
La Critique meurt jeune
La critique meurt jeune si on compare sa longévité artificielle et bavarde aux oeuvres qu'elle est censée éclairer de ses nombreux savoirs. Aujourd'hui, à vrai dire, toutes ces sciences et pseudo-sciences (linguistique, psychanalyse, structuralisme, déconstruction, etc.) qui en ont enrichi. - et aussi brouillé - (exercice difficile, si elles semblent lui avoir procuré une caisse de résonance commode auprès des universitaires, mais aussi des journalistes, font hélas éloignée de sa nature première, après tout éminemment suspecte: la critique littéraire est un saut périlleux qui s'exécute sans filet. Surtout si l'on admet que le but des textes recueillis dans ce livre, consacrés dans leur majeure partie à des romanciers comme Nabe, Dantec, Semprun, Calasso ou encore Imré Kertesz dont les oeuvres sont écrites en ce moment même, sous nos yeux, ne vise à rien d'autre qu'à accompagner ces écrivains dans leur expérience radicale, celle du gouffre qu'est la littérature. On pourra donc lire les critiques recueillies dans ce volume, comme autant d'exercices dangereux, d'admiration ou de détestation, nécessairement voués à l'oubli. Ce serait pourtant compter sans la béquille - ou la lanterne sion admet que le critique littéraire est ce lanternarius chargé, aux temps des banquets romains, de raccompagner les convives à leur demeure, la nuit venue- dont la littérature ne saurait bien longtemps se passer à moins de se condamner à une cécité volontaire ou de se rendre, pieds et poings liés, aux hurlements des belles âmes qui, en détestant critique prétendument impuissante, n'aiment la littérature qu'à la moitié. Il faut donc, sans crainte, répéter les vers qu'Horace écrivit pour son Art poétique et qui doivent être lus comme une définition précise, à la fois modeste et redoutable, en un mot virile, de ce que doit ou plutôt devrait être la critique littéraire: "Je jouerai le rôle de la pierre à aiguiser, /Capable de rendre la lame coupante sans être elle-même apte à couper".
| Nombre de pages | 245 |
|---|---|
| Date de parution | 21/04/2006 |
| Poids | 349g |
| Largeur | 148mm |
| SKU: | 9782268057927 |
| wmi_id_distributeur: | 09556601 |
| Is Salable (from plugin): | Yes (In Stock) |
| Is Salable (direct MSI check): | Yes (In Stock) |
| Distributor Name: | Par défaut |
| Availability Value: | 0 |
| Availability Label: | Epuisé |
| Match Result: | |
| Default Availability (Config): | 0 - Epuisé |
| Raw Config Mapping: |
Array
(
[_1772119784121_121] => Array
(
[id] => 12707000
[name] => 12707000
[availability] => 1
[activation_attribute] => 1
)
)
|
| EAN | 9782268057927 |
|---|---|
| Titre | La Critique meurt jeune |
| Auteur | Asensio Juan |
| Editeur | DU ROCHER |
| Largeur | 148 |
| Poids | 349 |
| Date de parution | 20060421 |
| Nombre de pages | 245,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

La chanson d'amour de Judas Iscariote
Asensio JuanRésumé : Dans ce texte déroutant à bien des égards, Juan Asensio évoque l'une des figures les plus connues de l'imaginaire occidental : Judas. Cependant, ce livre n'est point une froide étude littéraire ou théologique qui se proposerait de relever quelques-unes des occurrences les plus marquantes du personnage de Judas dans les oeuvres de Perutz, Claudel, Gadenne et de tant d'autres. En effet, la légende médiévale (et ses prolongements littéraires jusqu'à l'époque contemporaine) bâtie autour du personnage abhorré du Traître, l'apôtre Judas Iscariote vendeur du Christ, n'est que la façade, le texte si l'on veut, alors que le prétexte, le motif secret inscrit dans la trame du tapis, est une méditation angoissée sur l'exigence propre de la parole que doit mener jusqu'à son terme absolu celui qui fait acte d'écriture, afin, en la sacrifiant, de la sauver. On jugera probablement que l'extrême prétention de pareille tâche n'a d'égale que l'apparente faillite de l'entreprise. Car vouloir trahir, vouloir se trahir, trahir sa propre parole, cela suppose la volonté surnaturelle de l'imposture, qu'il n'est sans doute donné à personne de désirer réaliser jusqu'à son plus haut degré de malfaisance : la damnation. L'écrivain véritable fait-il autre chose, en laissant advenir en sa bouche l'amertume, voire la véritable malédiction du dire, que de s'effacer peu à peu de la préoccupation des hommes, de sa propre vie même ?ÉPUISÉVOIR PRODUIT18,00 € -

La montagne morte de la vie. Suivi de Ils ont déchiré son image...
Bernanos Michel ; Asensio Juan ; Roux Dominique deRésumé : Mousse embarqué de force sur un bateau où l'équipage ne lui épargne rien, le narrateur de cette histoire raconte sa vie en mer, entre les privations, les sévices et la cruauté des marins, mais sous la protection du cuistot. Ce dernier comprend vite qu'avec le vent qui tombe se préparent des temps terribles et que la vie sur un galion immobile va devenir un enfer. C'est ainsi que débute un des romans fantastiques les plus saisissants de la littérature française, transformant une aventure maritime en conte initiatique : dans le sillage des deux rescapés fascinés par la montagne qui domine l'île où ils ont échoué et qui semble avoir été désertée par les humains, un univers aussi fabuleux qu'inquiétant émerge de la roche. A l'ombre d'un père immense, un seul livre, posthume, a permis à Michel Bernanos, de se faire un prénom. La Montagne morte de la vie est de ceux dont les images et les visions vous poursuivent toute une vie.ÉPUISÉVOIR PRODUIT17,00 € -

La Littérature à contre-nuit
Asensio JuanQu'est-ce donc que ce livre, bizarrement intitulé La Littérature à contre-nuit ? Un essai regroupant des études, dont les angles d'attaque et l'écriture varient, consacrées aux liens que la littérature a. tissés, de très longue date (peut-être même depuis ses origines), avec le Mal ? Un ouvrage évoquant parmi bien d'autres noms, des auteurs tels que Georg Trakl, Joseph de Maistre, Ernesto Sàbato, Georges Bernanos, Cormac McCarthy, Paul Gadenne, Ernest Hello ou encore Arthur Rimbaud ? Ce livre est d'abord une plongée dans le gouffre: pour y chercher, fidèle au mot d'ordre de l'intrépide poète, quelque nouveauté et surtout, tenter de rapporter celle-ci pour l'exposer sous la lumière crue du jour. Car, si facile est la descente. nous savons quel terrible prix Orphée dut payer aux gardiens intraitables des Enfers pour en revenir : Il s'arrêta écrit Virgile dans ses Géorgiques. et au moment où ils atteignaient déjà la lumière, oubliant tout, hélas et vaincu dans son coeur, il se retourna pour regarder Eurydice. Aussitôt s'évanouit le résultat de tous ses efforts. Que nous désirions, à notre tour, nous retourner pour contempler, une dernière fois, ce que nous n'avons pu sauver des feux dévorants, jamais piège plus diabolique ne nous fût tendu.Juan Asensio, essayiste et critique littéraire collaborant à plusieurs revues (L 'Atelier du roman, Liberté politique, Libres, Nunc, etc.), est l'auteur de deux ouvrages : un essai sur George Steiner (La Parole souffle se- notre poussière, L'Harmattan, 2001) et La Critique meurt jeune (Le Rocher, 2006). Il a en outre participé à plusieurs ouvrages collectifs comme le Cahier de l 'Herne sur George Steiner, les Dossiers H sur Joseph de Maistre et Pierre Boutang, l'Enquête surale roman parue aux Éditions du Grand Souffle et dirigé un numéro hors série de La presse Littéraire évoquant les' écrivains infréquentables. Spécialiste de l'oeuvre de Georges Bernanos à laquelle il a consacré plusieurs articles parus dans les Études bernanosiennes, il a créé en mars 2004 un site. érudit et polémique intitulé Stalker; dissection du cadavre de la littérature.ÉPUISÉVOIR PRODUIT26,00 € -

L'Imposture
Bernanos Georges ; Asensio JuanRésumé : Lancé par le succès considérable de son tout premier roman, Sous le soleil de Satan paru en 1926, Georges Bernanos se jeta immédiatement dans l'écriture fiévreuse de L'Imposture. Ténèbres de la foi, nuit des mensonges, imposture d'un homme qui lentement semble couler à pic dans le néant... Grand spécialiste de la vie mystique, Cénabre prend conscience de ce qui va devenir une simple évidence : il a perdu la foi, peut-être ne l'a-t-il d'ailleurs jamais possédée et n'a-t-il fait que la singer. Aucun romancier ne semble être entré si avant dans les dernières retraites de la personne humaine, là où l'orgueilleux laisse tomber tous ses masques, livre son vrai visage. La barrière entre le visible et l'invisible est ici abattue. On passe de l'un à l'autre sans même s'en apercevoir, tant le monde intérieur y paraît dans sa poignante réalité. Cette vertigineuse descente dans les profondeurs de l'âme humaine nous renvoie lentement et inexorablement à nous-même, au fondement mystérieux de notre propre vie.ÉPUISÉVOIR PRODUIT19,00 €
Du même éditeur
-
La majeure 5e compact. Le standard Lebel en 200 pages
Lebel MichelRésumé : Une édition compacte de la célèbre majeure 5e par le champion du monde et champion olympique.ÉPUISÉVOIR PRODUIT25,25 € -
Je grandis, ça pousse... Comment c'est la puberté ? Réponses aux questions des 10-13 ans, avec 1 CD
Joyeux HenriCancérologue et professeur à la faculté de médecine de Montpellier. président de Familles de France, le Professeur Henri Joyeux dialogue depuis plus de trente ans avec les jeunes de 4 à 20 ans à propos de trois sujets maltraités: la santé, l'amour et la sexualitéÉPUISÉVOIR PRODUIT15,70 € -
La Première Lettre. Tome 2, Le Compagnon écossais
Mondet Jean-ClaudeAux origines de la franc-maçonnerie, il n'existait que deux grades, Apprenti et Compagnon. Puis, vers 1730, et sans que l'on sache trop comment cela s'est fait, le grade de Maître fut créé, essentiellement par dédoublement du grade de Compagnon. Celui-ci fut ainsi amputé d'une partie de son contenu, et il ne lui est resté que ce qui constituait le prolongement de celui d'Apprenti. Le degré de Compagnon a alors eu du mal à reconquérir sa place; il est resté jusqu'à nos jours un degré mal aimé, mal compris et, par voie de conséquence, un degré délaissé. Pourtant, au fil des siècles, il a évolué, acquis son autonomie et une réelle profondeur initiatique, tout particulièrement dans le Rite Ecossais Ancien et Accepté (REAA). L'objectif de cet ouvrage est de mettre celle-ci en évidence en explorant les différents thèmes proposés par ce qui est devenu un degré "écossais" au riche contenu - ce qui, à notre connaissance, n'avait pas encore été fait. Dans la continuité de l'ouvrage sur l'Apprenti (La Première Lettre tome 1: L'Apprenti au Rite Ecossais Ancien et Accepté, aux Editions du Rocher, 2005), celui sur le Compagnon comprend trois parties. Les deux premières présentent l'initiation et la symbolique du grade au Rite Ecossais Ancien et Accepté avec, comme direction générale: "A l'Apprenti, l'émotion; au Compagnon, la réflexion." La troisième partie montre comment, depuis les premières huttes de branchages, l'aspect sacré de l'acte de construire est né, s'est propagé et s'est transmis à la franc-maçonnerie spéculative par le biais des loges anglaises et écossaises.ÉPUISÉVOIR PRODUIT25,80 € -
Joe Dassin. Derniers secrets
Toutan RobertRésumé : Il y a dans le ciel des étoiles, "des stars" éteintes depuis longtemps et dont les lumières nous arrivent encore... Joe Dassin en fait partie et son éclat brille toujours! C'est ainsi que débute le récit des treize années passées par Robert Toutan auprès de celui qui, trente ans après sa tragique disparition, reste l'un des plus grands noms de la chanson de variétés des sixties et seventies. Avec une lucidité pétrie d'humour et de dérision, Robert Toutan, Attaché de presse avec un "A" majuscule, nous livre ses révélations et ses secrets, écrits en toute vérité et sans concession, sur "son artiste numéro 1", comme il le dit encore, Joe Dassin. Un artiste qu'il a soutenu dans les" hauts et les bas" de sa vie, ne l'ayant pratiquement jamais quitté pour l'aider à devenir et rester celui que l'on surnomme encore "l'homme en smoking blanc". L'auteur lève le voile sur un personnage secret, inquiet, jamais satisfait, fragile, avec un ego hors du commun, mais restant toujours un professionnel à l'américaine, un Joe Dassin dont personne n'avait osé jusqu'à maintenant nous montrer le vrai visage.ÉPUISÉVOIR PRODUIT20,55 €
De la même catégorie
-
Le fantastique
Viegnes MichelEntre le monde cristallin de la féerie et les dérèglements de la science-fiction s'étend un territoire brumeux, crépusculaire, aux reliefs dangereux et aux frontières incertaines, où le voyageur risque fort de se perdre... Fondé sur l'irruption du surnaturel dans la réalité, le fantastique manipule, choque, voire terrifie le lecteur à travers un récit tendu, comme une corde raide, vers une issue aux allures de précipice. Contrairement au merveilleux, où le surnaturel va de soi, et à l'étrange, qui s'explique, le texte fantastique reste une énigme. Pour quelles raisons le lecteur cherche-t-il à tout prix à ressentir le frisson de l'effroi ? Doit-on perdre nos repères pour mieux comprendre la réalité qui nous entoure ? Ou s'agit-il d'explorer les zones les plus secrètes de notre inconscient ? Démon, vampire, spectre... Derrière la peur de l'Autre, n'est-ce pas moi, en fin de compte, que je reconnais ?ÉPUISÉVOIR PRODUIT10,00 € -
1001 traits d'esprit. L'art de la devinette du Moyen Age à nos jours
Lamy YvesQuelle est la chose que l'on recherche quand on sent des gouttes ? Quelle est la différence entre la lettre "i" et un clocher ? Qu'est-ce qui va de pis en pis et se porte de mieux en mieux ? Depuis l'Antiquité et depuis cinq siècles en France, on surprend nos auditeurs en utilisant toutes sortes d'énigmes, de jeux de mots, qui sont autant de traits d'esprit. Voici plus d'un millier de devinettes : quiproquos, raisonnements, différences, combles... en prose ou en vers, anciens et modernes. Saurez-vous vraiment découvrir les réponses à ces facétieux traits d'esprit ? Enigmes, devinettes, charades, rébus : ce livre rassemble plus de 1 000 jeux de mots sous la forme de questions malicieusement posées. Mêmes si toutes les réponses sont données, idéal pour mettre l'esprit à la torture ou exciter la curiosité.ÉPUISÉVOIR PRODUIT15,15 € -
Désir d'Afrique
Mongo-Mboussa Boniface ; Kourouma Ahmadou ; TchakRésumé : "Cette littérature a commencé avec la négritude. Des idéologues de chez eux (les Occidentaux), pour justifier l'esclavage et la colonisation, avaient décrété que le nègre n'avait pas d'histoire parce que son histoire n'était pas écrite. Il s'est trouvé des Africains de chez nous pour le désir d'Afrique, qui se sont armés de la plume. Ils ont démontré que l'Afrique, le premier continent de l'humanité, avait ? écrites ou non écrites ? de multiples traces de son passé multimillénaire. Ils (les idéologues de chez eux) avaient arrêté que nous étions sans culture. On leur a répondu que les Africains de la plus longue histoire de l'humanité avaient la culture la plus riche de l'univers [Mongo-Mboussa] rappelle qu'au début nous savions à peine écrire le français, nous étions un tirailleur sénégalais. Puis ce furent des étudiants, la faim au ventre, qui reprirent le flambeau. Et quand ils quittèrent les universités, devinrent des intellectuels, prirent la relève des étudiants, ce fut pour aller à l'exil. C'est l'exil qu'ils ont continué à écrire. [...] M. Mongo-Mboussa a écrit un livre important sur la littérature africaine, un livre important pour l'Afrique." Ahmadou Kourouma On attend de la littérature africaine qu'elle soit à la fois exotique, porteuse d'une certaine oralité et conforme aux canons classiques du marché européen. Cet essai permet de comprendre un des paradoxes qui pèsent sur les auteurs africains.ÉPUISÉVOIR PRODUIT9,50 € -
Scènes de lecture. De saint Augustin à Proust
Volpilhac AudeLa lecture n'a pas toujours été une activité solitaire : elle s'est longtemps pratiquée à voix haute, de manière collective, et, partagée dans les salons ou les jardins, fut un élément majeur de la sociabilité. La lecture est une rencontre : entre un lecteur, un texte et un auteur ; mais aussi entre plusieurs lecteurs qui confrontent leurs interprétations. La frontière entre l'écrit et l'oral s'estompe : la lecture vocalise le texte écrit et le prolonge par la conversation, voire la relation amoureuse. Cette anthologie regroupe une soixantaine de textes (très connus comme rares, français et étrangers) illustrant les différentes manières de lire : les rapports à l'objet-livre, à l'activité de lecture (rêverie, réflexion, méditation...) et au corps du lecteur. Car le plaisir de lire n'est pas seulement intellectuel mais aussi sensuel. On passe progressivement d'une lecture sacrée à une lecture profane, et d'une lecture édifiante à une lecture dangereuse — celle des romans, longtemps accusés de favoriser le vice de la curiosité. A l'heure où la lecture subit de profondes mutations, ces textes sont autant de témoignages d'une activité qui traverse les siècles et questionne notre rapport à la tradition et à l'altérité.ÉPUISÉVOIR PRODUIT10,00 €








