialiste de l'oeuvre de Georges Bernanos à laquelle il a consacré plusieurs articles parus dans les Études bernanosiennes, il a créé en mars 2004 un site. érudit et polémique intitulé Stalker; dissection du cadavre de la littérature.
La libre concurrence est-elle vraiment un gage d'efficacité économique? Pourquoi le chômage résiste-t-il à la flexibilisation du marché du travail? La puissance publique est-elle démunie face aux dysfonctionnements de l'économie?... La théorie économique est divisée sur la question du fonctionnement des économies de marché, mais l'aborder sous cet angle livre un panorama hétéroclite et confus de l'état des connaissances. Le livre présente les différentes conceptions en partant au contraire de leur socle commun (la représentation de l'économie comme un ensemble de marchés interdépendants), à partir duquel les discordances prennent tout leur sens. Les conditions sous lesquelles les forces de la concurrence pourraient opérer de manière efficace et celles pour lesquelles elles conduisent à des dysfonctionnements plus ou moins graves sont ainsi clairement identifiées. Cet ouvrage s'adresse aux lecteurs en quête d'une présentation rigoureuse et actualisée des fondements de l'analyse économique contemporaine. II convient notamment aux étudiants de première et deuxième année des formations universitaires en économie et gestion, des écoles supérieures de commerce (ESCP, HEC, ESSEC...), des instituts d'études politiques et des grandes écoles. Biographie: Angel Asensio enseigne l'économie à l'Université Paris 13-Villetaneuse, où il mène des recherches sur les politiques macroéconomiques dans une perspective keynésienne. Ses travaux sont publiés dans des revues et ouvrages scientifiques internationaux.
Résumé : Lancé par le succès considérable de son tout premier roman, Sous le soleil de Satan paru en 1926, Georges Bernanos se jeta immédiatement dans l'écriture fiévreuse de L'Imposture. Ténèbres de la foi, nuit des mensonges, imposture d'un homme qui lentement semble couler à pic dans le néant... Grand spécialiste de la vie mystique, Cénabre prend conscience de ce qui va devenir une simple évidence : il a perdu la foi, peut-être ne l'a-t-il d'ailleurs jamais possédée et n'a-t-il fait que la singer. Aucun romancier ne semble être entré si avant dans les dernières retraites de la personne humaine, là où l'orgueilleux laisse tomber tous ses masques, livre son vrai visage. La barrière entre le visible et l'invisible est ici abattue. On passe de l'un à l'autre sans même s'en apercevoir, tant le monde intérieur y paraît dans sa poignante réalité. Cette vertigineuse descente dans les profondeurs de l'âme humaine nous renvoie lentement et inexorablement à nous-même, au fondement mystérieux de notre propre vie.
Après le grand livre du bricolage, ou celui de la cuisine chinoise, voici Le Grand Livre de la décoration intérieure. Titre ambitieux pour un ouvrage qui voudrait donc être un guide pour celui qui désire se lancer dans l'aménagement de sa maison, offrant au plus grand nombre les méthodes et les astuces d'un intérieur réussi. Concrètement, on se retrouve plutôt avec une compilation de projets, aux accents plutôt méditerranéens, (et on ne sera pas surpris de retrouver dans les crédits une écrasante majorité de noms aux consonances ibériques), un sommaire audacieux mais un contenu qui peine à suivre et des commentaires qui, en se voulant accessibles, frisent parfois la naïveté. On pourrait le voir comme une édition spéciale, un volume double d'un de ces magazines de décoration avec beaucoup de photos et pas vraiment de réponses à nos questions, mais quand même, si l'on se donne la peine de bien fouiller, on trouvera quelques idées. On s'orientera plutôt, dans le même genre mais en plus efficace, vers La Maison de Sir Terence Conran, un habitué en la matière. --Toma Damisch
La critique meurt jeune si on compare sa longévité artificielle et bavarde aux oeuvres qu'elle est censée éclairer de ses nombreux savoirs. Aujourd'hui, à vrai dire, toutes ces sciences et pseudo-sciences (linguistique, psychanalyse, structuralisme, déconstruction, etc.) qui en ont enrichi. - et aussi brouillé - (exercice difficile, si elles semblent lui avoir procuré une caisse de résonance commode auprès des universitaires, mais aussi des journalistes, font hélas éloignée de sa nature première, après tout éminemment suspecte: la critique littéraire est un saut périlleux qui s'exécute sans filet. Surtout si l'on admet que le but des textes recueillis dans ce livre, consacrés dans leur majeure partie à des romanciers comme Nabe, Dantec, Semprun, Calasso ou encore Imré Kertesz dont les oeuvres sont écrites en ce moment même, sous nos yeux, ne vise à rien d'autre qu'à accompagner ces écrivains dans leur expérience radicale, celle du gouffre qu'est la littérature. On pourra donc lire les critiques recueillies dans ce volume, comme autant d'exercices dangereux, d'admiration ou de détestation, nécessairement voués à l'oubli. Ce serait pourtant compter sans la béquille - ou la lanterne sion admet que le critique littéraire est ce lanternarius chargé, aux temps des banquets romains, de raccompagner les convives à leur demeure, la nuit venue- dont la littérature ne saurait bien longtemps se passer à moins de se condamner à une cécité volontaire ou de se rendre, pieds et poings liés, aux hurlements des belles âmes qui, en détestant critique prétendument impuissante, n'aiment la littérature qu'à la moitié. Il faut donc, sans crainte, répéter les vers qu'Horace écrivit pour son Art poétique et qui doivent être lus comme une définition précise, à la fois modeste et redoutable, en un mot virile, de ce que doit ou plutôt devrait être la critique littéraire: "Je jouerai le rôle de la pierre à aiguiser, /Capable de rendre la lame coupante sans être elle-même apte à couper".
Si vous vous contentez d'observer tranquillement, en sceptique convaincu; si vous restez en dehors des luttes qui vous paraissent secondaires, ou si, même étant d'une factions, vous osez constater les défaillances et les folies de vos amis, on vous traitera comme une bête dangereuse ; on vous traquera partout ; vous serez injurié, conspué, traître et renégat ; car la seule chose que haïssent tous les hommes, en religion comme en politique, c'est la véritable indépendance d'esprit. " Guy de Maupassant. Cette indépendance d'esprit, Maupassant l'exerce, de 1881 à 1889, dans les chroniques écrites pour les grands journaux de l'époque. Elles éclairent un angle de découverte d'une brûlante actualité, toute moderne, avec des analyses quotidiennes qui ne cessent de mettre en valeur la vie parlementaire, la vie sociale, toute la perspective d'une pensée libre et ouverte, un regard implacable sur la vie politique d'une société. Cet intérêt nouveau d'un journaliste-chroniqueur pour un monde dont il dénonce les tares et les faux semblants, précise une couleur d'époque où s'exaspèrent l'affairisme et la dégradation morale. La société a perdu ses plus solides repères et ceux qui la dirigent sombrent dans la médiocrité. La parole polémique du chroniqueur devient alors parole politique, celle d'un homme qui ose prendre parti, aller à contre-courant des idées toutes faites, vers un nihilisme grandissant. Regroupées pour la première fois, les Chroniques politiques de Maupassant sont présentées par Gérard Delaisement auteur, en 1956, de Maupassant journaliste et chroniqueur (Albin Michel), d'éditions de Bel-Arni (Garnier), de Fort cantine la mort (Gallimard), des Contes et Nouvelles (Albin Michel) et qui a consacré sa vie à rassembler les Chroniques de Maupassant dont il a réalisé l'édition critique.
Cet ouvrage constitue une tentative unique d'appréhender l'histoire globale du cinéma à la lumière des événements de ce Vingtième siècle éminemment idéologique. Il propose un regard synthétique, pédagogique et original sur les grandes périodes historiques couvrant l'époque du muet, les années 30 et la montée des totalitarismes, la Seconde guerre mondiale, la guerre froide, la contestation des années 60 et 70 et le cinéma à l'heure de la mondialisation. Un ouvrage complet qui s'adresse autant aux cinéphiles et aux étudiants qu'aux non-spécialistes.
L'histoire nous a légué d'innombrables énigmes, mystères et réalités insolites: l'Atlantide, les "pierres du ciel", les possessions démoniaques, la sorcellerie, la lycanthropie, le vampirisme, les enfants sauvages, les apparitions extraordinaires, les stigmates et corps à prodige, les extases mystiques, etc. L'anthropologie ne peut pas traiter ces données que l'on rencontre dans de nombreuses cultures comme de simples résurgences folkloriques, superstitions ou hallucinations. Elle doit au contraire s'interroger sur leur teneur ontologique qui n'est pas simplement du registre de l'irrationnel ou de la fiction, mais bien du registre de la constitution intersubjective des mondes vécus ordinaires. Cet ouvrage illustre le complémentarisme des démarches de l'ethnopsychanalyse, de la psychanalyse et de la phénoménologie pour restituer la complexité de l'étrange. De multiples observations et découvertes témoignent de l'intrication étroite entre "l'imaginaire" (les croyances, les mythes, les légendes) et "le réel" (les connaissances scientifiques, les réalités attestées, les faits historiques avérés). L'Anthropologie de l'étrange est donc l'étude critique de trois quêtes métaphysiques fondamentales: l'origine (du monde; de la vie, de l'homme), le devenir (de l'humain, de la planète, du cosmos), la pluralité (des mondes habités, des mondes vécus, des différents types d'humains ou d'humanoïdes).
La découverte de lItalie par Albert Camus, en 1936 et en 1937, est un moment essentiel dans lémergence dune pensée et dun rapport particulier à lart. LItalie est terre de lart, mais aussi dengagements. Lors du voyage quil fait en 1954, à linvitation de lAssociation culturelle italienne, Camus rencontre quelques-unes des grandes figures italiennes, politiques et littéraires. Ce voyage est aussi loccasion de conférences ayant pour thème "LArtiste et son temps" que Camus reprendra à Stockholm en 1957, lors de la remise du prix Nobel.